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NOUVELLES 2013

3 décembre 2013 - Identification des sous-bassins agricoles prioritaires en Chaudière-Appalaches

Le Regroupement des organismes de bassins versants de la Chaudière-Appalaches (OBV-CA) travaille présentement sur un nouveau projet d’identification des sous-bassins agricoles prioritaires dans la région.

Ce projet est chapeauté par le Comité de bassin de la rivière Chaudière (COBARIC) en collaboration avec le Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC). Il est réalisé dans le cadre du Programme Prime-Vert, sous-volet 3.1 – Approche régionale avec une aide financière du Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation. Il se déroule depuis septembre 2013 pour se terminer en août 2014. L’objectif est de produire un portrait régional des zones prioritaires d’intervention pour lesquelles la dégradation de la qualité de l’eau semble provenir majoritairement du secteur agricole.

Une analyse de la qualité de l’eau et des facteurs limitant le maintien ou l’amélioration de la ressource permettra de prioriser les sous-bassins pour lesquels il importe de mettre en place des projets collectifs de gestion intégrée de l’eau par bassin versant en milieu agricole. Ce projet nécessite donc la collecte de données auprès de partenaires régionaux, notamment les clubs-conseils en agroenvironnement.

Les neuf OBV de la région de la Chaudière-Appalaches impliqués dans le projet possèdent déjà beaucoup d’informations pertinentes et ont déjà amorcé une telle analyse dans le cadre de leur Plan directeur de l’eau, et ce, à l’échelle de leur zone de gestion respective. Ce projet permettra donc la mise en commun de ces informations à l’échelle régionale afin que les OBV puissent établir, en concertation, une liste des bassins versants à prioriser, après quoi un portrait pour les vingt bassins les plus problématiques sera réalisé.

Comme il a été mentionné dans le Plan d’action de l’approche régionale en Chaudière-Appalaches, un portrait des zones où la problématique de qualité de l’eau est réellement d’origine agricole est essentiel et permettra d’établir une hiérarchie entre les différents sous-bassins de la région. De cette façon, on s’assurera d’investir des sommes et des efforts pour la coordination de projets collectifs agricoles aux endroits où il sera possible d’avoir les plus grands bénéfices pour la qualité de l’eau et les écosystèmes associés, sans négliger les différents usages de la ressource.

Photo : GROBEC.

7 novembre 2013 - Consultation publique sur le Plan d'action du secteur Fleuve

Le GROBEC vous convie à une consultation publique sur le Plan d’action du Plan directeur de l’eau (PDE) du secteur Fleuve des bassins versants de la zone Bécancour. Cette consultation aura lieu le jeudi 7 novembre 2013 à 13h00 au Club de golf de Gentilly, situé au 3325, rue des Albatros à Bécancour.

Le secteur Fleuve s’étend des bassins versants de la rivière Marguerite à la Petite rivière du Chêne et correspond à peu de chose près aux limites de la MRC de Bécancour.

Des actions préalablement identifiées vous seront d’abord présentées, après quoi vous serez amenés à échanger sur la priorisation de ces actions et les acteurs de réalisation.

Le Plan d’action qui en découlera ne sera complet et réaliste que s’il représente l’ensemble du milieu et de ses préoccupations, c’est pourquoi votre participation à cette consultation publique s’avère primordiale.

Nous vous demandons de confirmer votre présence d’ici le vendredi 1er novembre en vous adressant à Madame Lisanne Chauvette, soit par téléphone au 819 980-8038, poste 204, ou par courriel : lisanne.chauvette@grobec.org.

Les documents de travail pour cette consultation publique seront déposés le 23 octobre dans le Plan d'action de la section PDE du site Internet du GROBEC.

11 octobre 2013 - Hydrogéo Bécancour : les eaux souterraines mieux connues

Le projet Hydrogéo Bécancour, principalement financé par le ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs dans le cadre du Programme d’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines (PACES), est enfin complété.

Le projet, qui s’est échelonné de 2009 à 2013, a permis d’établir un portrait des ressources en eau souterraine pour la partie centricoise de la zone Bécancour qui comprend les bassins versants des rivières Bécancour, Marguerite, Godefroy, Gentilly, de la Ferme, du Moulin, aux Glaises, aux Orignaux et de la Petite rivière du Chêne, ce qui représente une superficie totale de près de 2 859 km².

Coordonné par l’Université du Québec à Montréal (UQAM), le projet Hydrogéo Bécancour a bénéficié de la collaboration d’un ensemble de partenaires régionaux : la Conférence régionale des élus du Centre-du-Québec, l’Agence de géomatique du Centre-du-Québec, les MRC d’Arthabaska, de Bécancour, de L’Érable et de Nicolet-Yamaska, le Cégep de Thetford ainsi que le GROBEC.

Les données acquises, les cartes produites et les analyses qui en découlent pourront renseigner les utilisateurs sur la qualité et la quantité d’eau souterraine, de même que sur sa vulnérabilité, sa recharge, son écoulement et plusieurs autres aspects importants de cette ressource. Ces informations seront directement utiles pour la gestion efficace et durable de nos aquifères.

Les artisans d’Hydrogéo Bécancour souhaitent à présent maximiser les retombées du projet et assurer la pleine utilisation des données disponibles par le milieu. Entre autres, les connaissances pourront être intégrées aux divers outils de gestion territoriale existants tels que les schémas d’aménagement et de développement (SAD) et le plan directeur de l’eau (PDE).

Vous pouvez prendre connaissance des résultats du projet Hydrogéo Bécancour en visitant le site Web du projet.

Photo : Miryane Ferlatte.

7 octobre 2013 - Caractérisation ichtyologique des lacs William et Joseph et état de la population du doré jaune

Lors de la semaine du 7 octobre, le MDDEFP de la région Mauricie-Centre-du-Québec a procédé au premier de deux échantillonnages du poisson dans les lacs Williams et Joseph.

Ces échantillonnages permettront d’obtenir de nombreuses informations sur les populations de doré jaune et de perchaude (la technique de capture n’étant pas suffisamment adaptée aux autres espèces).

Les paramètres échantillonnés sont : l’abondance, la distribution en taille, la longueur et le poids, la distribution en âge et cohortes, la maturité sexuelle et abondance des femelles matures, la mortalité et si possible, la contamination au mercure.

Voici les résultats partiels et non officiels de la première année d’inventaire. Une deuxième année est toujours prévue pour dresser un portrait complet de la population de doré, ce qui nous permettra par la même occasion de compléter le portrait de la communauté.


Ces inventaires sont nécessaires aux gestionnaires afin de gérer durablement la ressource et d’ajuster la règlementation s’il y a surpêche. Puisque aucun inventaire complet n’a été réalisé depuis les années 70, cette mise à jour sera plus qu’utile aux gestionnaires de la ressource. Les résultats finaux de cette étude seront disponibles à l’hiver 2014-2015 puisque deux échantillonnages de deux années subséquentes sont nécessaires pour avoir un portrait complet de la population.

Nous en profitons pour vous rappeler qu’un plan de gestion du doré est en vigueur depuis 2011 et que des tailles minimales et maximales s’appliquent sur les prises de doré dans les lacs William et Joseph. Les informations recueillies vont permettre un meilleur suivi du plan de gestion pour ces deux lacs. Pour plus d’information, vous pouvez consulter le site suivant.

Photo : GROBEC.

