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NOUVELLES 2018

30 août 2018 - Étude et aménagement du bassin versant de la Petite rivière du Chêne

Le GROBEC procèdera cette année à une étude visant la caractérisation du poisson et de ses habitats dans le bassin versant de la Petite rivière du Chêne. Les données recueillies permettront ensuite de préparer d’éventuels projets d’aménagement d’habitats pour les poissons (omble de fontaine, achigan ou doré) et de mise en valeur pour la pêche sportive.

D’une superficie de 458 km², le bassin versant de la Petite rivière du Chêne est situé au nord-est de la zone Bécancour. La rivière se jette directement dans le fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Deschaillons-sur-Saint-Laurent.

Plus spécifiquement, le GROBEC caractérisera les principaux cours d’eau du bassin versant, soit la Petite rivière du Chêne, la rivière aux Ormes, la rivière Creuse, le ruisseau de l’Espérance et le ruisseau Castor. Plusieurs aspects des cours d’eau et de l’habitat du poisson seront évalués, soit :

  • L’état des bandes végétales riveraines de ces cours d’eau
  • La présence de foyers d’érosion et d’obstacles à la libre circulation du poisson
  • Les faciès d’écoulement et la granulométrie retrouvés
  • Les propriétés physico-chimiques de l’eau
  • La profondeur des cours d’eau

L’équipe du GROBEC, avec le support du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, mènera également des pêches scientifiques sur plusieurs stations réparties dans le bassin versant. Ces pêches serviront à mettre à jour les connaissances sur la diversité des espèces de poissons retrouvées, leur abondance dans les cours d’eau, ainsi que la répartition spécifique des espèces d’intérêt pour la pêche sportive.

L’analyse de l’ensemble des données recueillies permettra de produire un plan de mise en valeur pour l’ensemble des cours d’eau de la zone d’étude. Le plan de mise en valeur présentera des propositions détaillées d’aménagements fauniques pour augmenter la productivité du cours d’eau tout en bonifiant l’offre et l’accès à la pêche.

Ce projet est rendu possible grâce à l’appui financier et technique des partenaires suivants : la Fondation de la faune du Québec, Héritage Faune, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, les MRC de Bécancour, Lotbinière et L’Érable, les municipalités de Deschaillons-sur-Saint-Laurent, Fortierville, Sainte-Sophie-de-Lévrard, Manseau et Parisville, ainsi que le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec.

Photo : GROBEC.

29 août 2018 - Évaluation du myriophylle à épi au lac Rose

Encore cette année, le Comité environnemental du lac Rose a mandaté le GROBEC afin de poursuivre la caractérisation du myriophylle à épi et de consigner les résultats dans un rapport que vous trouverez ci-dessous :

Évaluation du myriophylle à épi - Lac Rose, Sainte-Marie-de-Blandford - 2018

Photo : GROBEC.

26 juillet 2018 - Stratégie québécoise de l’eau 2018-2030

La ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Mme Isabelle Melançon, a dévoilé le 27 juin 2018 la Stratégie québécoise de l’eau 2018-2030 et son plan d’action 2018-2023.

Cette Stratégie prend le relais de la Politique nationale de l’eau lancée en 2002, laquelle instaura la gestion intégrée des ressources en eau par l’intermédiaire de 40 organismes de bassins versants (OBV).

Elle propose une vision rassembleuse qui va comme suit : « En 2030, l’eau du Québec est plus que jamais une richesse et une fierté collectives. Informés en engagés, le gouvernement, ses partenaires et la population protègent, utilisent et gèrent l’eau et les milieux aquatiques de façon responsable, intégrée et durable. »

La Stratégie québécoise de l’eau 2018-2030 est guidée par sept orientations qui permettront au gouvernement d’assumer son rôle de gardien de l’eau et de mobiliser les acteurs concernés :

  • Assurer une eau de qualité pour la population
  • Protéger et restaurer les milieux aquatiques
  • Mieux prévenir et gérer les risques liés à l’eau
  • Miser sur le potentiel économique de l’eau
  • Promouvoir une utilisation durable de l’eau
  • Acquérir et partager les meilleures connaissances sur l’eau
  • Assurer et renforcer la gestion intégrée des ressources en eau

La Stratégie s’appuiera sur trois plans d’action successifs. Le premier plan d’action (2018-2023) représente des investissements de plus de 550 millions de dollars et prévoit 63 mesures, les principales étant les suivantes :

  • Mieux prévenir et gérer les risques liés à l’eau, dont les inondations
  • Conserver et restaurer les milieux aquatiques
  • Assurer l’accès à une eau de qualité et en quantité suffisante, notamment grâce au programme de protection accrue des sources d’eau potable
  • Mettre en œuvre un programme de mobilisation pour la réduction de la pollution de l’eau par le plastique à usage unique (ex. : réduire l’utilisation des pailles)

Le Regroupement des organismes de bassins versants du Québec (ROBVQ) soutient la toute nouvelle Stratégie québécoise de l’eau et son premier plan d’action et invite tous les acteurs de l’eau à s’y rallier.

