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NOUVELLES 2020

10 juillet 2020 - Démarches régionales d’élaboration des Plan régionaux des milieux humides et hydriques dans la Zone Bécancour

Les milieux humides et hydriques jouent un rôle crucial pour le maintien de la vie et assurent des biens et services écologiques d’une grande importance pour l’ensemble de la société. Or, une étude du Centre de la science de la biodiversité du Québec (CSBQ) indique qu’au cours des 22 dernières années, 19 % des milieux humides (567 km²) présents dans le Québec méridional ont été perturbés. Moins de 1 % de ces 567 km² de milieux humides ont été compensé (restauration ou création), ce qui nous mène vers une perte nette de ces importants milieux.

Devant une telle situation, le gouvernement provincial a adopté une Loi concernant la conservation des milieux humides et hydriques, a établi le Règlement sur la compensation pour l’atteinte aux milieux humides et hydriques et a demandé aux intervenants régionaux (MRC) d’élaborer des plans régionaux des milieux humides et hydriques (PRMHH).

Dans la zone de gestion intégrée de l’eau des bassins versants de la zone Bécancour, trois démarches spécifiques d’élaboration de PRMHH sont en cours :

Plan régional des milieux humides et hydriques de la Chaudière-Appalaches

Pour la grande région de la Chaudière-Appalaches, les neuf MRC et la Ville de Lévis ont entrepris, de façon concertée, l’élaboration d’un Plan régional commun couvrant l’ensemble de la région administrative. La MRC de Lotbinière agit à titre de gestionnaire de cette entente. Chacune des MRC et la Ville de Lévis devront adopter le Plan régional des milieux humides et hydriques (PRMHH), qui inclura un plan d’action spécifique pour chaque territoire. En adoptant une approche régionale pour réaliser le PRMHH, les élus de la Chaudière-Appalaches ont pris la décision de travailler ensemble dans un souci de cohérence, de partage des ressources et de mise en commun des expertises.

Les 9 OBV du territoire, incluant le GROBEC, sont étroitement intégrés à la démarche et participent activement à l’élaboration du PRMHH. Faisant suite au forum régional du mois de février, des ateliers de consultation avec des intervenants de divers secteurs d’activités ont eu lieu en juin. Des ateliers pour la détermination des objectifs de conservation sont en planification pour l’automne 2020.

Pour plus d'information : www.prmhh-ca.info

Plan régional des milieux humides, hydriques et naturels au Centre-du-Québec

Au Centre-du-Québec, quatre des cinq MRC ont décidé d’élaborer conjointement le PRMHH avec les services du Conseil régional en environnent du Centre-du-Québec (CRECQ). Tournées vers l’avenir, les MRC ont décidé d’entreprendre une démarche globale en intégrant les forêts, les milieux ouverts et le concept de connectivité, au même titre que les milieux humides et hydriques, dans l’élaboration du plan régional. Le plan régional comprend ainsi l’ensemble des milieux naturels formant notre patrimoine. Cet investissement soutient l’importance de la conservation des services rendus par tous ces milieux pour les générations actuelles et futures.

Les organismes de bassins du territoire sont aussi partie prenante de cette démarche régionale et s’impliquent activement. Des consultations publiques ont eu lieu le 10 juin dernier et les citoyens et intervenants ont pu poser leurs questions et apporter des commentaires relativement à la démarche en cours.

Pour plus d'information : www.patrimoinenaturel.ca

Plan régional des milieux humides et hydriques de la MRC de Bécancour

De son côté, la MRC de Bécancour a décidé d’élaborer individuellement son PRMHH. Le GROBEC a récemment rencontré l’équipe de réalisation de la MRC afin d’échanger sur divers facettes de la démarche et arrimer certaines données névralgiques. Le GROBEC suit la démarche avec grand intérêt et d’autres rencontres d’arrimage sont à prévoir.

Nouvelle saison estivale pour le technicien actions lacs

Comme pour les années précédentes, le GROBEC a fait appel aux services d’un étudiant afin de combler le poste de technicien actions lacs. Pour un deuxième été, nous avons le plaisir d’accueillir Céderrick Demers parmi les employés du GROBEC. Céderrick s’est vu confié le mandat d’offrir un soutien aux associations riveraines et aux municipalités et de contribuer à l’avancement des projets en cours du GROBEC.

Dans un premier temps, le technicien actions lacs a la responsabilité d’appuyer les associations de riverains présentes sur le territoire du GROBEC afin de mettre en œuvre différents projets. Plusieurs rencontres sont prévues à cet effet.

Aussi, Céderrick participera à l’avancement de plusieurs projets du GROBEC. Notre technicien actions lacs participera à la caractérisation d’herbiers aquatiques et de milieux humides en plus de prêter mains fortes à ses collègues pour l’éradication de la berce du Caucase en Chaudière-Appalaches et la plantation de bandes riveraines.

Bon retour parmi nous Céderrick!

16 juin 2020 - La lutte à la berce du Caucase reprend en Chaudière-Appalaches

Les neuf organismes de bassins versants (OBV) de la Chaudière-Appalaches ont repris la lutte à la berce du Caucase. Depuis début mai, ils arpentent les sites connus pour arracher cette plante exotique envahissante dont la sève peut causer de sérieuses brûlures. Toutefois, ils invitent la population à rester vigilante lors de leurs activités extérieures et à signaler la présence de berce du Caucase à www.byebyeberceducaucase.com. Vu la situation exceptionnelle, des mesures sont prises pour assurer la sécurité des employés comme de la population lors des interventions.