3 octobre 2013 - De nouveaux aménagements pour la rivière Noire

L’Agence forestière des Bois-Francs (AFBF) est heureuse d’annoncer que d’importants travaux d’aménagements ont été réalisés pour l’habitat du poisson sur la rivière Noire, au Domaine des Bouleaux dans la paroisse de Plessisville. L’entreprise Énergie Valero Inc. a consacré plus de 100 000$ à ce projet de compensation réalisé à la suite de l’implantation du Pipeline Saint-Laurent qui relie sa raffinerie de Lévis à son centre de distribution de Montréal-Est, en passant par le sous-bassin de la rivière Noire.

Le projet consistait au démantèlement d’un pont faisant obstacle à la libre circulation du poisson sur la rivière Noire. Afin de restaurer les lieux, deux seuils en enrochement, deux fosses, douze abris pour les poissons, un enrochement de rive d’une longueur de 100 mètres de part et d’autre du cours d’eau ainsi que la revégétalisation de 170 mètres de bande riveraine ont été réalisés en septembre dernier.

L’aménagement de seuils, de fosses et d’abris améliorera grandement l’habitat d’espèces comme l’omble de fontaine. Quant à l’aménagement de la bande riveraine, elle permettra de créer de l’ombrage sur la rivière et ainsi diminuer la température de l’eau. Le pont du domaine des Bouleaux occasionnait également une retenue d’eau qui provoquait des problèmes récurrents d’érosion des berges, réduisant par le fait même la superficie des terrains des riverains. La stabilisation des berges et l’aménagement de la bande riveraine permettra de réduire ces problèmes d’érosion.

« Je tiens à souligner la participation d’Énergie Valero Inc., le Groupement Agro-Forestier Lotbinière-Mégantic, la Paroisse de Plessisville ainsi que la collaboration des propriétaires riverains du domaine des Bouleaux, sans qui la réalisation de ce projet n’aurait pu être possible », mentionne le directeur-général de l’Agence forestière des Bois-Francs, M. Guy Larochelle.

Le projet de compensation de l’habitat du poisson d’Énergie Valero Inc. s’inscrit dans la cadre du Projet d’aménagement intégré du sous-bassin de la rivière Noire, coordonné par l’AFBF. Mis en place en 2010, il vise à favoriser l’implantation, à l’échelle du sous-bassin versant, d’une approche globale d’aménagement intégré des ressources (forêt, faune, eau, etc.) qui facilitera le développement durable de la forêt privée.

Source et photo : Agence forestière des Bois-Francs.

29 août 2013 - Espèces de poisson d’intérêt dans le bassin versant

En juillet et août 2013, des inventaires de poissons se sont déroulés dans les principales rivières du Centre-du-Québec.

Le ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs, en collaboration avec les organismes de bassins versants COGESAF, GROBEC et COPERNIC, ont réalisé trois semaines d’inventaire faunique afin de vérifier la présence d’espèces de poisson d’eau douce menacées ou vulnérables dans les grandes rivières du Centre-du-Québec. Trois espèces étaient ciblées, soit le fouille-roche gris, le dard de sable et le chat-fou des rapides. Le fouille-roche gris et le dard de sable sont des petits poissons de la famille des percidés vivant respectivement dans les cours d’eau à fond de gravier et dans les cours d’eau à fond de sable. Pour ce qui est du chat-fou des rapides, petit poisson de la famille des barbottes, il se retrouve principalement dans les cours d’eau rocheux à courant rapide. Malgré leur faible intérêt pour la pêche sportive, leur place dans l’écosystème aquatique est nécessaire pour la survie d’autres espèces.

Sur le territoire de gestion du GROBEC, la majorité des pêches scientifiques ont étés réalisées sur le tronçon principal de la rivière Bécancour. De plus, une pêche a été faite sur la rivière Bourbon en plus d’une seconde sur le ruisseau Bullard. Parmi les espèces capturées, on retrouve :

Achigan à petite bouche, barbotte brune, bec de lièvre, chabot sp., chat-fou des rapides, chevalier rouge, crapet de roche, crapet soleil, dard barré, dard de sable, doré jaune, épinoche à cinq épines, fondule barré, fouille-roche gris, fouille-roche zébré, méné laiton, lamproie sp., lépisosté osseux, méné à museau noir, méné à nageoires rouges, méné à tache noire, méné bleu, meunier noir, mulet à cornes, naseux des rapides, naseux noir, omble de fontaine, ouitouche, perchaude et raseux-de-terre noir ou gris.

Les méthodes de capture utilisées visaient des espèces de petite taille et les poissons sportifs tels que les brochets, maskinongés, salmonidés et autres n’ont probablement pas pu être capturés à cause de la méthode utilisée et de la largeur des cours d’eau échantillonnés.

Ces données permettront d’élargir les connaissances du GROBEC sur les espèces présentes dans le bassin versant, leur répartition amont-aval, leurs habitats préférentiels ainsi que les espèces en association.

De plus, la distribution des espèces à statut particulier a pu être compilée dans la base de données du Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec (CDPNQ).

Le partenariat entre le ministère et les organismes de bassins versants aura permis d’acquérir des connaissances très pertinentes pour la mise à jour des Plans directeurs de l’eau.

Photo : COPERNIC.

19 août 2013 - Les travaux de restauration du seuil naturel du lac Joseph complétés

Les travaux de restauration du seuil naturel du lac Joseph ont été réalisés sur une période de deux semaines et demi à la fin du mois de juillet. Ces travaux visaient à aménager un seuil en enrochement d'une largeur de 50 mètres et d'une hauteur de 3 mètres en amont de la confluence de la rivière Bécancour et du ruisseau Bullard, à l'intérieur des limites de la municipalité d'Inverness.

Ce projet, qui permettra de rehausser le niveau du lac au moment de l'étiage estival pour restituer les niveaux d'eau originels, était très attendu par les membres de l'Association des riverains du lac Joseph en raison de ses retombées positives prévues sur les activités nautiques.

Le préfet de la MRC de L'Érable, Sylvain Labrecque, a souligné la bonne collaboration entre les deux entreprises, soit A. Grégoire et fils de Plessisville, qui a procédé à la construction du seuil, et Excavations Bois-Francs, qui a assumé le transport et la fourniture de pierres, ainsi que celle des propriétaires de chalets qui ont offert bénévolement leur aide pour aider à la circulation dans le secteur pendant la durée des travaux.

« Le niveau du lac était en baisse et ce projet permettra d'y maintenir l'eau pour plusieurs années à venir », s'est réjoui M. Labrecque soulignant aussi le réaménagement d'une partie d'une berge érodée dans ce même secteur.

Rappelons que ce projet a subi un très long parcours au cours des cinq dernières années pour l'obtention des autorisations nécessaires en plus d'être soumis aux audiences du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) qui s'était dit satisfait du bien-fondé de celui-ci ayant l'avantage d'améliorer l'accès des riverains au lac sur le plan récréatif tout en améliorant la qualité environnementale et écologique du lac.

Le coût total du projet devrait avoisiner les 155 000 $ financé pour près de la moitié par différents ministères (Faune et Transports) en plus de 10 000 $ par l'Association des riverains, diverses fondations et les trois municipalités concernées, soit Inverness, Saint-Pierre-Baptiste et Saint-Ferdinand. Plus de 100 000 $ avaient aussi été dépensés en études et payés en grande partie par les riverains.

Source et photo : Carol Isabel, La Nouvelle Union.

2 juillet 2013 - Actions pour contrer les cyanobactéries dans la zone Bécancour

Jonathan Daigle prendra le relai des actions pour contrer les cyanobactéries en remplacement de Bénédicte Ballard, partie en congé de maternité. De plus, une stagiaire, Roxane Champagne, a été embauchée cet été par le GROBEC afin d’œuvrer auprès des riverains. Nous invitons donc les associations riveraines à communiquer avec Jonathan Daigle ou Roxane Champagne pour toute demande en lien avec leur lac, que ce soit les algues bleu-vert ou l’aménagement d’une bande végétale riveraine.