Parmi les mesures qui retiennent l’attention du ROBVQ, il y a la création du Conseil québécois de l’eau ainsi que la mise sur pied d’un Fonds bleu. Ce fonds soutiendra la réalisation d’actions identifiées dans les plans directeurs de l’eau des organismes de bassins versants du Québec (OBV).

Le ROBVQ est également satisfait de compter parmi les sept orientations de la Stratégie une qui vise spécifiquement le renforcement de la gestion intégrée des ressources en eau.

« La gestion intégrée de l’eau par bassin versant est l’un des piliers de la Stratégie. Cette approche de gestion participative, adaptée aux réalités régionales et axée sur les engagements de tous les citoyens et acteurs de l’eau a fait ses preuves depuis 2002. Les organismes de bassins versants du Québec sont donc très fiers d’être directement associés à la mise en œuvre de cette nouvelle Stratégie ambitieuse pour les douze prochaines années », affirme Caroline Brodeur, présidente du ROBVQ.

Le dévoilement de cette Stratégie et de son plan d’action fait suite à une série de mesures en gestion de l’eau annoncées par la ministre Melançon dans la dernière année, dont le soutien financier accru aux organismes de bassins versants, un soutien à l’édition juin 2018 du Mois de l’eau et l’adoption de règlements et guide sur la conservation des milieux humides et hydriques.

Pour prendre connaissance de la Stratégie québécoise de l’eau 2018-2030 et du plan d’action 2018-2023 : www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/strategie-quebecoise.

Vous y trouverez aussi un feuillet d’information et une vidéo promotionnelle.

Photo : Gouvernement du Québec.

26 juillet 2018 - Nouvelle équipe au GROBEC

Suite aux départs de M. Jonathan Daigle et Mme Catherine Blais, le GROBEC a regarni son équipe de trois nouveaux employés. Mme Marie Vézina Cormier, chargée de projet, est détentrice d’un baccalauréat en environnement et d’une attestation d’études collégiales (AEC) en gestion environnementale des eaux, sols, air. Maintenant à temps plein avec nous, Mme Vézina Cormier a participé de façon sporadique à la réalisation de plusieurs projets terrain au GROBEC. Elle a acquis de bonnes connaissances quant à l’application du Règlement sur l’évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées (Q2 r.22) et l’identification des plantes exotiques envahissantes.

M. Emmanuel Laplante travaille au GROBEC à titre de chargé de projet PDE. Diplômé de l’Université de Sherbrooke, il détient un baccalauréat en écologie et une maîtrise en gestion de l’environnement. Il a ainsi pu développer plusieurs compétences diverses, telles que la caractérisation de milieux naturels et la cartographie. Ses principales responsabilités sont la mise à jour du Plan directeur de l’eau de la zone Bécancour, le suivi des actions qui y sont liées ainsi que la planification générale des divers projets du GROBEC.

M. Jean Filion, chargé de projet cartographie, possède un baccalauréat en biologie axé sur la faune et les habitats, de même qu’une technique en bioécologie. Ces expériences de travail lui ont permis de réaliser de nombreuses caractérisations de milieux naturels et humides, d’effectuer des inventaires fauniques, de produire des documents cartographiques, de gérer des systèmes d’informations géographiques et de veiller au bon déroulement de travaux d’aménagements.

Avec ces nouveaux employés qui rejoignent ceux déjà en place, le GROBEC conserve toute son efficacité et son expertise et possède tous les outils pour réaliser ses nombreux projets.

Photo : GROBEC.

26 juillet 2018 - Suivi de l’utilisation des nouveaux habitats par la perchaude et aménagements futurs

Tout porte à croire que les perchaudes répondent positivement aux nouveaux habitats aménagés par le GROBEC dans la rivière Bécancour. En effet, un suivi printanier des aménagements durant la période de reproduction de l’espèce a permis d’apercevoir des œufs de perchaude accrochés au substrat artificiel installé au préalable dans un tronçon de la rivière Bécancour à Wôlinak, en amont d’un ponceau remplacé. Ce substrat, nommé Reel Weeds, est une plante en plastique qui imite l’apparence des plantes aquatiques. Le fait d’y voir des œufs accrochés démontre l’efficacité des seuils dans ce secteur.