Une lutte essentielle

« On ne peut pas remettre la lutte à plus tard! Si on relâche notre effort, tout ce qui a été investi pour éradiquer cet envahisseur n’aura servi à rien. Il faudra tout recommencer, » explique François Lajoie, agronome et directeur général de l’OBV de la Côte-du Sud. En effet, chaque plant qui se rend à maturité produit de 10 000 à 20 000 graines. Lorsqu’elles tombent au sol, elles peuvent rester en dormance jusqu’à 5 ans avant de donner naissance à de nouveaux plants de berce du Caucase. Certains sites très envahis démontrent des résultats probants qu’une lutte intensive et un suivi régulier peuvent éradiquer cette plante. « On pense aussi aux gens qui sortent à l’extérieur et se promènent sur leur propriété et qui doivent demeurer prudents avec la COVID-19 et la berce du Caucase, » ajoute Véronique Brochu, directrice générale du COBARIC et coordonnatrice de projet régional. Les organismes de bassins versants sont d’avis que les gens doivent connaître les risques et rester vigilants.

Une procédure de signalement simple

Le succès de la lutte dépend grandement de la vigilance de la population. « Ils sont nos yeux sur le terrain. La Chaudière-Appalaches, c’est trop grand pour qu’on couvre tout le territoire, » explique Véronique Dumouchel, directrice générale d’OBAKIR. S’ils aperçoivent de la berce du Caucase, les citoyens peuvent visiter le www.byebyeberceducaucase.com, où ils trouveront toutes les informations essentielles pour identifier la berce du Caucase et signaler sa présence aux OBV. Une ligne téléphonique est également à la disposition de la population : 581 224-6671. Les OBV se chargent par la suite de confirmer sa présence et de l’arracher de façon sécuritaire, tout à fait gratuitement.

Des précautions en temps de pandémie

Les directives sont claires : un seul employé par véhicule, respect de la distanciation de 2 mètres et lavage des mains périodique. Lors de l’éradication, les employés sont munis d’équipement de protection individuelle : combinaison étanche, gants, bottes et visière. Ces équipements sont efficaces contre la sève de la berce du Caucase, mais elles préviendront également la propagation de la COVID-19 parmi les employés des organismes. Il y a quelques semaines, les organismes ont obtenu les autorisations du gouvernement pour se déplacer sur le territoire de la Chaudière-Appalaches comme service essentiel.

Une saison 2019 réussie

En 2019, les OBV ont arraché plus de 80 000 plants de berce du Caucase à travers la Chaudière-Appalaches. Plusieurs colonies de berce du Caucase ont été localisées grâce à la vigilance des citoyens qui ont signalé sa présence. Cela représente plus de 550 interventions menées sur une superficie équivalant à 484 terrains de football! Au total, les équipes ont procédé à 1 500 heures d’arrachage de plants, priorisant ceux en floraison dont les graines représentent un risque pour la création de nouvelles colonies. La sensibilisation a ainsi porté ses fruits, et les OBV espèrent le même succès pour la saison 2020.

À propos de l’Offensive régionale de lutte à la berce du Caucase

Le projet d’Offensive régionale de lutte à la berce du Caucase en Chaudière-Appalaches, mené par les 9 OBV de Chaudière-Appalaches, vise à contrôler et éradiquer cette plante exotique envahissante dangereuse pour la santé humaine. Financé par le Fonds d’appui au rayonnement des régions, qui est administré par le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation et appuyé par la Table régionale des élus municipaux de la Chaudière-Appalaches, ce projet de 3 ans (2018-2021) permettra d’obtenir les meilleurs résultats possibles grâce à leurs efforts soutenus et concertés.

Photo : GROBEC.

8 juin 2020 - Des capsules humoristiques et d’autres outils pour le Mois de l’eau

Au Québec, le mois de juin est désormais dédié à l’eau. Afin de sensibiliser la population de son territoire à la protection et l’utilisation durable de l’eau, le Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC) a produit plusieurs outils et activités pour petits et grands.

Grâce à la collaboration extraordinaire de Mandolyne et Jimmy Stratosphère, trois capsules humoristiques ont été réalisées afin d’éduquer les enfants sur la pollution des habitats naturels et les objets qui ne doivent pas se retrouver dans la toilette.

En parallèle, un jeu Cherche et trouve a été conçu, de même qu’une activité pédagogique intitulée « Ça va où ? » avec la collaboration du Centre de la petite enfance La petite école de Daveluyville.

Jeu Cherche et trouve

Jeu Cherche et trouve (réponses)

Jeu Ça va où?

Plusieurs messages de sensibilisation seront affichés au courant des prochaines semaines par l’entremise des panneaux numériques des municipalités participantes. Enfin, l’infolettre du GROBEC prévue en juin sera consacrée au Mois de l’eau.