Photo : GROBEC.

Stratégie québécoise d'économie d'eau potable

Bien que 10 % du territoire québécois soit couvert d'eau douce, il a été constaté que notre utilisation de cette ressource est anormalement élevée. En effet, le Québec est un des plus grands consommateurs d’eau au monde et sa consommation dépasse de 35 % celle de la moyenne canadienne. On attribue ce fait aux pertes d’eau dues aux fuites dans les réseaux, mais aussi à la surconsommation de la ressource. Au Québec, un mètre cube d’eau potable coûte 1.51$ à produire et distribuer. Une réduction de 20 % de la consommation pourrait représenter jusqu’à 2 milliards d’économies sur 20 ans. Différentes mesures sont tentées par des municipalités comme l’application de la réglementation, le subventionnement d’équipements économiseurs d’eau, l’installation de compteurs, les campagnes de sensibilisation et les programmes de détection et de réparation des fuites. Bien qu’utiles, ces engagements ne suffisent pas à réduire de façon significative la consommation en eau du Québec.

Depuis les années 70, de nombreuses mesures ont été mises en place en matière d’économie et de gestion d’eau potable. Cependant, depuis les années 2000, des stratégies réglementaires de plus en plus concrètes et des outils efficaces ont été élaborés :

  • Le guide sur L’économie d’eau potable et les municipalités, publié dans sa première version en juin 2000, mise à jour en 2011.
  • Le Règlement sur la qualité de l’eau potable (LQE, Q-2, r.40), entré en vigueur en juin 2001 et suivi en septembre 2002 du Guide de conception des installations de production d’eau potable.
  • La Politique nationale de l’eau, lancée en novembre 2002.
  • La réserve financière municipale pour les services d’eau, créée en juin 2005.
  • Le Guide d’élaboration d’un plan d’intervention pour le renouvellement des conduites d’eau potable et d’égout, publié en octobre 2005.
  • L’Entente sur les ressources en eaux durables du bassin des Grands Lacs et du Fleuve Saint-Laurent, signée en 2005.
  • La Loi sur le développement durable, adoptée en 2006.
  • Le rapport Mieux tarifier pour mieux vivre ensemble du Groupe de travail sur la tarification des services publics, publié en 2008.
  • Le Règlement sur la redevance exigible pour l’utilisation de l’eau (LQE, Q-2, r. 42.1), adopté le 1er décembre 2010.

La Stratégie québécoise d’économie d’eau potable a été élaborée en 2011 par le Ministère des Affaires municipales, des régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT). Dans le but de réduire les coûts d’exploitation et afin d’éviter l’augmentation de la capacité des réseaux ou la création de nouveaux ouvrages, deux objectifs sont élaborés dont l’atteinte est prévue pour 2017 :

  • Réduire d’au moins 20 % la consommation moyenne d’eau par personne pour l’ensemble du Québec par rapport à l’année 2001.
  • Réduire le taux de fuites pour l’ensemble des réseaux d’aqueduc à un maximum de 20 % du volume d’eau distribué et à un maximum de 15 mètres cubes par jour par kilomètre de conduite.

Au 1er avril 2012, les organismes municipaux devaient notamment avoir produit un état de la situation, un plan d’action ainsi que l’adoption d’une réglementation sur l’eau potable. Elles devaient également produire un bilan de l’usage de l’eau et, si nécessaire, mettre en place un programme de détection et de réparation des fuites. Dans le cas où les objectifs ne sont pas atteints d’ici 2014, les municipalités devront installer des compteurs d’eau dans le secteur non résidentiel et s’ils ne sont toujours pas atteints d’ici 2017, elles devront introduire une tarification adéquate après consultation du milieu municipal.

Le gouvernement du Québec contribue également à l’atteinte des objectifs de la Stratégie par des engagements tels que la production de guides et d’outils, la révision du Code de construction pour interdire l’installation d’accessoires et d’équipements surconsommant de l’eau, le maintien des politiques d’économie d’eau potable, la formation d’un comité de suivi, etc.

À l’intérieur du territoire du GROBEC, la municipalité de Saint-Adrien-d’Irlande, par exemple, s’est engagée dans la Stratégie et a adopté en 2012 une réglementation. Celle-ci contribuera à l’atteinte des objectifs visant à réduire de 20 % la consommation moyenne d’eau par personne et le taux de fuite du réseau de distribution. Les dispositions ciblent notamment le contrôle de l’arrosage, des systèmes de bassins et jeux d’eau, du lavage extérieur, de l’irrigation agricole, etc.

L’économie d’eau potable est l’affaire de l‘ensemble des municipalités du Québec qui assurent la distribution, la gestion et la réglementation à l’échelle locale. À l’échelle provinciale, les instances ministérielles la réglementent et l’encadrent. Cependant, l’utilisation de l’eau passe aussi par chaque goutte versée par le citoyen. D’ailleurs, le Programme d’économie d’eau potable vous invite à vous inscrire au concours de la Journée compte-gouttes qui aura lieu le 15 juillet prochain. En choisissant le geste que vous poserez pour économiser l’eau potable, vous courez la chance de gagner plusieurs prix. Profitez-en aussi pour calculer votre consommation, puis voyez comment la réduire grâce aux trucs, astuces et autres produits bleus.

7 juin 2013 - Inauguration de la phase II et bilan du projet d'aménagement durable de la rivière Osgood

De gauche à droite : M. Daniel Cyr, administrateur du GROBEC; M. André Martin, président directeur général de la Fondation de la faune du Québec (FFQ); M. Philippe Chabot, maire de Saint-Jacques de Leeds; Mme Marie-Klaude Paquet, présidente des Caisses Populaires Desjardins de la Région de Thetford; M. Robert Blais, président du groupement agro-forestier Lotbinière-Mégantic inc.; M. Paul Vachon, Maire de Kinnear’s Mills; M. Ghislain Hamel, préfet de la MRC des Appalaches; M. Jean-Philip Gagné, attaché politique du député de Lotbinière-Frontenac M. Laurent Lessard et Mme Sylvie Fortin, représentante de la CRÉ Chaudière Appalache.

Le président du Groupement agro-forestier Lotbinière-Mégantic, M. Robert Blais, a présenté le 7 juin 2013 à Kinnear's Mills le bilan du projet d’aménagement durable de la rivière Osgood. Or, le bilan des quatre dernières années pour l’ensemble de projets lié à la rivière Osgood représente un investissement global de 532 276 $.

D’autre part, il montre clairement les effets positifs sur l’habitat de l’omble de fontaine et sur les utilisateurs du milieu, qui profitent de l’aménagement du site pour initier des activités de mise en valeur telles que : des ensemencements de truite, la fête de la pêche et la création d’une école de pêche à la mouche destinée aux jeunes de la région.

Évaluée à 181 500 $, la phase II de ce projet, réalisé à l’automne 2012, a permis de poursuivre les efforts d’aménagement et de restauration débutés en 2010, tout en apportant des solutions concrètes aux problèmes soulevées par l’étude de caractérisation du bassin versant réalisée en 2009-2010.

À cet effet, les travaux entrepris dernièrement visaient l’installation de cinq seuils, quatre déflecteurs doubles, neuf déflecteurs simples et un enrochement de rive d’une longueur de 140 mètres. De plus, l’ajout de 18 nouvelles fosses et 50 abris pour les poissons, a porté à plus de 32, les fosses sur le parcours de pêche incluant un prolongement du sentier pédestre qui atteint aujourd’hui 4,5 km.