De plus, les bassins semblent retenir une quantité d’eau acceptable, ce qui permet à la perchaude de frayer et y pondre ces œufs, en plus d’offrir un milieu viable lorsque les œufs deviendront des alevins. Par ailleurs, plusieurs œufs ont été observés aussi sur la végétation naturelle de tributaires de la rivière Bécancour, ce qui démontre que l’environnement est favorable à la ponte. Un suivi des aménagements est prévu pour les prochaines années et d’autres sont à prévoir dans le lac Saint-Paul, la rivière Marguerite et le parc industriel de Bécancour.

Photo : GROBEC.

24 juillet 2018 - Présentation de l'État des populations de dorés jaunes et de perchaudes dans les lacs William et Joseph

M. Patrick Plourde-Lavoie, biologiste responsable de la faune aquatique du lac Joseph et William à la direction de la gestion de la faune du MFFP, a tenu le 24 juillet dernier une présentation publique de l'étude finale qui a été réalisée en 2013-2015 sur l’état des populations de dorés jaunes et de perchaudes.

La rencontre se tenait à la Salle communautaire du Camping des Bois Francs Inc. à Saint-Pierre-Baptiste.

Une présentation visuelle ainsi que des explications du rapport final étaient au programme, suivi de quelques questions des riverains sur l'état des lacs Joseph et William.

État des populations de dorés jaunes et de perchaudes dans les lacs William et Joseph - 2017

Photo : GROBEC.

16 juillet 2018 - Vidéo des OBV de la Chaudière-Appalaches : L’eau, une richesse irremplaçable à protéger!

Tournée pour le mois de l’eau (juin) 2018 avec le concours du Conseil régional de l’environnement Chaudière-Appalaches (CRECA), cette vidéo vous invite à survoler le territoire grandiose de la Chaudière-Appalaches pour y découvrir certains de ses magnifiques plans d’eau. Merci à 35mmproductions pour la réalisation de la vidéo.

Voir la vidéo : https://youtu.be/MQt4ptUICWo.

Photo : GROBEC.

30 mai 2018 - Assemblée générale annuelle

Le 30 mai 2018 a eu lieu l’assemblée générale annuelle du GROBEC au Carrefour de L’Érable situé à la Ville de Plessisville.

Les membres du GROBEC étaient d’abord conviés à une visite guidée au Parc régional des Grandes-Coulées à la Paroisse de Plessisville. Par la suite, un repas fut servi au Carrefour de L’Érable. L’assemblée générale annuelle du GROBEC a débuté à 19 h avec la présence de 31 personnes.

M. Jonathan Daigle et Mme Catherine Blais, deux anciens employés du GROBEC, ont présenté le projet d’Étude et de caractérisation du bassin versant de la rivière au Pin.

Étude et caractérisation du bassin versant de la rivière au Pin - 2018

Un administrateur dont le poste était en élection a été reconduit dans ses fonctions. Il s’agit de :

  • M. Gilles Marchand du Syndicat des producteurs de bois du Centre-du-Québec, pour le poste « Syndicat des producteurs du bois ».

De nouveaux élus se sont ajoutés :

  • M. Alain Marcoux de l’Agence forestière des Bois-Francs, pour le poste « Agence forestière ».
  • M. Maurice Vigneault, citoyen, pour un poste « Coopté ».
  • M. Gervais Pellerin, citoyen, pour un poste « Coopté ».

M. Gilles Brochu demeure président du GROBEC, M. Yvon Desrochers comme premier vice-président, M. Jean François Hamel comme deuxième vice-président et M. Daniel Cyr comme secrétaire-trésorier.

Pour consulter le rapport annuel 2017-2018 du GROBEC : Rapport annuel 2017-2018 du GROBEC

Pour devenir membre du GROBEC : Formulaire d’adhésion 2018-2019

Photo : GROBEC.

14 mai 2018 - La Chaudière-Appalaches, d’attaque pour la lutte à la berce du Caucase!

Avec l’arrivée de la belle saison, la berce du Caucase sort de sa dormance hivernale. Cette espèce exotique envahissante, qui peut s’étendre rapidement, notamment via les cours d’eau et les activités humaines comme l’agriculture, représente un risque pour la santé et l’environnement. C’est pourquoi le Regroupement des organismes de bassins versants de la Chaudière-Appalaches lance un projet mobilisateur : l’Offensive régionale de lutte à la berce du Caucase en Chaudière-Appalaches.