Messages sur panneaux numériques des municipalités

Infolettre Mois de l'eau - juin 2020

Bien que l’eau soit qualifiée d’inépuisable dans la province, plusieurs petits gestes restent à être posés collectivement afin de garder cette ressource durable. Deux concepts sont mis de l’avant cette année, soit : le bilan « eau neutre » d’une propriété et la fin du « tout-à-l'égout ». Ces concepts font référence à tout ce qui peut impacter la qualité de l’eau et la quantité disponible, comme par exemple la récupération de l'eau de pluie, l’entretien ou le remplacement des installations septiques, ainsi que les déchets jetés dans la toilette ou le lavabo.

En plus de toutes ces actions, le Regroupement des organismes de bassins versants du Québec (ROBVQ) s'est associé à la Mission 100 tonnes, dont l’objectif vise à retirer 100 tonnes de déchets des cours d’eau et des océans de la planète afin de réduire la quantité de plastique et de substances toxiques. Le principe est simple et se veut le moins contraignant possible pour les participants : il s'agit simplement de prendre des photos et de peser (si possible) les déchets récoltés (sinon estimer le poids), puis de transmettre les photos et informations à la mission : info@mission100tonnes.com.

Le ROBVQ a aussi lancé Pensez bleu, une campagne citoyenne de sensibilisation à l’égard de la protection et de l’utilisation durable de l’eau.

Cette initiative est prévue dans le Plan d'action 2018-2023 de la Stratégie québécoise de l'eau, qui déploie des mesures concrètes pour protéger, utiliser et gérer l'eau et les milieux aquatiques de façon responsable, intégrée et durable.

4 juin 2020 - Protection des milieux humides et hydriques : webinaire et sondage au Centre-du-Québec

Un webinaire et un sondage seront présentés en juin dans le cadre d’une démarche de protection des milieux humides et hydriques du Centre-du-Québec.

Cette démarche est menée conjointement par quatre MRC, soit celles d’Arthabaska, de L’Érable, de Drummond et de Nicolet-Yamaska.

Elle vise à établir d’un plan de conservation visant ces milieux.

Le webinaire remplace les rencontres prévues en mars dernier à Plessisville et St-Samuel.

Se tenant le 4 juin, son objectif est de présenter la démarche et obtenir le point de vue des riverains, producteurs agricoles ou forestiers, et autres.

Un sondage sera également lancé le même jour.

Pour plus d’informations, on peut visiter le site www.patrimoinenaturel.ca.

Les organismes de bassins versants (OBV) du territoire participent activement à la démarche collective en siégeant tous sur le sous-comité eau du PRMHH du Centre-du-Québec. De plus, le directeur général du GROBEC siège sur le comité stratégique en tant que représentant du sous-comité eau.

2 juin 2020 - Un mois de l'eau 2020 entièrement virtuel, mais viral!

Le Regroupement des organismes de bassins versants du Québec (ROBVQ), ses 40 membres et les organismes coordonnateurs des tables de concertation régionales (TCR) sur le Saint-Laurent, en partenariat avec le gouvernement du Québec, sont heureux de dévoiler la mouture 2020 du Mois de l’eau, une édition entièrement numérique dédiée à la protection de l’eau. Citoyens et organisations de tous les secteurs sont invités à joindre le mouvement en naviguant sur moisdeleau.org pour découvrir toutes les activités et en proposer.

Un Mois de l’eau 2020 complètement virtuel et potentiellement … viral!

En ces temps difficiles, le Mois de l’eau se veut positif et encourageant. Les activités proposées tous les jours sur le site Web et la page Facebook de l’évènement sont variées : concours de vidéos, messages de sensibilisation sur les bons gestes au quotidien pour protéger l’eau, webconférences éducatives, contenus pédagogiques pour occuper les enfants, etc. Déjà, 76 activités sont inscrites au calendrier! Par ailleurs, un nouvel onglet « PrOtéger » apparaît sur le site Internet du Mois de l’eau et regorge de contenus ludiques, chiffres-clés, illustrations et anecdotes pour répondre aux besoins des Québécois assoiffés de connaissances sur l’eau.

« Chaque jour, nous consommons individuellement des centaines de litres d’eau, sans compter l’eau utilisée pour produire les biens et la nourriture », précise le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, M. Benoit Charette. « L’eau nous rend aussi d’immenses services à plus grande échelle, en nous permettant de produire de l’énergie propre, par exemple, ou en nous aidant à nous adapter aux changements climatiques. Il est donc indispensable que la population se sente concernée par l’importance de protéger cette ressource essentielle. C’est pourquoi le gouvernement du Québec a déclaré que juin serait le Mois de l’eau! J’invite toutes les Québécoises et tous les Québécois à participer aux activités de cette édition entièrement numérique, et même à en proposer », a conclu le ministre Charette.

Pour Antoine Verville, directeur général du ROBVQ : « 22 % du territoire québécois est recouvert d’eau. Bien qu’elle soit présente en grande quantité, l’eau demeure victime de nombreuses sources de pression. Rappelons par exemple que 52,7 % de l’eau distribuée au Québec est utilisée pour usage résidentiel contre 25,2 % pour usages industriels, commerciaux et institutionnels. Ces chiffres illustrent l’impact des comportements individuels. Participer aux activités du Mois de l’eau, c’est aussi en apprendre plus à son sujet, et ainsi mieux comprendre les pressions auxquelles elle est soumise. Cela nous aide à adapter nos comportements pour mieux la préserver. Nous espérons faire en sorte de créer une vague d’aquacitoyen(ne)s actifs et conscients que nous avons tous le pouvoir de protéger l’eau, et ce, dans l’intérêt de tous! »

En tant que gardien de 3 % des réserves d’eau douce mondiales, le Québec peut devenir le chef de file de la protection et de l’utilisation durable de l’eau!