« Je tiens à souligner l'importante contribution des nombreux partenaires qui nous ont supportés dans cette aventure. Je suis également reconnaissant envers les propriétaires de boisés qui nous ont autorisés un droit de passage afin que la population puisse dorénavant accéder à cette magnifique rivière » a mentionné le président du Groupement Agro-Forestier Lotbinière-Mégantic, M. Robert Blais.

À ce titre, soulignons que le projet a bénéficié de l’apport des propriétaires de boisés privés et de partenaires, notamment : la Conférence régionale des élu(e)s de la Chaudière-Appalaches (336 001 $), le député de Lotbinière-Frontenac, la Fondation de la Faune du Québec, les Caisses Populaires Desjardins de la Région de Thetford, les municipalités de Kinnear’s Mills et Saint-Jacques de Leeds, le Groupement forestier Lotbinière-Mégantic et le ministère des Ressources naturelles et de la Faune.

C’est dans ce contexte que le député de Lotbinière-Frontenac, M. Laurent Lessard, en présence des partenaires politiques et socioéconomiques, a inauguré la phase II de ce projet d’aménagement durable de la rivière Osgood. « Je suis extrêmement fier d’être ici aujourd’hui afin d’inaugurer ce projet. Je tiens à souligner l’importance d’un tel projet qui a un impact direct sur la qualité de vie des citoyens de Kinnear’s Mills et de tous ceux et celles qui viendront profiter des aménagements qu’offre ce magnifique site. »

Source : Mathieu Wéra-Bussière. Photo : Gabriel St-Hilaire.

6 juin 2013 - Inauguration d'un parcours d'interprétation au parc régional des Grandes-Coulées

De gauche à droite : M. Raphaël Thibault-Gobeil, coordonnateur de projets à la Fondation Hydro-Québec pour l’environnement ; M. Steve Garneau, coordonnateur du parc régional des Grandes-Coulées ; M. Gilles Brochu, président du GROBEC.

Le GROBEC et ses partenaires inaugurent les nouveaux panneaux d’interprétation disposés le long des sentiers du secteur de la Forêt Ancienne, dans le parc régional des Grandes-Coulées. La Fondation Hydro-Québec pour l’environnement a consacré 49 800 $ à ce projet de mise en valeur des écosystèmes du parc, qui vient compléter les infrastructures d’accueil et de service financées par la MRC de L’Érable.

D’une superficie de 900 ha, le secteur de la Forêt Ancienne, traversé par la rivière Noire, abrite une grande diversité d’écosystèmes et plusieurs espèces vulnérables ou menacées telles que la tortue de bois, le noyer cendré et la sanguinaire du Canada. Le projet a pour but d’enrichir l’expérience de promenade des visiteurs, de sensibiliser ceux-ci à la dynamique des écosystèmes et de les inciter à rester sur les sentiers balisés afin de protéger les habitats des espèces fragiles.

Pour limiter le piétinement hors sentier, on a construit une passerelle qui enjambe la rivière Noire de façon à relier en boucle les deux sentiers qui longeaient déjà les deux côtés de la rivière sur une dizaine de kilomètres, ainsi qu’une plate-forme d’observation de la tourbière et de nouveaux tronçons de sentiers sur pilotis.

C’est le long de ce parcours en boucle qu’ont été installés quinze panneaux d’interprétation portant sur des sujets aussi variés que la tortue des bois, les espèces floristiques d’intérêt présentes sur le site, les caractéristiques et le rôle écologique des différents écosystèmes observables dans le parc et, plus particulièrement, les milieux humides.

Des affichettes d’identification des zones sensibles et un dépliant informatif sur le code d’éthique des usagers, offert à l’entrée du parc, ont également été produits.

« Les aménagements et les outils de sensibilisation réalisés par le GROBEC visent à permettre un équilibre entre l’accessibilité et la protection du milieu naturel, ce qui s’inscrit bien dans la mission de la Fondation Hydro-Québec pour l’environnement, à savoir aider les collectivités à s’approprier leur environnement et à transmettre ce patrimoine aux générations futures », explique Raphaël Thibault-Gobeil, coordonnateur de projets à la Fondation.

« Par ces réalisations, le parc régional des Grandes-Coulées souhaite offrir à la population de la MRC de L’Érable un accès privilégié à des milieux naturels représentatifs de la région, tout en protégeant l’intégrité de ces milieux au moyen d’outils de sensibilisation et de mesures d’encadrement répondant aux besoins des usagers », affirme pour sa part Steve Garneau, coordonnateur du parc.

Pour se rendre au secteur de la Forêt Ancienne du parc régional des Grandes-Coulées, il suffit de porter attention à l’enseigne en bordure de la route 265 à mi-chemin entre Notre-Dame-de-Lourdes et Plessisville.

Photo : GROBEC.

6 juin 2013 - Assemblée générale annuelle du GROBEC

L’Assemblée générale annuelle du GROBEC a eu lieu le 6 juin 2013 au Carrefour de L’Érable à Plessisville.

Pour Simon Lemieux, directeur général du GROBEC, il s’agit de la plus importante année financière de l’OBV depuis sa création en 2003. La réalisation et le développement de nouveaux projets ainsi que le maintien et l’essor de nouveaux partenariats avec divers organismes locaux et régionaux auront permis cette fructueuse année.

Selon Gilles Brochu, président du GROBEC, la dernière année a permis d’augmenter notre présence dans le milieu par la réalisation concrète de projets et la participation au sein de différents comités régionaux. Parmi les projets, notons celui de la gestion durable du poisson et de ses habitats au Centre-du-Québec, le plan d’action régional pour contrer les cyanobactéries, le projet d’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines de la zone Bécancour, le forum régional sur l’eau en Chaudière-Appalaches et la mise en valeur des écosystèmes du parc régional des Grandes-Coulées.

Durant la soirée, Mme Marie Larocque de l’UQAM est venue présenter les résultats du projet Hydrogéo Bécancour. Lors de la période d’élection, M. Yvon Desrochers du lac Joseph a été nommé 2e vice-président du comité exécutif. Nous remercions Mme Amélie Collard qui occupait cette fonction jusqu'à son congé de maternité.

Avis de convocation

Formulaire d'adhésion 2013-2014

Avis de proposition de modification aux règlements généraux du GROBEC

Photo : GROBEC.

4 juin 2013 - Eaux souterraines en Chaudière-Appalaches : début des travaux terrain

Les activités terrain du Projet d’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines en Chaudière-Appalaches viennent tout juste de débuter et la population de la région est invitée à participer.

Au cours des prochains mois, des équipes de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) sillonneront le territoire de la Chaudière-Appalaches afin de repérer des sites propices pour la réalisation de 50 sondages du sous-sol et de 10 forages conventionnels. Des propriétaires des zones ciblées seront alors rencontrés afin de solliciter leur participation au projet. De plus, des ententes seront réalisées avec ceux qui se montreront intéressés à ce que des sondages ou des forages soient effectués sur leur propriété. Les sondages seront faits à partir du mois de juin par une équipe de professionnels de l’INRS et les forages conventionnels seront faits à partir du mois d’août par un puisatier accrédité.

En parallèle, au cours des mois de juin et de juillet, deux équipes de l’INRS procéderont à l’échantillonnage d’eau du robinet d’une centaine de résidences privées réparties dans la région. Ainsi, des citoyens seront contactés par les équipes de travail qui parcourront le territoire de la Chaudière-Appalaches. Les particuliers chez qui un échantillon d’eau sera prélevé recevront par la poste un compte rendu de la qualité de l’eau de leur puits par rapport aux recommandations et aux normes de qualité de l’eau potable en vigueur au Québec. Plusieurs paramètres chimiques seront analysés, notamment les métaux, les sulfures et sulfates, les nitrates, le phosphore ainsi que différents paramètres physico-chimiques tels que le pH, l’oxygène dissous et les matières dissoutes dans l’eau.

