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Secteur agricole
La production végétale :
 Selon certains experts, la répartition de la superficie cultivée des plantes fourragères (blé, avoine, orge, foin) constitue, au début des années 2000, environ 66% de de la superficie végétales du bassin versant. La proportion de cultures d'interlignes étroites est de 12 % comparativement à 21 % pour les cultures à grandes interlignes, telle que la culture du maïs. De façon générale, le maïs est davantage cultivé près du fleuve Saint-Laurent. Aston-Jonction et Saint-Léonard-d'Aston constituent les municipalités où les pourcentages du territoire en culture de maïs sont, à ce moment, les plus élevés, soient entre 15 et 30 %. Les superficies couvertent par les autres cultures représentent moins de 1 %. La production de la canneberge est la principale autre forme de culture végétale. Celle-ci se concentre dans les municipalités de Saint-Louis-de-Blandford et de Notre-Dame-de-Lourdes.
Figure 7. Répartition des types de culture dans le bassin versant de la rivière Bécancour
Figure 8. Répartition des superficies cultivées
Selon la carte ci-dessous, la municipalité de Saint-Wenceslas et la Paroisse de Plessisville utilisaient, dans le bassin versant de la Bécancour, plus de 60% de leurs superficies pour la culture. La section de la Basse-Bécancour, couvre deux zones où les pratiques culturales s'étendent sur 30 à 60 %. Pour sa part, la partie en amont du bassin versant n'est pas sous influencé autant par les pratiques culturales. En effet, les superficies propices pour les cultures sont concentrées dans les basses terres, soit la partie en avale du bassin versant.
La production animale :
En ordre d'importance décroissante d'unités animales, on retrouve : la production bovine, porcine, ovines et les autres. En 1996, le nombre d'unités animales était estimé à 71 031 sur toute la superficie du bassin versant. Ce nombre a augmenté de 7 % et passé 75 960 à en 2002. La proportion de la production porcine s'est également accrue de 11 % au cours de la période 1996-2001, pendant que la production bovine diminuait de 10 %.
Les densités animales supérieures à une unité animale par hectare cultivé se situent principalement dans la partie en amont du bassin versant. Certaines municipalités (Lyster, Saint-Sylvestre, Saint-Joseph-de-Coleraine) ont une densité supérieure à 2 u.a/ha cultivé. Selon le ministère de l'Environnement en 2003, la valeur moyenne d'unité animale pour l'ensemble du bassin versant est estimée à 1,2 u.a/ha cultivé.
Figure 9. Répartition des densités animales
L'agriculture spécialisée : la culture de la canneberge
La culture de ce petit fruit rouge de la famille des Ericaceae est originale. Elle s'effectue dans les milieux de tourbière ou sur des sols sableux acides, et sa production nécessite de grandes quantités d'eau tout au long de l'année. Par conséquent, sa localisation chevauche celle des milieux humides. Les conditions d'exploitation de l'atoca suscitent certaines interrogations, notamment en ce qui a trait à la superficie de tourbières affectée par cette production et aux risques pour les cours d'eau. Sur les 48 fermes répertoriées au Québec en 2003, 22 atocatières sont incluses dans le bassin versant de la rivière Bécancour et cela correspond à 64 % des superficies cultivées au Québec.
Figure 10 : Répartition de la production de la canneberge par bassin versant
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