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NOUVELLES 2021

8 février 2021 - Un plan de contrôle pour réduire les apports de sédiments amiantés dans la rivière Bécancour

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Le GROBEC est fier d’annoncer le lancement du projet d’élaboration d’un Plan de contrôle des sédiments amiantés du secteur minier de la Haute-Bécancour. Ce projet, qui a débuté en décembre dernier, se terminera en janvier 2022.

Comportant de multiples volets, ce projet d’envergure vise principalement à déterminer des moyens de retenir les résidus amiantés s’érodant des sites miniers de Thetford Mines. Ces sédiments amiantés causent un préjudice à la rivière Bécancour et ses lacs fluviaux : lacs à la Truite d’Irlande, William et Joseph.

Pour ce faire, le GROBEC s’associe au Service génie et environnement de la Ville de Thetford Mines et s’octroiera les services de génie-conseil afin de caractériser les haldes de résidus miniers amiantés (RMA) de la Haute-Bécancour, et d’élaborer un plan de rétention des sédiments amiantés qui déterminera et priorisera les mesures d’atténuation appropriées en fonction des sites d’érosion.

Une démarche d’information de la population et plusieurs rencontres du comité du projet viseront à mobiliser les principaux acteurs. Une première rencontre a déjà eu lieu le 28 janvier dernier et a permis de regrouper pour la première fois les municipalités concernées, Granilake et Mazarin Inc., les deux compagnies minières propriétaires des sites visés par le projet, les députés de la région, la direction régionale du ministère de l’Environnement et de la Lutte aux Changements climatiques (MELCC) ainsi que le génie-conseil Viridis Environnement, Englobe et M. Miroslav Chum, ingénieur, à l’œuvre dans des projets de restauration des sites miniers et de la rivière Bécancour.

Le projet se terminera avec l’aménagement d’un premier bassin de sédimentation au pied d’une halde riveraine de la Mine Normandie à Irlande. Ce projet-pilote permettra de mesurer la quantité de sédiments amiantés charriés actuellement par l’eau, des sites miniers jusqu’à la rivière Bécancour.

Cet ambitieux projet met en œuvre différents avis et recommandations du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) émis dans son rapport L’état des lieux et la gestion de l’amiante et des résidus miniers amiantés, rendu public en août 2020. De plus, ce projet d’élaboration d’un Plan de contrôle des sédiments amiantés du secteur minier de la Haute-Bécancour répond à plusieurs actions identifiées dans le Plan directeur de l’eau (PDE) du bassin versant de la rivière Bécancour, ce qui démontre toute la proactivité du GROBEC face à cette problématique qui mobilise grandement les différents acteurs du milieu. Pour l’heure, l’urgence est de réduire les apports de sédiments amiantés à la rivière Bécancour et ses lacs fluviaux.

Cette initiative est prévue dans le Plan d'action 2018-2023 de la Stratégie québécoise de l'eau, qui déploie des mesures concrètes pour protéger, utiliser et gérer l'eau et les milieux aquatiques de façon responsable, intégrée et durable. Ce projet est rendu possible grâce à une contribution du Programme de soutien régional aux enjeux de l’eau. D’une valeur totale de 267 000 $, il est le fruit d’une vaste collaboration entre la Ville de Thetford Mines, la compagnie minière Mazarin Inc. et sa filiale Société Asbestos Limitée, la députée de Lotbinière-Frontenac Mme Isabelle Lecours, la MRC des Appalaches, la firme Viridis Environnement, la municipalité d’Irlande, l’Association de Protection du lac à la Truite d’Irlande et le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles.