L’ensemble des travaux exécutés dans le cadre du projet permettra de produire un portrait de la ressource en eau souterraine de la région de la Chaudière-Appalaches. Nous vous invitons à consulter la page Web du projet où vous trouverez d’autres informations pertinentes : www.obv-ca.org/paces.

Photo : INRS.

17 mai 2013 - Vingt-cinq jeunes de L’Érable sont initiés à la pêche

Le GROBEC, le parc régional des Grandes-Coulées et Pro Nature Sports de Plessisville ont tenu le 17 mai dernier une activité d’initiation à la pêche pour les jeunes de la région de l’Érable.

Vingt-cinq jeunes d’environ 12 ans ont eu la chance de participer à une formation sur la pêche et les techniques d’approche en rivière en plus de se voir offrir un coffre et une canne à pêche. Les participants ont également reçu un certificat leur permettant de pêcher sans permis jusqu’à l’âge de 18 ans. A suivi une activité de pêche sur la rivière Noire où un parcours de pêche de 35 fosses a été aménagé dans le parc régional des Grandes-Coulées.

Steve Garneau, coordonnateur du parc régional des Grandes-Coulées, mentionne qu’un des principaux objectifs du parcours de pêche était justement d’initier de nouvelles personnes à la pratique de ce sport.

Ce projet a été rendu possible grâce au programme « Relève à la pêche » du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP).

Photo : GROBEC.

16 mai 2013 - Consultation publique sur le Portrait et le Diagnostic du secteur Fleuve

Une consultation publique sur le Portrait et le Diagnostic du secteur Fleuve du PDE des bassins versants de la zone Bécancour aura lieu le jeudi 16 mai 2013 à 13h30 au Club de golf de Gentilly, situé au 3325, rue Albatros à Bécancour.

Lors de cette demi-journée, le Portrait du secteur Fleuve, qui consiste en un état de la situation de l’eau et de ses usages, sera d’abord expliqué aux participants. Suivra la présentation du diagnostic qui identifie, pour sa part, les problématiques liées à l’eau, en plus des causes et conséquences. Une période d’échange permettra de recueillir les commentaires et autres préoccupations du milieu relativement à la ressource eau du secteur à l’étude.

Veuillez, s'il vous plait, confirmer votre présence d’ici mardi le 14 mai 2013 en vous adressant à Madame Lisanne Chauvette, soit par téléphone au 819 980-8038, poste 204, ou par courriel : lisanne.chauvette@grobec.org.

Rappelons que depuis 2009, le GROBEC s’est vu octroyé le mandat, par le MDDEP, d’élaborer le PDE du secteur Fleuve. D’une superficie de 1250 km², le secteur regroupe 8 bassins versants se jetant directement au Fleuve Saint-Laurent. Ensemble, le secteur Fleuve et le bassin versant de la rivière Bécancour (2597 km²) couvrent une superficie de 3847 km² et correspondent à la Zone Bécancour.

Lettre d'invitation à la consultation publique

Les documents de travail pour le Portrait et le Diagnostic.

13 mai 2013 - Journée d'information scientifique sur les bassins versants de la zone Bécancour

Le GROBEC, l’Université de Sherbrooke et l’Université du Québec à Montréal (UQAM) vous invitent à une Journée d’information scientifique sur le bassin versant de la zone Bécancour qui aura lieu lundi le 13 mai 2013 au Manoir du Lac William à Saint-Ferdinand.

Deux sujets seront traités durant la journée :

Outils d’analyse hydrologique, économique et spatiale des services écologiques procurés par les milieux humides des Basses-terres du Saint-Laurent

Issus d’une analyse des biens et services écologiques procurés par les milieux humides dans un contexte de changement climatique, ces outils d’aide à la décision faciliteront les interventions en milieux humides tant pour les acteurs locaux que régionaux.

Projet d’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines de la zone Bécancour

Afin de pallier aux nombreuses lacunes dans les connaissances sur les eaux souterraines de la zone Bécancour, ce projet dresse un portrait régional de la ressource sur les aspects tant quantitatifs que qualitatifs des eaux souterraines (recharge des aquifères, vulnérabilité des nappes, géochimie de l’eau souterraine, rôles des tourbières dans la dynamique hydrogéologique, etc.).

Pour inscription, communiquer avec Madame Lisanne Chauvette par téléphone, 819 980-8038 poste 204, ou par courriel : lisanne.chauvette@grobec.org.

Inscription gratuite (dîner inclus) pour les 35 premiers participants. 30$ pour les participants additionnels.

Programme de la Journée d'information scientifique

Présentations des conférenciers

30 avril 2013 - Gestion durable du poisson et de ses habitats au Centre-du-Québec

Les organismes de bassins versants (OBV) du Centre-du-Québec œuvrent présentement sur un projet visant l’acquisition de connaissances sur la faune aquatique présente dans les lacs et cours d’eau de la région centricoise. Rémi Magnan Gaudreau de COPERNIC et Jonathan Daigle du GROBEC ont complété un répertoire de données géo-référencées intégrant toutes les informations disponibles sur le poisson et ses habitats. De ce répertoire découlent des portraits généraux de la faune aquatique des bassins hydrographiques des rivières Nicolet, Bécancour et Saint-François. D’autres portraits ont aussi été produits pour les bassins versants des rivières Yamaska et du Chêne à partir des données existantes.

Un rapport et un atlas contenant des cartes divisées par bassin versant et par famille de poisson sont présentement en cours de validation par la Commission régionale des ressources naturelles et du territoire (CRRNT) en vue d'une éventuelle diffusion.

En plus du CRRNT, la réalisation de ce projet est rendue possible grâce au financement du support technique de la Direction régionale de la Mauricie-Centre-du-Québec du ministère des Ressources Naturelles et de la Faune (MRNF).

Photo : GROBEC.

26 mars 2013 - Journée des associations riveraines des bassins versants de la zone Bécancour

Le GROBEC a tenu le 26 mars dernier au Manoir du Lac William la première édition de la Journée des associations riveraines des bassins versants de la zone Bécancour.

Quatorze représentants d’associations riveraines étaient présents à la Journée, pour un total de huit lacs représentés : Lac Bécancour, Lac de l’Est, Lac Joseph, Lac William, Lac Fortier, Lac Rose, Lac-à-la-Truite et Étang Stater (Irlande).

La journée a débuté avec une présentation de l’organisme GROBEC et du Plan directeur de l’eau (PDE). Par la suite, chaque association était invitée à présenter la situation de son lac (portrait, problématiques, actions réalisées, etc.). La journée s’est terminée avec une période de discussion portant sur les besoins futurs des associations riveraines.

Cette journée de présentations et de discussions avait pour objectif de favoriser le partage de connaissances et d’expériences entre les associations riveraines. Ce faisant, elle a permis aux associations d’envisager de nouvelles solutions pour améliorer la qualité de l’eau de leur lac et des écosystèmes associés.

Le GROBEC tient à remercier les partenaires financiers de cet événement : Aménagements Natur’Eau-Lac, Desjardins – Caisse du Carrefour des lacs, Enviro-Septic (Septic Pro, distributeur autorisé), Éoliennes de L’Érable, Naturive et Pépinière Aiglon.

Programme de la Journée des associations riveraines

Présentation de l'organisme GROBEC

Présentation du Plan directeur de l'eau (PDE) de la rivière Bécancour

Présentation des autres lacs de la zone Bécancour

Photo : GROBEC.