Le 15 mars dernier avait lieu la conférence de presse annonçant les projets qui recevront une aide financière dans le cadre du Fonds d’appui au rayonnement des régions (FARR). À cet effet, le projet déposé par le Comité de bassin de la rivière Chaudière (COBARIC) recevra une aide financière de 969 000 $ sur trois ans pour la réalisation du projet de lutte contre la berce du Caucase. Ce dernier dispose depuis peu d’un coordonnateur régional chargé de concerter les acteurs et de coordonner les actions. Le projet vise tout d’abord à dresser un portrait cartographique de la distribution de l’espèce dans la région de la Chaudière-Appalaches, laquelle est partagée entre 9 des 40 organismes de bassins versants (OBV) de la province. À cet égard, une fiche de signalement et une base de données permettront la compilation et la validation des observations.

Le projet permettra également la mise en place d’une boîte à outils régionale qui rassemblera les meilleurs outils de communication existants en lien avec la berce du Caucase, ainsi que ceux élaborés pour d’autres espèces exotiques envahissantes. Des formations visant à permettre un signalement efficace de la berce du Caucase seront offertes tout au long du projet pour les intervenants municipaux, de même que pour tous les autres intervenants clés. Une partie du financement permet dès à présent la poursuite de la lutte sur les sites déjà connus. Finalement, une équipe régionale dédiée à la lutte à la berce du Caucase sera mise sur pied.

La berce du Caucase a été introduite en Amérique du Nord depuis environ un siècle à des fins horticoles, en raison de sa très grande taille et de sa floraison spectaculaire. Rapidement, l’espèce s’est révélée envahissante et constitue maintenant une menace à la biodiversité, tout particulièrement en milieu riverain. De plus, la berce du Caucase sécrète une toxine qui, au contact de la peau et à la suite d'une exposition à la lumière, provoque des brûlures pouvant être sévères. Ainsi, lorsque présente, elle limite l’accès au territoire et peut entraîner des pertes économiques au niveau de la valeur des propriétés et des activités agricoles.

En date du 26 juillet 2018, des signalements et de l'arrache de berce du Caucase ont eu lieu à Kinnear's Mills, Saint-Fortunat et Saint-Pierre-de-Broughton. Des mentions à Thetford Mines et Irlande sont en cours de vérification. D'autres mentions ont été rapportées, cette fois au Centre-du-Québec.

Grâce à la collaboration de la Ville de Lévis, le formulaire de signalement en ligne pour la berce du Caucase est maintenant accessible à l’adresse suivante :

https://villedelevis.maps.arcgis.com/apps/GeoForm/index.html?appid=c680a3ffe1fc4ccb91f49cdf8c552ecf#top

Liens utiles

www.mddep.gouv.qc.ca/biodiversite/nuisibles/berce-caucase/index.htm

www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/brulures-causees-par-la-berce-du-caucase/

Sentinelle, outil de détection des espèces exotiques envahissantes : www.mddelcc.gouv.qc.ca/biodiversite/especes-exotiques-envahissantes/sentinelle.htm

Photo : COBARIC.

29 mars 2018 - Budget provincial 2018 : Un investissement majeur dans la gestion intégrée de l'eau

Le ministre des Finances, monsieur Carlos Leitao, présentait le 27 mars son budget 2018-19, qui passera certainement à l’histoire en raison de ses nombreuses propositions en matière de gestion de l’eau! Ce budget confirme notamment l’augmentation du soutien financier accordé aux organismes de bassins versants du Québec (OBV). Il prévoit aussi une longue série de mesures permettant de renforcer la gestion intégrée de l’eau au Québec, ce que tient à souligner et à célébrer le Regroupement des organismes de bassins versants du Québec (ROBVQ).

Collaboration : un soutien financier accru aux OBV du Québec

Les 40 OBV du Québec se verront dorénavant octroyer 10 millions par année pour un total de 30 millions de dollars sur trois ans, soit près du double de ce qu’ils recevaient auparavant. Il s’agit de la première augmentation du soutien financier depuis le déploiement de la gestion intégrée de l’eau sur l’ensemble du Québec méridional en 2009.

Pour le ROBVQ, cette annonce témoigne de la confiance et de la reconnaissance du gouvernement envers le travail accompli par les OBV du Québec. « Nous accueillons cette annonce avec beaucoup de joie et de gratitude, mais aussi avec un certain soulagement. Les OBV sont aujourd’hui enfin reconnus comme des partenaires majeurs du gouvernement. Ils pourront à ce titre jouer pleinement leur rôle de mobilisation et de concertation des municipalités, des entreprises et des groupes sociaux et environnementaux pour conserver notre précieuse ressource », se réjouit Caroline Brodeur, présidente du ROBVQ.

Cette annonce s’ajoute à de récentes propositions de la ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, madame Isabelle Melançon, afin de renforcer la légitimité des OBV du Québec, notamment en matière de protection des sources d’eau potable et de conservation des milieux humides et hydriques.