27 mai 2020 - Assemblée générale annuelle du GROBEC

Le 27 mai dernier s’est tenue l’assemblée générale annuelle des membres du GROBEC via la plateforme Zoom, compte tenu de la situation actuelle en lien avec la pandémie. Ce fut l’occasion de présenter le rapport d’activités et le plan d’action 2020-2021.

MM. Jean Filion et Emmanuel Laplante, chargés de projet, ont présenté trois projets réalisés au cours de la dernière année, soit la caractérisation de l’habitat des ésocidés des lacs William et Joseph (volet 1), la caractérisation du bassin versant de la rivière Gentilly et l’amélioration de l’habitat et inventaire des poissons à statut précaire dans la zone Bécancour. Tous ces documents et présentation sont accessibles ci-dessous :

Rapport annuel 2019-2020

Présentation des projets du GROBEC 2019-2020

Le GROBEC souhaite la bienvenue à M. Jacques Parent, nouvel administrateur, représentant le Club chasse et pêche du comté de Wolfe.

27 avril 2020 - Étude et aménagement du bassin versant de la rivière Gentilly

Le GROBEC a complété un projet d’étude et de caractérisation du poisson et de ses habitats dans le bassin versant de la rivière Gentilly.

Plus spécifiquement, un portrait précis de l’omble de fontaine et de son habitat a été réalisé et permet de cibler des actions d’amélioration de la qualité des cours d’eau et de mise en valeur pour les poissons.

Pour ce faire, le GROBEC a caractérisé à l’été 2019 les principaux cours d’eau du bassin versant, soit le cours principal de la rivière Gentilly, la rivière Beaudet, la rivière Sauvage ainsi que les ruisseaux Le Bras, Grenier et Jutras. Une caractérisation des rives des cours d’eau du sous-bassin versant de la rivière Gentilly Sud-ouest a également été réalisée à l’hiver 2020.

Les résultats des pêches scientifiques réalisées à l’été 2019 indiquent la présence de 30 espèces de poissons dans le bassin versant de la rivière Gentilly, incluant le dard de sable et le fouille-roche gris, deux espèces menacées et vulnérables. Sept ombles de fontaine ont été recensés durant la même période dans l’amont du bassin versant, soit à l’amont de la rivière Sauvage, et à l’intérieur des rivières Gentilly et Beaudet, dans les limites du Parc régional de la rivière Gentilly. D’autres espèces d’intérêts pour la pêche sportive, à savoir la perchaude, le doré jaune, l’achigan à petite bouche et le grand brochet, furent retrouvés à l’aval de la rivière Gentilly.

Le faciès d’écoulement du bassin versant est très plat et uniforme. Quelques secteurs des rivières Gentilly et Beaudet possédaient cependant un ratio adéquat de rapides et de fosses, représentant un habitat propice à l’omble de fontaine. Au niveau de la granulométrie, le bassin versant est principalement composé de sable et de galets. 36 % des berges des cours d’eau répertoriés dans le bassin versant avaient des bandes riveraines absentes ou déficientes, principalement dans les secteurs agricoles.

En regard des recommandations de cette étude, plusieurs secteurs ont été identifiés pour y réaliser des actions de végétalisation et de stabilisation riveraine. Des recommandations de mise en valeur de la rivière Gentilly, notamment par des accès pour les pêcheurs, ont aussi été émises pour les secteurs du Parc régional de la rivière Gentilly et pour l’embouchure du cours d’eau. La réalisation d’aménagement pour le poisson (seuil, déflecteur, etc.) est également recommandée pour certains cours d’eau. Il est important cependant d’améliorer la qualité du milieu aquatique dans un premier temps.

Étude et aménagement du bassin versant de la rivière Gentilly - 2020

Rappelons que le bassin versant de la Petite rivière du Chêne, d’une superficie de 316 km², est situé au sud-ouest de la zone Bécancour. La rivière prend sa source à dans les municipalités de Manseau et Lemieux et terminer sa course directement dans le fleuve Saint-Laurent à l’est de la centrale nucléaire Gentilly-2, dans la municipalité de Bécancour.

Ce projet est rendu possible grâce à l’appui financier et technique de la Fondation de la Faune du Québec, Héritage Faune, la MRC de Bécancour, le Parc régional de la rivière Gentilly, les municipalités de Lemieux, St-Sylvère, Sainte-Marie-de-Blandford et Manseau ainsi que le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) et le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ).

Photo : GROBEC.

11 mars 2020 - L’amélioration de l'habitat des poissons à statut précaire se poursuit dans la zone Bécancour

Le projet d’amélioration de l’habitat et d’inventaires des populations de poissons à statut précaire dans la zone Bécancour se poursuit sous la gouverne du GROBEC. Suite aux pêches expérimentales réalisées dans le secteur Fleuve à l’été 2019 et à la végétalisation d’environ 1 500 m2 de rives en octobre 2019, l’équipe du GROBEC a poursuivi durant la période hivernale la caractérisation des habitats des poissons menacés et vulnérables de son territoire.