26 février 2013 - Forum régional sur l'eau en Chaudière-Appalaches

Les neuf Organismes de Bassins Versants (OBV) de la région de la Chaudière-Appalaches et le Conseil régional de l’environnement Chaudière-Appalaches (CRECA) ont tenu le 26 février dernier à l’Hôtel L’Oiselière Montmagny la troisième édition du Forum régional sur l’eau.

Cette journée de conférences avait pour objectif d’informer et d’outiller les acteurs sur les nouvelles initiatives de gestion de l’eau qui ont cours présentement dans la région administrative de la Chaudière-Appalaches et ailleurs au Québec, et qui ont des retombées significatives d’un point de vue économique, environnemental et social.

Au final, 165 participants étaient présents lors de la journée, la plupart provenant du milieu municipal.

Messieurs Jean-Guy Desrosiers, maire de la Ville de Montmagny et préfet de la MRC du même nom, et Jean Lemieux, président de l’Organisme des bassins versants de la Côte-du-Sud, ont successivement souhaité la bienvenue aux participants. La ministre responsable de la région de la Chaudière-Appalaches, Madame Agnès Maltais, était également sur place pour prononcer le mot d’ouverture.

La première conférence, donnée par Monsieur Marc Simoneau du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP), dressait un portait de la qualité des eaux de surface en Chaudière-Appalaches. Monsieur Thomas Buffin-Bélanger, professeur à l’Université du Québec à Rimouski, a ensuite offert un cours condensé d’hydrogéomorphologie, une science pour mieux comprendre la dynamique des cours d’eau. Ont suivi dans l’ordre des conférences de Monsieur Paul Blais sur le programme de la MRC de Bellechasse pour appliquer le règlement sur l’évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées (Q-2, r. 22), de Monsieur Daniel Cyr sur l’opération de débranchement des gouttières à la Ville de Thetford Mines afin de réduire les débits pluviaux et les débordements des ouvrages de surverse, et, enfin, de Monsieur Jérôme Carrier sur la détection des raccordements inversés des réseaux pluvial et sanitaire à la Ville de Lévis.

En deuxième partie, Monsieur Richard Fournier de l’Université de Sherbrooke est venu proposer de nouveaux outils d’analyses spatiale, hydrologique et économique des services écologiques procurés par les milieux humides en appui à la gestion et l’intervention. Un des bassins versants à l’étude était celui de la rivière Bécancour. Monsieur Simon Théberge du MDDEFP est ensuite venu expliquer en quoi consiste le projet de stratégie de protection et de conservation des sources destinées à l’alimentation en eau potable. La journée s’est terminée par une conférence haute en couleur de Monsieur Jean-François Girard, avocat et biologiste chez Dufresne Hébert Comeau, et président du Centre québécois du droit à l’environnement (CQDE). Sa conférence avait pour titre : Protéger nos lacs et cours d’eau dans le cadre de l’aménagement du territoire : vers un nouvel urbanisme? Monsieur Guy Lessard, président du CRECA, a ensuite clos la journée avec une synthèse des thèmes abordés.

Les présentations des conférenciers sont disponibles sur le site Internet de l’OBV-CA.

Le comité organisateur tient à remercier les partenaires financiers de cet événement : le Cabinet de la ministre Mme Agnès Maltais, la raffinerie Jean-Gaulin (Ultramar), Desjardins, HG Environnement, Groupe Hémisphères, Innergex, Genivar, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, la MRC de Montmagny ainsi que la Ville de Montmagny.

Programme - Forum régional sur l'eau en Chaudière-Appalaches

Photo : OBV du Chêne.

Impacts des sels de voirie sur les milieux aquatiques

Chaque année au Québec, environ 1,5 million de tonnes de sels de voirie sont épandues sur les voies de circulation afin d’assurer le transport sécuritaire des personnes et des biens. Parce qu’il est abordable et efficace, le chlorure de sodium demeure le fondant chimique le plus utilisé pour déglacer les routes. Cependant, il a été démontré que son utilisation massive a un effet néfaste sur l’environnement. Une fois en solution, ces sels de voirie se dissolvent dans l’eau sous forme d’ions libres de sodium et de chlorure. Le sodium se fixe alors dans le sol, tandis que les chlorures, très mobiles parce que très solubles, sont lessivés et entraînés vers les eaux de surface, ou migrent vers les nappes d’eau souterraines. Deux phénomènes peuvent s’ensuivre et mener à une perte de biodiversité des écosystèmes aquatiques : la régulation osmotique des organismes aquatiques et la stratification des eaux lacustres.

Régulation osmotique des organismes aquatiques

La régulation osmotique est un processus de régulation de la concentration en sels dissous dans les fluides internes d’un organisme. Le but est de conserver l’équilibre hydrique entre le milieu intracellulaire et le milieu extérieur. Lorsque le milieu extérieur est plus concentré en ions à cause de la présence de fondants, un flux d’eau de l’intérieur de la cellule vivante vers le milieu extérieur se produit afin de réduire les écarts de concentration ioniques entre les deux milieux. La déshydratation des cellules qui en découle peut provoquer la mort des organismes et microorganismes les plus sensibles à ce changement.

La toxicité des chlorures de sodium peut aussi directement affecter les organismes aquatiques. Pour ceux vivant en eaux douces, on estime que 5% des espèces sont touchées par une exposition chronique à une concentration de 210 mg/L de chlorure, et 10% à une concentration de 240 mg/L. Des effets chroniques sont observés pour des concentrations de chlorure variant de 150 à 230 mg/L, alors que les effets aigus apparaissent entre 600 et 860 mg/L. Il a été démontré qu’une espèce comme la truite est affectée par des concentrations aussi basses que 400 mg/L. Les algues, les insectes et les invertébrés, principaux aliments des poissons, possèdent pour leur part des seuils de tolérance inférieurs à ceux présentés ci-dessus, ce qui pourrait modifier la chaîne alimentaire et accentuer la perte de la biodiversité.

Stratification des eaux lacustres

Naturellement, les changements de température de l’eau de certains lacs entraînent un mélange vertical saisonnier des eaux qui a pour effet de redistribuer l’oxygène et les nutriments dans la colonne d’eau. En effet, ce phénomène permet aux couches profondes (hypolimnion), plus froides et plus denses, de s’oxygéner et aux couches en surface (épilimnion), plus chaudes, de s’enrichir en nutriments.

Toutefois, lorsqu’une quantité importante de sels de voirie est introduite dans un lac, souvent lors de la fonte des neiges, la densité de l’eau est modifiée et le brassage des eaux, compromis. Parce que l’eau chargée en chlorure de sodium est plus dense que l’eau douce, elle va descendre au fond du lac et y former une couche. Lorsque vient le printemps, et que les différences de densité ne sont plus seulement attribuables à une stratification thermique, le brassage des eaux n’a pas lieu. Par conséquent, l’hypolimnion risque de tomber dans un état sans oxygène alors que le manque de nutriment dans l’épilimnion appauvrira la biodiversité de l’écosystème lacustre.

En plus de la proximité au réseau routier, les plans d’eau présentant un faible taux de renouvellement, un faible débit, une faible capacité de dilution et une faible minéralisation des eaux sont plus sensibles à l’apport et à l’accumulation des sels de voirie. Les petits lacs, les étangs, les cours d’eau urbains, les bassins de rétention d’eau pluviale et les terres humides près des routes doivent donc être considérées comme des zones vulnérables où des mesures supplémentaires peuvent s’avérer nécessaires pour atténuer l’effet des sels de voirie sur l’environnement.