1 février 2021 - Bassin versant du Lac à la Truite d'Irlande : La majorité (82%) des bandes riveraines sont conformes

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L’Association de protection du lac à la Truite d’Irlande (APLTI) est très préoccupée quant à l’eutrophisation accélérée de son lac et a mandaté GROBEC en juin dernier pour caractériser les bandes végétales riveraines de son bassin versant et effectuer un suivi de la qualité de l’eau. Ces deux rapports sont maintenant publics ici :

Portrait des bandes végétales riveraines et des sites d'érosion du secteur du lac à la Truite et de l'étang Stater (Irlande, St-Julien, St-Adrien-d'Irlande et St-Ferdinant - 2021

Suivi de la qualité de l'eau du lac à la Truite d'Irlande (échantillonnage août-septembre 2020) - 2021

Le lac à la Truite et l’étang Stater sur le territoire de la municipalité d’Irlande située dans la MRC des Appalaches en Chaudière-Appalaches sont deux plans d’eau en processus de vieillissement accéléré. Les nombreux dépassements de phosphore le démontrent bien. À cela s’ajoute un apport sédimentaire excessif venant des haldes minières de Thetford Mines, en amont de la rivière Bécancour. Une caractérisation des bandes végétales riveraines et des sites d’érosion a été réalisée afin d’établir leur impact sur la qualité de l’eau et l’apport sédimentaire du secteur du lac à la Truite et de l’étang Stater. Ce territoire du bassin versant de la rivière Bécancour couvre une superficie de 130,1 km2. L’eau qui transite par ces plans d’eau s’écoule vers le lac William, en aval.

Au cours de l’été, trois campagnes d’échantillonnage ont eu lieu au lac à la Truite, à l’étang Stater ainsi que sur 8 tributaires de ces deux plans d’eau. La rivière Bagot, les ruisseaux McLean et Venlo ne seraient pas responsables des coliformes fécaux élevés dans le lac à la Truite. Les rivières Bécancour et Au Pin semblent par contre en être responsables. Les coliformes fécaux pour les tributaires Bagot, McLean et Venlo ont baissé radicalement comparativement à 2019 sauf pour la rivière Au Pin qui a augmenté drastiquement.

La géointerprétation du secteur du lac à la Truite et de l’étang Stater démontre que 82% des bandes végétales riveraines respectent une largeur réglementaire de 3 mètres en milieu agricole et de 10 mètres dans les autres milieux et ne permettent pas d’expliquer les problèmes de sédimentation et la mauvaise qualité de l’eau du lac. La rivière Bécancour et Au Pin en amont pourrait facilement expliquer une fois de plus cette problématique. Les municipalités d’Irlande et de Saint-Julien sont les plus couvertes par cette étude et elles sont celles ayant le plus haut taux de conformité, avec 86%. Les municipalités de Saint-Ferdinand et de Saint-Adrien-d’Irlande ont davantage de bandes riveraines non conformes, avec respectivement 30% et 27%.

La collaboration des MRC et municipalités concernées

Malgré ces bons résultats, nous espérons que les MRC et municipalités concernées profiteront de cette étude pour continuer promouvoir les bienfaits d’une bande riveraine en santé et à faire respecter leurs réglementations auprès des propriétaires en défaut.

Cette étude et ce suivi ont été réalisés grâce à la participation financière de la MRC des Appalaches, la municipalité d'Irlande, du Fonds d'aide de développement du milieu Desjardins (FADM) de la Caisse Carrefour des Lacs et du GROBEC. Il s’agit du Volet 1 et 2 de notre Projet : AGIR ENSEMBLE - HAUTE BÉCANCOUR (phase 3) au coût total de 36 979$. Le projet a été bonifié en septembre avec l’ajout du Volet 3 - Étude faisabilité pour la remise en eau du lit de la rivière Bécancour à son ancien lac Noir devenu le lac d’amiante et le Volet 4 – Plan d’échantillonnage de caractérisation pour la fibre d’amiante du banc de sédiments obstruant le libre écoulement de la rivière Bécancour à l’exutoire de la rivière Bagot.

L’APLTI, une OSBL très active et engagée dans la Haute Bécancour

Au cours des cinq dernières années, l’APLTI a réalisé et initié plus de 730 000$ dans des projets, études et analyses afin de protéger le lac à la Truite d’Irlande et ses tributaires. L’engagement de la communauté riveraine et la participation financière de nombreux partenaires ont permis de déployer des efforts environnementaux d’exception. Les deux plus importants projets ont été la restauration du barrage de l’étang Stater et avoir initié avec l’Université Laval la plus importante étude paléolimnologique en Amérique du Nord.