Notre équipe a ainsi réalisé la caractérisation des bandes riveraines et des foyers d’érosion de plusieurs bassins versants situés en amont des habitats du dard de sable (espèce désignée menacée au provincial et au fédéral), du fouille-roche gris (espèce désignée menacée au fédéral et vulnérable au provincial) et du méné d’herbe (espèce désignée préoccupante au fédéral et vulnérable au provincial).

Cet exercice permettra de prioriser les sites d’intervention et les activités de protection des milieux riverains. Des démarches de conservation volontaire ont aussi été entreprises auprès de propriétaires riverains.

Plusieurs activités sont prévues à l’agenda au cours de la prochaine année. Ainsi, entre 3 et 4 sites riverains seront végétalisés afin de limiter la sédimentation et donc d’améliorer l’habitat de ces espèces menacées et vulnérables. Une superficie totale de 5 500 m2 est ainsi visée par la phase 2 du projet. Des démarches de conservation volontaire seront également poursuivies auprès de plusieurs propriétaires riverains dans le but de protéger les milieux riverains et les habitats d’intérêt de ces espèces de poisson.

Ce projet est financé grâce au Programme d’intendance de l’habitat (PIH) pour les espèces aquatiques en péril de Pêches et Océans Canada et par le Programme Affluents Maritime visant la mise en œuvre d’actions issues des plans directeurs de l’eau qui concourent à la Stratégie maritime du Gouvernement du Québec, administré par le Regroupement des organismes de bassin versant du Québec (ROBVQ). Ce projet est aussi rendu possible grâce à l’appui des partenaires suivants : le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, la MRC de Bécancour, la Ville de Bécancour, le Conseil des Abénakis de Wôlinak, la ZIP les deux Rives et du Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec.

Photo : GROBEC.

11 mars 2020 - Restauration des habitats de fraie de la perchaude à Bécancour

Le GROBEC poursuit la réalisation du projet d’Aménagements d’habitat de reproduction de la perchaude au lac Saint-Paul et à la rivière Godefroy. Les démarches de planification des aménagements au lac Saint-Paul avancent à bon pas. Les travaux prévus chez 4 propriétaires visent ainsi à végétaliser à l’aide d’arbustes plusieurs secteurs de la rive du lac et de retravailler un fossé de drainage afin d’en améliorer la connectivité pour le poisson et d’agrandir la superficie d’habitat pour la perchaude. Ces travaux sont prévus au cours de l’été et de l’automne 2020.

Le retour du printemps annonce également la reprise du suivi de la fraie de la perchaude au sein des aménagements réalisés par GROBEC au cours des dernières années. Ces suivis seront ainsi réalisés à plusieurs endroits du secteur Fleuve de la zone Bécancour, dont la rivière Bécancour, les milieux humides de la rivière Godefroy et le territoire de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour (SPIPB).

Photos : GROBEC.

10 mars 2020 - Étude de caractérisation de l’habitat du grand brochet et du maskinongé aux lacs Joseph et William

Le GROBEC a terminé le volet 1 du projet d'Amélioration des habitats et de la qualité de l’eau des lacs William et Joseph. Cette première étude visait la caractérisation des milieux humides riverains et des herbiers aquatiques des lacs Joseph et William pouvant constituer un habitat de qualité pour les ésocidés (grand brochet et maskinongé). Cette étude a permis d’identifier les habitats ayant le plus de potentiel pour la reproduction de ces espèces prisées par la pêche sportive.

La caractérisation réalisée en juillet a permis une mise à jour des connaissances sur les milieux humides et hydriques pour les lacs William et Joseph. Le GROBEC a décelé un total de 14,8 ha de milieux humides ayant fort potentiel de qualité pour la reproduction des ésocidés. Cette étude offre un portrait détaillé des milieux humides et des herbiers de ces deux lacs qui constituent les habitats de fraie et d’alevinage des ésocidés. Ces données sont d’une grande importance ; ce sont les premières informations disponibles sur le sujet pour le lac William. Quant au lac Joseph, elles permettent une mise à jour cartographique de l’habitat de reproduction des ésocidés dans ce plan d’eau.

Caractérisation de l'habitat des ésocidés, Inverness, Saint-Pierre-Baptiste, Irlande et Saint-Ferdinand - 2020

Le volet 2 du projet est maintenant entamé. Des pêches scientifiques sont prévues ce printemps afin de valider l’utilisation des milieux caractérisés en 2019 par le poisson. La capture des géniteurs sur les sites de reproduction permettra de comparer la qualité des habitats potentiels avec ceux qui étant les plus utilisés. Ultimement, ces données permettront l’amélioration des habitats des ésocidés ainsi que leur protection.

Ce projet fait suite à la publication des résultats de la caractérisation ichtyologique des populations de dorés jaunes et de perchaudes dans les lacs William et Joseph réalisés par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs et du Plan d'action pour une gestion durable des lacs Joseph et William élaboré en concertation avec les acteurs du milieu.