Rappelons que les OBV sont mandatés par le gouvernement du Québec, en vertu de la Loi sur l’eau, pour élaborer, mettre à jour, faire la promotion et assurer le suivi de la mise en œuvre des plans directeurs de l’eau (PDE). En collaboration avec les acteurs de leur territoire, ils ont élaboré 40 PDE approuvés par le gouvernement du Québec.

Action : appui à la mise en œuvre des PDE

En plus de la bonification du financement statutaire des OBV, le budget provincial prévoit une enveloppe dédiée aux partenaires responsables de la mise en œuvre des plans directeurs de l’eau. Pour Gilles Brochu, président du GROBEC, « une telle enveloppe permettra de passer de la planification à l’action concrète pour la conservation de nos ressources en eau, partout au Québec. »

Quelque 900 acteurs de l’eau ont participé à identifier des priorités d’intervention pour chaque bassin versant dans les plans directeurs de l’eau ; des interventions visant à protéger les cours d’eau, concilier les usages, diminuer la pollution, assurer la sécurité contre les inondations, ou encore favoriser l’accès à l’eau, par exemple. Pour monsieur Brochu, il convient de mettre en œuvre ces actions jugées prioritaires et il revient aux OBV du Québec d’assurer la cohésion des interventions par tous les intervenants impliqués. « Nous souhaitons travailler en collaboration avec le MDDELCC pour structurer un tel programme de mise en œuvre des PDE », conclut-il.

Vision : une Stratégie québécoise sur l’eau

C’est aussi avec grand enthousiasme que l’on constate qu’une enveloppe de 25 millions de dollars est prévue pour le développement d’une Stratégie québécoise sur l’eau, qui mobilisera l’ensemble de la société québécoise pour utiliser l’eau, la protéger et la gérer de façon intégrée et durable. Pour madame Brodeur, une telle stratégie « démontre clairement la volonté de la ministre Melançon de faire de l’eau - notre patrimoine collectif - une réelle priorité pour le Québec et d’en assurer une gestion durable pour les générations futures ». Les OBV du Québec s’engagent à soutenir la ministre Melançon et à collaborer activement au développement et à la mise en œuvre des plans d’action qui accompagneront la stratégie, établiront les objectifs à atteindre et prioriseront les actions à mettre en œuvre.

Plusieurs autres engagements clés

Une série de mesures structurantes pour les ressources hydriques du Québec viennent s’ajouter au portrait. Parmi celles-ci, il y a :

  • Un soutien aux MRC de 16,2 millions de dollars pour leurs efforts de protection des milieux humides et hydriques. Celui-ci assurera le succès de la mise en œuvre de la récente Loi sur la conservation des milieux humides et hydriques en appuyant l’élaboration des plans régionaux des milieux humides et hydriques par les MRC, avec notamment le soutien des OBV du Québec.
  • La création d’un Fonds bleu et un soutien aux OBV dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie maritime du Québec.
  • Une enveloppe de 8 millions de dollars pour lutter efficacement contre les espèces exotiques envahissantes, qui pourrait permettre de lutter contre des espèces telles que la berce du Caucase, les carpes asiatiques ou encore le myriophylle à épis en se dotant de différents outils de prévention, de détection et d’intervention.
  • Plusieurs mesures visant à renforcer la gestion durable des eaux pluviales.
  • Des investissements majeurs dans des projets d’adaptation aux changements climatiques et de soutien aux initiatives de la société civile et des municipalités locales, notamment en matière de gestion des eaux de surface et souterraines.
  • Plusieurs mesures en matière de gestion des inondations visant notamment à soutenir davantage le milieu municipal dans la prévention des sinistres, à cartographier les zones inondables et à acquérir des connaissances sur la vulnérabilité aux crues des résidences et des infrastructures.

Pour M. Brochu, « ces diverses annonces permettront au GROBEC de passer à l’action en matière de gestion et de protection de l’eau dans nos régions. »

Photo : ROBVQ.

27 mars 2018 - Rencontre de la Table de concertation pour l'eau de la Haute-Bécancour

Des représentants politiques et techniques d’organisations impliquées dans la gestion de l’eau ont été invités par le GROBEC à participer à une table de concertation pour le secteur de la Haute-Bécancour qui s’est tenue le 27 mars 2018 à Thetford Mines.

Les objectifs de cette table étaient de rassembler les acteurs de la Haute-Bécancour autour des dossiers prioritaires liés à l’eau, de les informer et de les documenter sur les problèmes et défis hydriques de la Haute-Bécancour et de concerter les organismes du milieu pour la mise en œuvre des actions issues du Plan directeur de l’eau (PDE).