14 janvier 2021 - Berce du Caucase : Plus de 100 000 plants arrachés. Une lutte efficace en Chaudière-Appalaches

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Pour la troisième année de lutte à la berce du Caucase, les neuf organismes de bassins versants de la Chaudière-Appalaches ont arraché plus de 100 000 plants. Au total, les équipes totalisant environ 25 personnes ont mené 701 interventions sur une superficie équivalente à 525 terrains de football. En plus d’arracher les plants, ces équipes ont visité les sites à différents moments au cours de la saison pour vérifier l’apparition de nouveaux plants ou colonies.

Cette troisième année vient conclure le projet d’Offensive régionale de lutte à la berce du Caucase en Chaudière-Appalaches, une initiative régionale financée par le Fonds d’appui au rayonnement des régions. Plusieurs des objectifs ont été atteints au cours de ce projet de trois ans, dont une meilleure connaissance de la dispersion de la berce du Caucase sur le territoire. « Grâce aux signalements de cette année, nous avons découvert 63 nouvelles colonies. C’est donc 752 sites connus qui parsèment la Chaudière-Appalaches, » déclare Véronique Brochu, directrice générale du Comité de bassin de la rivière Chaudière (COBARIC).

Rappelons que l’un des objectifs principaux est d’atteindre l’objectif « zéro graine » au sol, ce qui a été réussi pour une deuxième année consécutive. Toutefois, il reste des graines encore viables au sol puisqu’elles peuvent rester en dormance de 3 à 5 ans avant de donner naissance à de nouveaux plants de berce du Caucase. « Le travail à faire reste colossal. Il faut continuer la lutte pour s’assurer que les efforts investis au cours des trois dernières années ne soient pas réduits à néant, » insiste François Lajoie, agronome et directeur général de l’OBV de la Côte-du-Sud.

Les organismes de bassins versants sont donc à la recherche de solutions pour continuer la lutte au cours des prochaines années. En attendant, ils misent sur la sensibilisation et la formation. Des vidéos formatrices seront mises en ligne cet hiver pour mieux outiller les acteurs susceptibles de rencontrer la berce du Caucase dans le cadre de leurs activités.

La berce du Caucase, plante exotique envahissante dangereuse pour notre santé

La berce du Caucase peut mesurer de 2 à 5 mètres de hauteur et ses feuilles, atteindre 1,5 mètre de largeur et 3 mètres de longueur. Les fleurs blanches forment des ombelles dès le mois de juillet. Ces dernières vont brunir lorsqu’elles deviendront des graines. Une berce du Caucase peut généralement produire de 15 000 à 20 000 graines, d’où l’importance d’empêcher leur propagation pour limiter l’invasion de la plante.

Le danger provient de sa sève, incolore et indolore au premier contact avec la peau. Toutefois, les toxines présentes dans la sève s’activent quelques heures plus tard par la lumière naturelle ou artificielle, causant alors de sévères brûlures, entre autres.

À propos de l’Offensive régionale de lutte à la berce du Caucase en Chaudière-Appalaches

L’Offensive régionale de lutte à la berce du Caucase en Chaudière-Appalaches vise à contrôler et éradiquer cette plante exotique envahissante dangereuse pour la santé de l’homme et de l’environnement. Financé par le Fonds d’appui au rayonnement des régions administré par le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation et appuyé par la Table régionale des élus municipaux de la Chaudière-Appalaches, ce projet de 3 ans permet aux 9 organismes de bassins versants de la région d’obtenir les meilleurs résultats possible grâce à leurs efforts concertés.

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Notre mandat

Le Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC) est un organisme sans but lucratif ayant pour mandat de mettre en place la gestion intégrée de l’eau sur le territoire des bassins versants de la zone Bécancour.

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Fort de son savoir sur le territoire, acquis pendant l’élaboration du PDE, et supporté par une expertise tirée de la réalisation de divers projets, l’équipe du GROBEC met ses compétences au service du milieu, à un tarif concurrentiel.

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Hydrogéo Bécancour ! Projet de recherhce hydrogéologique

Projet de connaissance des eaux souterraines du bassin de la rivière Bécancour et de la MRC de Bécancour.

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