État des populations de dorés jaunes et de perchaudes dans les lacs William et Joseph - 2017

Plan d’action pour une gestion durable des lacs William et Joseph - 2019

Ce projet a été rendu possible grâce à l’appui financier et technique des partenaires suivants : la Fondation de la faune du Québec (AQHA), la Fondation Héritage Faune, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, les associations riveraines des lacs William et Joseph ainsi que les municipalités de Saint-Ferdinand, Saint-Pierre-Baptiste, Irlande et Inverness de même que la MRC de l’Érable.

Photo : GROBEC.

2 mars 2020 - Évaluation de la performance des ouvrages municipaux d’assainissement des eaux

Dans le cadre d’un second mandat donné par le GROBEC, la Fondation Rivières a complété les informations manquantes concernant 8 installations d’assainissement, intégré les données de performance de l’année 2018 et réalisé des entretiens téléphoniques avec 34 des 36 responsables municipaux.

Les principaux constats de cette évaluation sont :

  • Aucun des dossiers prioritaires d’assainissement qui nécessitaient la construction d’ouvrages d’assainissement des eaux usées ne pourra être complété en 2020 tel qu’exigé par le Règlement sur les ouvrages municipaux d’assainissement des eaux usées ;
  • Les principales sources polluantes identifiées en amont du bassin ne seront significativement pas réduites avant 3 à 10 ans, selon le rythme actuel et le nombre total de surverses, qui est en réalité près du double de ce qu’il était en 2014-2015 ;
  • Huit des 36 municipalités ont réalisé des travaux depuis deux ans en vue de réduire les surverses d’eaux usées et les émissions de phosphore.

Le rapport final peut être consulté ici :

Évaluation de performance des ouvrages municipaux d'assainissement des eaux - Bassin versant de la zone Bécancour, années 2014 à 2018 - 2020

26 février 2020 - Forum sur le Plan régional des milieux humides et hydriques de la Chaudière-Appalaches

Le forum, qui a réuni le 26 février 2020 plus de 300 personnes au Centre Caztel de Sainte-Marie, a permis de jeter les bases pour l'élaboration du Plan régional des milieux humides et hydriques de la Chaudière-Appalaches.

À la suite d’une entente de partenariat et de concertation, les neuf MRC de la région ainsi que la Ville de Lévis devront adopter ce plan régional, qui inclura également une stratégie d’action spécifique pour chaque territoire.

« Le forum régional a constitué une étape importante nécessaire à l’élaboration du Plan [...] et nous sommes très satisfaits de la réussite de l’événement [qui] permet d’aller de l’avant avec confiance », a affirmé Paul Vachon, préfet de la MRC des Appalaches et président de la Table régionale des élus municipaux de la Chaudière-Appalaches (TREMCA).

Les milieux humides et hydriques remplissent de nombreuses fonctions écologiques. Par exemple, ils réduisent les risques d’inondations, aident à lutter contre les changements climatiques en séquestrant le carbone dans le sol et servent de filtre contre la pollution de l’eau.

Ils sont également des lieux d'activités récréotouristiques, comme, par exemple, la tourbière de la Grande plée Bleue et le Parc nature du Domaine Taschereau. Or, de nombreux milieux humides ont disparu au cours des dernières décennies.

Face à ce constat, le ministère de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques a mandaté les MRC pour réaliser un PRMHH, qui se veut un document de planification visant à intégrer la conservation des milieux humides et hydriques à la planification territoriale, en amont du développement, en favorisant un aménagement durable et structurant.

« En adoptant une approche régionale pour réaliser le PRMHH, les élus de la Chaudière-Appalaches ont pris la décision de travailler ensemble dans un souci de cohérence, de partage des ressources et de mise en commun des expertises, » a indiqué Normand Côté, préfet de la MRC de Lotbinière, laquelle agit à titre de gestionnaire de cette entente.

Ce forum a été organisé par le comité de coordination du Plan régional des milieux humides et hydriques, qui comprend des représentants de la MRC de La Nouvelle-Beauce, de la ville de Lévis, de la MRC de Lotbinière et de la MRC de Montmagny, de même que de l’Organisme de bassin versant (OBV) du Chêne, du Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC), du Conseil régional de l'environnement Chaudière-Appalaches (CRECA) de la Table de concertation régionale (TCR) sur la gestion intégrée du Saint-Laurent de la zone de Québec ainsi que d’une équipe de réalisation du plan.

Pour consulter les présentations : Site web du Forum

Photo : Pascale Bolduc. Texte : Sylvio Morin, En Beauce.com.

18 février 2020 - Nouveau record d’achalandage pour le tournoi de pêche blanche au lac William

Le GROBEC et ses partenaires ont accueilli un nombre record de participants lors de la cinquième édition du Tournoi familial de pêche sur glace Pronature Sports qui a eu lieu le samedi 15 février dernier à la marina du lac William à Saint-Ferdinand. Malgré le froid, 125 équipes, soit près de 400 personnes, dont plus de la moitié étaient des enfants, se sont laissé tenter par cette activité de plein air dont l’objectif est de former une relève aux rudiments de la pêche blanche tout en encourageant la remise à l’eau des poissons. Nouveauté cette année, le tournoi de pêche s’est joint au Carnaval St-Fer, au grand plaisir de tous.