Monsieur Daniel Cyr, ingénieur responsable du volet génie et environnement à la Ville de Thetford Mines, est venu présenter l’état d’avancement de la Mise aux normes des ouvrages d’assainissement de la Ville de Thetford Mines.

Mise aux normes des ouvrages d'assainissement de la Ville de Thetford Mines

Dans un second temps, Monsieur Jonathan Daigle, chargé de projet terrain et cartographie au GROBEC, a fait une présentation du rapport de Caractérisation de l’état des bandes végétales riveraines et de l’érosion du secteur urbain et minier de la Ville de Thetford Mines.

Caractérisation de l’état des bandes végétales riveraines et de l’érosion du secteur urbain et minier, Ville de Thetford - 2015

Une période de discussions et d’échanges sur les deux dossiers a suivi durant la rencontre.

Photo : GROBEC.

21 mars 2018 - Journée d'information sur l'eau

Le 21 mars 2018 se tenait la huitième édition de la Journée d’information sur l’eau ayant pour thème « Prochains défis municipaux en gestion de l’eau : Des outils pour s’adapter et se développer ». Plus de 130 acteurs provenant en majorité du secteur municipal, mais également des secteurs agricole, forestier et des associations riveraines ont participé à l’événement.

Les défis de gestion de l’eau sont nombreux et le milieu municipal est appelé à changer ses pratiques afin de s’adapter au nouveau contexte climatique. L’objectif de la journée de conférences était d’informer et d’outiller les acteurs clés de la gestion du territoire sur les défis à venir ainsi que sur les solutions concrètes qui s’offrent à eux.

Une douzaine de conférenciers et conférencières sont venus présenter un portrait des défis actuels, mais surtout, des projets novateurs permettant de s’adapter au climat changeant. Les participants ont pu constater les défis de la gestion de l’eau et les solutions possibles au niveau des infrastructures municipales, de la gestion des eaux de pluie, des pratiques agricoles ou de l’aménagement du territoire.

Cette activité est organisée par quatre organismes de bassin versant du Centre-du-Québec, soit ceux des rivières Yamaska (OBV Yamaska), Saint-François (COGESAF), Nicolet (COPERNIC) et Bécancour (GROBEC), ainsi que par le Conseil régional de l’environnement (CRECQ). Les organisateurs ont pu compter sur la participation financière de plusieurs organisations dont, JFSA (partenaire OR) ainsi que LCL Environnement, Les services EXP inc. et Aiglon Indigo (partenaires ARGENT).

Programme et conférences

Photo : COGESAF.

15 mars 2018 - L’omble de fontaine à l’étude dans le bassin versant de la rivière au Pin

Le GROBEC a complété un projet d’étude et de caractérisation du bassin versant de la rivière au Pin, avec une attention particulière à son principal tributaire, la rivière Blanche.

Plus spécifiquement, un portrait précis de l'omble de fontaine - ou truite mouchetée - et de ses habitats a été réalisé et permet de cibler des sites potentiels d'aménagement et de mise en valeur pour l'espèce.

Les résultats de l’étude démontrent que l’omble de fontaine est présent dans 24 des 27 cours d’eaux pêchés. On y retrouve l’espèce dans une proportion de 35,5 individus par 100 m2 pour le bassin versant de la rivière Blanche, et de 42,7 individus par 100 m2 pour le bassin versant de la rivière au Pin. Les faciès d’écoulement de la rivière au Pin changent considérablement de l’amont vers l’aval. Six des stations échantillonnées avaient le ratio optimal de rapide et de fosse pour l’habitat de l’omble de fontaine. Au niveau de la granulométrie, les rivières Blanche et au Pin étaient principalement composées de gravier et de cailloux. Un total de 40,1 km linéaires de cours d’eau avec des bandes riveraines absentes ou déficientes a été répertorié dans le bassin versant, principalement dans les secteurs agricoles.

En regard des résultats de cette étude, 14 secteurs du bassin versant de la rivière au Pin ont été identifiés pour y réaliser des aménagements. Certains aménagements visent la mise en valeur du bassin versant au moyen de parcours de pêche, tandis que les autres ont pour but d’augmenter la reproduction de l’omble de fontaine.

Le bassin versant de la rivière au Pin, d’une superficie de 167 km², est situé en amont du bassin hydrographique de la rivière Bécancour. La rivière au Pin prend sa source dans le lac Sunday, situé dans la municipalité de Saints-Martyrs-Canadiens, et parcourt près de 24,6 km avant de terminer sa course dans la rivière Bécancour au niveau de la municipalité d’Irlande. Les lacs Breeches, de l’Est et Morin se trouvent aussi dans ce bassin versant, de même que plusieurs milieux humides à grande valeur écologique.