À cette fin, le gouvernement du Québec s’est doté d’une Stratégie québécoise pour une gestion environnementale des sels de voirie. Cette Stratégie propose aux administrations d’élaborer et de mettre en œuvre leur propre plan de gestion environnementale des sels de voirie. Elle vise également à mettre de l’avant les meilleures pratiques de gestion dans les quatre domaines d’activité par lesquels les fondants sont introduits dans l’environnement : l’approvisionnement, l’entreposage, l’épandage et l’élimination de la neige. Bien que l’utilisation de la bonne quantité, au bon moment et au bon endroit demeure la vision durable de la gestion des sels de voirie, il existe des alternatives qui valent la peine d’être étudiées (préhumidification, antigivrage, routes blanches, etc.).

Voici les principales sources pour en savoir davantage sur le sujet :

Photo : Beauce Magazine.

Pêche sur la glace dans la zone Bécancour

La pêche blanche se pratique sur de nombreux plans d’eau du Québec. Dans la zone Bécancour, les endroits les plus populaires sont le lac William, le lac à la truite (Irlande), le lac de l’Est et le lac Rose. Il est aussi possible de pêcher sur la rivière Bécancour. Le Fleuve Saint-Laurent, en face de la zone Bécancour, est également un endroit très prisé pour cette activité.

La pêche sur glace est bien différente de la pêche d’été puisqu’elle se pratique sur les plans d’eau gelés. Il faut donc, la plupart du temps, percer la glace avec une terrière pour mettre sa ligne à l’eau. Sont utilisées pour cette activité des cannes à pêche courtes ou des brimbales constituées de 2 morceaux de bois et d’un pivot que la morsure du poisson abaisse. Comme ce type de pêche se pratique en période hivernale, il est nécessaire d’avoir des vêtements chauds. Certains utilisent une tente ou encore une cabane pour se mettre à l’abri des intempéries. Il est sécuritaire aussi de porter une combinaison de flottaison advenant un contact avec l’eau froide.

La réglementation relative à la pêche blanche est spécifique dans chaque zone. Dans notre région, elle est permise du 20 décembre au 31 mars et ce, même si le plan d’eau n’est pas gelé. Seulement quelques plans d’eau sont ouverts à la pêche blanche. La pêche d’hiver est complètement fermée entre la décharge du lac William et la décharge du lac Joseph, ainsi que pour les lacs Breeches et Sunday.

En regard des brimbales, il est permis de pêcher avec un total de 10 brimbales à la fois (dans la zone 7). Ces lignes doivent être constamment surveillées afin de répondre rapidement lorsque le poisson mord. Une personne sans permis de pêche peut relever un poisson d’une brimbale, mais le nombre de brimbales ainsi que les quottas (nombre maximum de poissons que l’on peut prendre en une journée par permis) sont déterminés par le nombre de permis de pêche du groupe. Il est possible d’utiliser différents types de leurre ou d’appât pour la pêche blanche. Dans la zone Bécancour, les menés vivants ne sont permis qu’entre la route 138 et la route 132, c’est-à-dire le fleuve Saint-Laurent et l’embouchure des rivières. Dans le reste de la zone Bécancour, seuls les menés morts sont permis. Le but de cette réglementation est d’éviter que des espèces envahissantes ou compétitrices ne causent préjudice aux espèces indigènes de poissons des lacs et tronçons de rivière. Pour plus de détails sur les poissons appâts.

Les espèces sportives les plus ciblées pour la pêche sur glace dans la zone Bécancour sont le doré jaune, la perchaude et le brochet. Cependant, il est aussi possible de prendre du maskinongé et de l’achigan. Il est important de savoir que la pêche à la truite est proscrite entre le début du mois de septembre et la fin du mois d’avril sur tout le territoire de la zone Bécancour.

Depuis quelques années, il existe une nouvelle règlementation sur le doré jaune. La première étape est de savoir différencier le doré jaune du doré noir.

Ensuite, il faut mesurer le doré. Pour être conservé, un doré doit mesurer entre 37 et 53 centimètres. Tout doré jaune plus petit ou plus grand doit être remis à l’eau même s’il est mort ou moribond (afin d’éviter que des gens les tuent intentionnellement pour les garder). Cette règlementation permet au doré de plus petite taille d’avoir frayé au moins une fois avant d’être pêché. De même, cette réglementation permet la reproduction des plus gros dorés qui ont un grand potentiel de reproduction jumelé à un profil génétique d’intérêt.

Enfin, la dernière étape est la conservation et le transport du doré (cela inclut le doré noir afin qu’un agent de la faune soit capable de différencier les deux espèces). Le doré peut être vidé et transporter en entier avec la tête ou encore il peut être préparé en « filet portefeuille ». Cette technique permet à un agent de connaitre la longueur totale du poisson.

Si vous êtes témoin d’un acte de braconnage, n’hésitez pas à contacter SOS Braconnage parce que la ressource faunique appartient à tous et que c’est de notre devoir de la préserver pour les générations futures. Voici les coordonnées des bureaux locaux des agents de la faune.

  • Victoriaville : 819 752-4614 (985, Boul. Pierre-Roux Est).
  • Thetford Mines : 418 423-3535 (1065, rue du Parc).

Pour les friands de pêche à la ligne, petit rappel, la pêche est complètement fermée du 1er au 25 avril dans toute la zone Bécancour. Bonne pêche blanche!

Photo : Keven Lethiecq.

Stratégie québécoise de protection et de conservation des sources destinées à l'alimentation en eau potable

Au Québec, 80% des sources d’approvisionnement en eau potable proviennent de l’eau de surface et 20% proviennent de l’eau souterraine. On distingue trois modes d’approvisionnement en eau potable, soit l’approvisionnement municipal collectif (85%), l’approvisionnement privé collectif (1%) et l’approvisionnement résidentiel individuel (14%). À l’intérieur des bassins versants de la zone Bécancour, la population est alimentée en eau potable à 35% par un approvisionnement de surface, et à 65 % par un approvisionnement souterrain. Le principal mode d’approvisionnement est le municipal collectif qui alimente près de 73% de la population.

Une source d’approvisionnement en eau potable est précieuse. Qu’elle soit de surface ou souterraine, l’eau qui alimente une source est vulnérable à la contamination. Un problème d’approvisionnement, qu’il soit qualitatif ou quantitatif, a des répercussions rapides et importantes sur le développement durable des communautés qui s’en approvisionnent. Par exemple, la dégradation de la qualité de l’eau d’une source oblige l’ajout d’un traitement complexe, voire la recherche d’une autre source. Aussi, la diminution du débit d’une source contraint à multiplier les sources d’approvisionnement sans quoi les utilisateurs voient leur prélèvement limité. Dans un cas comme dans l’autre, l’altération ou le tarissement d’une source d’eau potable a des coûts financiers, environnementaux et sociaux importants qui sont souvent sous-estimés.

Considérant l’importance du maintien d’un approvisionnement pérenne en eau potable, il est fondamental d’en protéger la source de même que son aire d’alimentation immédiate. Mais plus encore, des interventions d’amélioration et des actions préventives se doivent d’être posées en amont de l’aire d’alimentation, dans le bassin versant, afin de permettre un approvisionnement de qualité et en quantité suffisante pour les sources en aval.

En ce sens, une stratégie de protection et de conservation des sources destinées à l’alimentation en eau potable est actuellement en élaboration par le Ministère du Développement Durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP). Celle-ci découle de la Loi affirmant le caractère collectif des ressources en eau et visant à renforcer leur protection. Cette stratégie prévoit, dans un premier temps, l’analyse de la vulnérabilité des sources d’approvisionnement. Par la suite, elle vise la détermination des mesures de protection minimales et leur application. Finalement, des plans intégrés de protection et de conservation des sources d’alimentation en eau potable à l’échelle régionale devront être produis et intégrés aux documents de planification et d’aménagement du territoire des instances municipales.