À défaut d’une pêche miraculeuse - les poissons ayant été plus discrets qu’à l’habitude - les petits et les grands ont profité du site enchanteur pour s’amuser en famille et faire le plein de cadeaux. Pour l’occasion, les équipes composées minimalement d’un adulte et d’un enfant recevaient un kit de pêche d’une valeur de 50 $. Près de 4 000 $ de prix étaient remis aux participants présents ainsi que dans le cadre du tournoi photographique où chaque équipe devait fournir des preuves de leurs captures en échange d’une participation à un tirage. Un sonar MarCum, d’une valeur de 600 $, une journée de pêche tout inclus au lac Memphrémagog, gracieuseté d’un passionné de pêche, ainsi qu’un forfait escapade familiale, gracieuseté du Manoir du Lac William, étaient également offerts en prix de présence.

« Je vous remercie pour cette magnifique journée inoubliable ! Les enfants ont adoré et moi aussi. C’est la première fois que l’on péchait sur la glace. », a fait savoir Madame Marinette Beaudequin, participante au tournoi.

« Le tournoi de pêche du GROBEC est toujours un grand succès ! C’est une fierté pour nous qu’il se tienne dans notre municipalité. C’est pourquoi nous avons tenu à faire notre carnaval d’hiver en même temps que le tournoi de pêche. Cette formule est gagnante pour tout le monde, et nous espérons poursuivre ce partenariat l’année prochaine pour une édition encore plus festive ! », a déclaré avec enthousiasme Monsieur Yves Charlebois, maire de Saint-Ferdinand.

Le GROBEC remercie tous les partenaires qui ont fait de cette activité un succès, soit Pronature Sports de Plessisville, la municipalité de Saint-Ferdinand, Les tout-terrains Argo PG, l’Association de chasse et pêche de Plessisville, la Fondation de la Faune et le député d’Arthabaska M. Éric Lefebvre. Ce projet a bénéficié d’un soutien financier du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, rendu possible grâce aux revenus issus de la vente des permis de chasse, de pêche et de piégeage au Québec.

Le GROBEC tient également à remercier tous les bénévoles qui ont rendu cette journée possible ainsi que tous les autres partenaires qui ont fourni les prix et les collations, soit le Club de ski de fond La Loutre, Martibo Sports, la Boulangerie Lemieux, Produit de l’Érable Saint-Ferdinand B, Lyst’art, Les jardins de vos rêves, GO Sport Plessisville, le Verger des Bois-Francs, la Société coopérative agricole de Princeville (Home Hardware), les sentiers pédestres des 3 Monts, Fruit d’Or, Francis Vigneault, Bellemare et Savard, Trip de pêche, Extreme Fishing et les Aliments Capel.

Publicité du Tournoi familial de pêche sur glace Pronature Sports

Photo : GROBEC.

17 janvier 2020 - Berce du Caucase : Plus de 80 000 plants éradiqués. Une invasion sous contrôle en Chaudière-Appalaches

berce

De mai à octobre 2019, 30 personnes réparties en 9 équipes ont traité plus de 80 000 plants de berce du Caucase en Chaudière-Appalaches. Au total, plus de 550 interventions ont été menées sur une superficie équivalant à 484 terrains de football, que ce soit pour déraciner des plants ou vérifier l’absence de repousses sur des sites déjà traités.

Colonies de berce du Caucase connues à la fin de la saison 2019

La population, une alliée indispensable

Par courriel ou par téléphone, les gens se sont manifestés en grand nombre pour signaler la présence de berce du Caucase. « Nous comptons plus de 200 signalements cette année, » déclare Ghassen Ibrahim, coordonnateur régional du projet. Ces signalements ont mené à la découverte d’une cinquantaine de nouveaux sites, le total s’élevant maintenant à 533 sites connus dans la région.

La campagne de sensibilisation Bye bye berce du Caucase, relayée par les médias, les municipalités et tous les autres partenaires, a fortement contribué à rejoindre les gens. Parce que la population reste indispensable pour la réussite de ce projet d’éradication. « Les gens, ce sont nos yeux sur le terrain, » insiste Zineb Bennani, directrice générale par intérim du Conseil de bassin de la rivière Etchemin.

Objectif atteint : zéro graine au sol

« L’objectif, c’était de s’assurer qu’aucune graine ne tombe au sol pour éviter la création de nouvelles colonies. Et c’est réussi! » indique Véronique Brochu, directrice générale du Comité de bassin de la rivière Chaudière. C’est pourquoi les équipes ont procédé à 1 500 heures d’arrachage de plants, priorisant ceux en floraison. Un travail colossal! « C’est tout un défi d’arracher avec les températures et l’humidité l’été, » rappelle Michel Grégoire, directeur de l’Organisme de bassin versant du fleuve Saint-Jean. « C’est un travail exigeant avec les combinaisons qui ne laissent pas passer l’air, les vêtements longs sous la combinaison pour limiter les risques, le protocole pour éviter de contaminer leur environnement ou eux-mêmes. »

Les résultats sont encourageants pour la deuxième année de trois de l’Offensive régionale de lutte à la berce du Caucase en Chaudière-Appalaches. Les 9 organismes de bassin versant de la région poursuivront leurs efforts concertés pour une troisième année en 2020. « Pour la dernière année du projet, on veut miser sur la sensibilisation et outiller les municipalités et la population. Parce que la lutte devra se poursuivre au-delà du projet régional, » précise Marie-Andrée Boisvert, directrice générale de l’organisme de bassins versants de la zone du Chêne.