Étude et caractérisation du bassin versant de la rivière au Pin - 2018

Ce projet est rendu possible grâce à l’appui financier et technique de la Fondation de la Faune du Québec, Héritage Faune, les municipalités de Saint-Julien, Saint-Jacques-le-Majeur-de-Wolfestown et d’Irlande, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, le Regroupement des chasseurs et pêcheurs des Appalaches, l’Agence régionale de mise en valeur des forêts privées de la Chaudière, le Sentier pédestre des 3 monts et la MRC des Appalaches en vertu de son programme de subvention - Amélioration des cours d’eau 2017.

Photo : GROBEC.

24 février 2018 - Record d’achalandage pour le tournoi de pêche blanche au lac William

Le GROBEC et ses partenaires ont accueilli un nombre record de participants lors de la troisième édition du Tournoi familial de pêche sur glace Pronature Sports qui a eu lieu samedi le 24 février aux abords du Manoir du Lac William à Saint-Ferdinand. Près de 300 personnes, dont plus de la moitié étaient des enfants, se sont laissé tenter par cette activité de plein air dont l’objectif est de former une relève aux rudiments de la pêche blanche tout en encourageant la remise à l’eau des poissons.

À défaut d’une pêche miraculeuse - les poissons ayant été plus discrets qu’à l’habitude - les petits et les grands ont profité du site enchanteur et de la météo clémente pour s’amuser en famille et faire le plein de cadeaux. Pour l’occasion, les équipes composées minimalement d’un adulte et d’un enfant recevaient un kit de pêche d’une valeur de 45 $. Plus de 1 800 $ de prix étaient remis aux participants dans le cadre d’un tournoi photographique où chaque équipe devait fournir des preuves de leurs captures en échange d’une participation à un tirage. Une perceuse Rapala d’une valeur de 600 $, ainsi qu’un forfait escapade familiale, gracieuseté du Manoir du Lac William, étaient également offerts en prix de présence.

« C’est un honneur pour Pronature Sports de Plessisville de commanditer une activité qui vise la famille au grand complet, autant les adultes que les enfants », a fait savoir le propriétaire M. Gilles Bellemare. « Durant toute la journée, on ne voyait que les sourires sur les visages des personnes présentes. Les enfants étaient émerveillés lorsqu’ils réussissaient à attraper un poisson avec leur ligne. Pour moi, cela faisait ma journée de les voir si heureux. Je voudrais remercier tous les participants, les bénévoles ainsi que les nombreux commanditaires sans qui cet évènement n’aurait pas lieu. Milles mercis à tous et à l’an prochain pour une quatrième édition », ajoute M. Bellemare.

« Comme vous le savez, le Manoir du lac William encourage et soutient plusieurs organismes de la région et cela dans plusieurs causes. Depuis trois ans, nous sommes fier de soutenir le GROBEC dans la réalisation du tournoi de pêche sur glace pour la relève », affirme pour sa part le copropriétaire M. Franco Lessard. « Nos jeunes ont la chance d’avoir un milieu de vie convoité par les grands centres. Cette activité tenue sur le lac William démontre à nos jeunes l’importance de protéger ces joyaux que sont nos lacs, comme les lacs Joseph, William et à la Truite. J’encourage la population à soutenir le GROBEC qui a comme mandat la protection du bassin versant de la rivière Bécancour. Grâce à eux et à d’autres organismes comme l’association de protection du lac à la truite, nous pourrons ensemble protéger et améliorer nos cours d’eau qui, croyez-moi, font l’envie de plusieurs citadins. Encore félicitations pour cette belle réussite et l’équipe du Manoir vous dit à l’an prochain », de conclure M. Lessard.

Pour Angély Bibeau, 6 ans, il s'agissait de sa première expérience de pêche sur glace. Elle dit avoir aimé se promener en véhicule ARGO pour se rendre sur le site. Son équipe a attrapé un brochet et elle a insisté pour le prendre. « C'était vraiment le fun quand j'ai pris le poisson dans mes bras et qu'il a gigoté ». Elle ajoute aussi : « C'était vraiment le fun de jouer avec des amis ». En effet elle s'est beaucoup amusée avec d'autres enfants présents sur le site de pêche. Elle a beaucoup aimé jouer dans la salle du manoir avec les autres enfants et prendre un chocolat chaud ainsi qu’une collation. « C'était vraiment le fun de jouer dans la salle et de manger des carottes. Et les tirages aussi ».

Le GROBEC remercie tous les partenaires qui ont fait de cette activité un succès, soit Pronature Sports de Plessisville, le Manoir du Lac William, Les tout-terrains Argo PG, Rapala, la municipalité de Saint-Ferdinand, l’Association de chasse et pêche de Plessisville, l’Association du lac William, la Société coopérative agricole de Princeville (Home Hardware) et le député d’Arthabaska M. Éric Lefebvre. Ce projet a bénéficié d’un soutien financier du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, rendu possible grâce aux revenus issus de la vente des permis de chasse, de pêche et de piégeage au Québec.