Les organismes de bassin versant (OBV) comme le GROBEC élaborent des plans directeurs de l’eau (PDE) pour lequel ils acquièrent des connaissances empiriques et un savoir spécifique à l’eau et aux écosystèmes associés. De plus, par leur mandat de concertation et d’application de la gestion intégrée de l’eau à l’échelle des bassins versants, les OBV ont une vision élargie du bassin versant et travaille à l’établissement un consensus entre l’ensemble des utilisateurs afin de proposer des solutions durables. Les organismes de bassin versant sont donc en mesure d’apporter une contribution certaine à la mise en place de la Stratégie.

Le 26 février prochain, les neuf Organismes de Bassins Versants (OBV) de la Chaudière-Appalaches et le Conseil régional de l’environnement Chaudière-Appalaches (CRECA) organisent un Forum régional sur l’eau qui aura lieu à Montmagny. Lors de cet évènement, Monsieur Simon Théberge du MDDEFP, donnera une conférence sur le projet de stratégie de protection et de conservation des sources destinées à l’alimentation en eau potable. Pour connaître le programme complet de la journée, consultez le document suivant : www.grobec.org/pdf/nouvelles/Programme_officiel_FORUM_2013.pdf.

Pour obtenir de l’information sur la Stratégie, vous pouvez consulter le site Internet du MDDEFP à l’adresse suivante : www.mddep.gouv.qc.ca/eau/potable/strategie/index.htm.

Photo : GROBEC.

Bilan provisoire des plans d’eau touchés par des cyanobactéries

Le Bilan provisoire des plans d’eau touchés par des fleurs d’eau d’algues bleu-vert du Ministère du développement durable, de l’environnement, de la faune et des parcs (MDDEFP) indique qu’à l’été 2012, trois plans d’eau des bassins versants de la zone Bécancour ont connu des épisodes de cyanobactéries. Il s’agit de la rivière Bourbon à la hauteur de Plessisville, du lac Pédalo à Princeville et du lac William à Saint-Ferdinand. Des cyanobactéries ont aussi été observées dans le bassin versant de la petite rivière du Chêne, et ce pour une première année, au niveau du Bras du Nord de la Rivière aux Ormes à Sainte-Françoise.

Par ailleurs, la station d’eau potable municipale de Bécancour fait l’objet d’un suivi suite à la présence d’une fleur d’eau de cyanobactéries. La période de suivi débutait le 3 septembre 2012 et était toujours en cours le 15 septembre 2012.

Selon le bilan provisoire, entre le 1er janvier et le 15 septembre 2012, le MDDEFP a visité 178 plans d’eau sur l’ensemble du territoire québécois. Parmi ceux-ci, 114 (64%) ont été identifiés comme étant touchés par une fleur d’eau de cyanobactéries et 36 (32%) d’entre eux le sont pour la première fois. Parmi ces occurrences :

  • 95% se trouvent dans des lacs ou des réservoirs.
  • 46 bassins versants ont été visés.
  • 14 régions administratives et 113 municipalités sont concernées.
  • Le plus grand nombre de cas de fleurs d’eau ont été répertoriés en juillet et en août (71%).

Notons que parmi tous ces plans d’eau, seulement 9 ont fait l’objet d’avis de restrictions d’usage de la part du Ministère de la Santé et des Services Sociaux (MSSS). Du côté des bassins versants de la zone Bécancour, aucun plan d’eau n’a fait l’objet d’un tel type d’avis. Les avis de restriction d’usage peuvent être de différentes durées, allant de quelques jours à quelques mois. Dès leur émission, ces informations sont rendues publiques via le site du MDDEFP à l’adresse suivante : www.mddep.gouv.qc.ca/eau/algues-bv/restrictions/index.asp.

Dans les bilans du MDDEFP, les plans d’eau sont considérés comme étant officiellement touchés par des fleurs d’eau de cyanobactéries lorsque la densité de ces microorganismes est égale ou supérieure à 20 000 cellules/ml d’eau. Ce seuil est recommandé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). De plus, notons que pour qu’un plan d’eau soit comptabilisé officiellement, il faut qu’un technicien du ministère se présente sur les lieux pour identifier la fleur d’eau et prélever un échantillon. Cependant, puisque les épisodes de cyanobactéries sont généralement limités dans le temps et l’espace, il est possible que lors de son l’arrivée, la fleur d’eau ait disparu. Le plan d’eau n’est alors pas répertorié. Si vous êtes témoin de la présence d’une fleur d’eau d’algues bleu, il est important de remplir immédiatement le formulaire de constat visuel en vous rendant sur le site Internet du MDDEFP : www.mddep.gouv.qc.ca/eau/eco_aqua/cyanobacteries/formulaire/formulaire.asp.

Vous pouvez consulter le Bilan provisoire des plans d’eau touchés par une fleur d’eau d’algues bleu vert au 15 septembre 2012 en vous rendant à l’adresse suivante : www.mddep.gouv.qc.ca/eau/algues-bv/bilan/saison2012/Bilan-provisoire-cyano-2012.pdf

Pour plus d'information, communiquez avec Bénédicte Balard au 819 980-8038, poste 204, ou par courriel à l’adresse suivante : benedicte.balard@grobec.org.

Photo : GROBEC.

31 janvier 2013 - Le PACES en Chaudière-Appalaches dévoile son logo

Le Projet d’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines (PACES) en Chaudière-Appalaches a maintenant son identité visuelle. En effet, un logo a été choisi par les partenaires régionaux, soit la Conférence régionale des élu(e)s de la Chaudière-Appalaches (CRÉ), six organismes de bassins versants (OBV), huit municipalités régionales de comtés (MRC), les quatre Fédérations de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de Chaudière-Appalaches ainsi que le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ). Ce logo rassembleur a été conçu afin de rendre le projet facilement reconnaissable.

Marie-Hélène Cloutier, coordonnatrice régionale du projet, explique la démarche graphique de l'agence Rouge Litchi, qui a réalisé le mandat : « Le cercle illustre le dynamisme des partenaires impliqués dans le projet et le transfert de connaissances. Les éléments gris du cercle représentent les Appalaches et le sol tout en donnant le sens du logo. Sous la terre, en bleu, se trouve l’eau souterraine, entrecoupée de lignes courbes qui évoquent les nappes libres ou confinées. La police de caractère, de par son assise, ses lignes droites et simples, ses courbes bien équilibrées, vient rappeler la démarche scientifique à la base du projet. Finalement, l’ajout de la signature reconnue pour Chaudière-Appalaches tient de l’évidence et se veut une occasion d'identifier notre belle région ».

Pour ceux qui désireront en apprendre davantage sur le projet et en suivre l’évolution, une page Web sera créée dans les prochaines semaines.

À propos du PACES

Rappelons que le projet est mis en œuvre par l’Institut national de la recherche scientifique, Centre Eau, Terre et Environnement (INRS-ETE) grâce à la participation financière de la CRÉ de la Chaudière-Appalaches et de celle du gouvernement du Québec, par l'entremise du Programme d’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines du ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP). L’objectif du programme est de dresser un portrait des eaux souterraines des territoires municipalisés du Québec dans le but de protéger et d’assurer la pérennité de la ressource.

Photo : PACES en Chaudière-Appalaches.

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Notre mandat

Le Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC) est un organisme sans but lucratif ayant pour mandat de mettre en place la gestion intégrée de l’eau sur le territoire des bassins versants de la zone Bécancour.

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