La berce du Caucase, plante exotique envahissante dangereuse pour notre santé

La berce du Caucase peut mesurer de 2 à 5 mètres de hauteur et ses feuilles, atteindre 1,5 mètre de largeur et 3 mètres de longueur. Les fleurs blanches forment des ombelles dès le mois de juillet. Ces dernières vont brunir lorsqu’elles deviendront des graines. Une berce du Caucase peut généralement produire de 15 000 à 20 000 graines, d’où l’importance d’empêcher leur propagation pour limiter l’invasion de la plante.

Le danger provient de sa sève, incolore et indolore au premier contact avec la peau. Toutefois, les toxines présentes dans la sève s’activent quelques heures plus tard par la lumière naturelle ou artificielle, causant alors de sévères brûlures, entre autres.

À propos de l’Offensive régionale de lutte à la berce du Caucase en Chaudière-Appalaches

L’Offensive régionale de lutte à la berce du Caucase en Chaudière-Appalaches vise à contrôler et éradiquer cette plante exotique envahissante dangereuse pour la santé de l’homme et de l’environnement. Financé par le Fonds d’appui au rayonnement des régions administré par le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation et appuyé par la Table régionale des élus municipaux de la Chaudière-Appalaches, ce projet de 3 ans permet aux 9 organismes de bassins versants de la région d’obtenir les meilleurs résultats possible grâce à leurs efforts concertés.

Photo : GROBEC.

16 janvier 2020 - Le GROBEC dépose un mémoire au BAPE sur l’état des lieux et la gestion de l’amiante et des résidus miniers amiantés

Le Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) a été mandaté par le ministre de l’Environnement pour enquêter sur l’état des lieux et la gestion des résidus miniers amiantés. Son enquête générique porte principalement sur les anciens secteurs miniers d’amiante de Thetford Mines et d’Asbestos. La rivière Bécancour prend sa source dans le secteur de Thetford Mines; le GROBEC s’est donc impliqué auprès du BAPE pour faire connaître les enjeux des résidus miniers amiantés en lien avec les ressources en eau.

Le 16 janvier dernier, le GROBEC a participé à une journée sectorielle organisée par le BAPE et regroupant des acteurs municipaux et environnementaux. Lors de cette rencontre, le GROBEC a été consulté par le BAPE sur différentes questions relatives à l’état des lieux et la gestion de l’amiante et des résidus miniers amiantés.

Les échanges peuvent être visionnés à l’adresse suivante : www.bape.gouv.qc.ca/fr/webdiffusion/webdiffusion-gestion-amiante-residus-miniers-amiantes

Le GROBEC a aussi déposé et présenté au BAPE un mémoire sur l’état des lieux et la gestion de l’amiante et des résidus miniers amiantés, dont le résumé apparaît ici :

Le secteur minier de Thetford Mines abrite encore de nos jours 265 hectares de haldes de résidus miniers amiantés s’érodant directement dans la rivière Bécancour et ses tributaires. Ces résidus sont un apport important de sédiments, de métaux lourds et potentiellement de fibres d’amiante dans la Haute-Bécancour. Faute de mesures d’atténuation, ces sédiments sont charriés jusqu’à l’étang Stater et au lac à Truite d’Irlande, qu’ils contribuent à combler.

Aucun suivi n’est d’ailleurs effectué sur la concentration de fibres d’amiante dans la rivière ni sur ces impacts sur la vie aquatique et humaine.

Afin de limiter les impacts des anciens sites miniers sur la Haute-Bécancour, le GROBEC recommande notamment de développer un Plan de contrôle des sédiments amiantés pour ce secteur ; de voir à la stabilisation et la végétalisation des haldes riveraines des cours d’eau ; de créer un comité de concertation régional sur l’amiante et la création d’un fonds d’aide pour la restauration des haldes minières.

Le GROBEC est favorable à la valorisation des résidus miniers amiantés dans la mesure où celle-ci priorise les haldes riveraines et qu’elle n’émette aucun nouveau contaminant dans l’environnement de la Haute-Bécancour.

Le mémoire du GROBEC peut être consulté et téléchargé ici : Impacts des résidus miniers amiantés sur les ressources en eau de la Haute-Bécancour

La présentation du mémoire du GROBEC aux commissaires du BAPE effectuée le 19 février à 13h30 peut être visionnée ici : www.bape.gouv.qc.ca/fr/webdiffusion/webdiffusion-gestion-amiante-residus-miniers-amiantes

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Le Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC) est un organisme sans but lucratif ayant pour mandat de mettre en place la gestion intégrée de l’eau sur le territoire des bassins versants de la zone Bécancour.

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Fort de son savoir sur le territoire, acquis pendant l’élaboration du PDE, et supporté par une expertise tirée de la réalisation de divers projets, l’équipe du GROBEC met ses compétences au service du milieu, à un tarif concurrentiel.

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Hydrogéo Bécancour ! Projet de recherhce hydrogéologique

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