Album photo du Tournoi familial de pêche sur glace Pronature Sports

Publicité du Tournoi familial de pêche sur glace Pronature Sports

Photo : GROBEC.

06 février 2018 - Un projet de recherche vise à reconstituer l'histoire évolutive des lacs du bassin versant de la rivière Bécancour

Le GROBEC, appuyé par l'Association de protection du lac à la Truite d'Irlande (APLTI), l'Association du lac William (ALW), l'Association des riveraines et riverains du lac Joseph (ARRLJ), les municipalités de Thetford Mines, Irlande, Saint-Ferdinand, Saint-Pierre-Baptiste, Inverness ainsi que les MRC des Appalaches et de L’Érable, s'associe à l'Université Laval afin de lancer une étude de reconstitution paléolimnologique de l’évolution des lacs du bassin versant de la rivière Bécancour.

À l’origine de ce projet, un constat : l’état de santé des lacs de la rivière Bécancour est préoccupant. Les lacs à la Truite et William en plus de l’étang Stater sont notamment aux prises avec une problématique d'ensablement. Ces trois plans d’eau, en plus des lacs Joseph et Bécancour, sont également à un niveau avancé d'eutrophisation, c’est-à-dire de vieillissement. L'apparition récurrente de cyanobactéries (ou algues bleu-vert) à la surface des lacs William et Joseph, et dans une moindre mesure le lac Bécancour, témoigne d'ailleurs de cette problématique.

Une condition produisant de nombreux effets collatéraux

Les municipalités sont directement touchées par la condition précaire des lacs, laquelle impacte les activités socio-économiques et réduit le potentiel touristique de la région entière. En effet, le mauvais état de santé des lacs du bassin versant de la rivière Bécancour nuit à l’approvisionnement en eau potable, aux activités de baignade, de pêche, de camping, à la pratique de loisirs nautiques, en plus de diminuer la valeur immobilière des propriétés situées en bordure des lacs.

La mauvaise qualité de l'eau du bassin versant de la rivière Bécancour et la situation préoccupante des lacs Bécancour, à la Truite, William et Joseph ont été démontrées à plusieurs reprises dans des rapports publiés au cours des quarante dernières années et différents éléments ont été mis en cause. Cependant, le manque de connaissances détaillées concernant l'état naturel des lacs et leur évolution depuis l'établissement des populations humaines dans la région jusqu'à aujourd'hui empêche l'identification certaine des évènements qui ont pu contribuer dans le passé à leur dégradation et limite considérablement les efforts de préservation et de rétablissement.

L'étude utilisera une approche paléolimnologique basée sur l'étude des caractéristiques des couches de sédiments déposées au fond des lacs au fil du temps. Des analyses granulométriques, géochimiques et diatomifères (micro-algues), accompagnées de datations radiométriques, permettront de détecter des changements historiques quant à la provenance et du taux d'accumulation des sédiments, de fournir des indications détaillées concernant l'évolution de l'état trophique des lacs et d'associer ces modifications à des évènements passés survenus dans le bassin versant.

Il sera ainsi possible de caractériser l'état naturel des lacs, de déterminer si leur capacité de support a été franchie et d'identifier avec certitude les causes précises de l'ensablement et de l'eutrophisation. En plus des lacs Bécancour, à la Truite, William et Joseph, l'évolution de l'étang Stater sera également étudiée afin d'obtenir un portrait global et comparatif des changements survenus dans le bassin de la rivière Bécancour.

Des retombées environnementales importantes pour la région

Le projet, qui s’échelonnera sur une période de quatre ans, est doté d’un budget de 312 000 $ et sera principalement réalisé par M. Olivier Jacques, étudiant au doctorat en sciences géographiques. L'étudiant sera dirigé par Dr. Reinhard Pienitz, professeur titulaire au Département de géographie de l'Université Laval.

Les résultats de cette étude auront des retombées importantes pour la gestion future des lacs du bassin versant de la rivière Bécancour et pourront contribuer à l’amélioration environnementale de la région.

Photo : GROBEC.

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Le Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC) est un organisme sans but lucratif ayant pour mandat de mettre en place la gestion intégrée de l’eau sur le territoire des bassins versants de la zone Bécancour.

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Fort de son savoir sur le territoire, acquis pendant l’élaboration du PDE, et supporté par une expertise tirée de la réalisation de divers projets, l’équipe du GROBEC met ses compétences au service du milieu, à un tarif concurrentiel.

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