Les projets du GROBEC

Une multitude d'initiatives axées sur la ressource eau

Projets réalisés en 2016

Plan directeur de l'eau (PDE) de la zone Bécancour

Le GROBEC a reçu l’approbation du gouvernement pour la version actualisée de son Plan directeur de l’eau (PDE). L’organisme souhaite maintenant présenter le fruit de son travail aux partenaires et citoyens du territoire afin de poursuivre la mise en œuvre des actions du PDE.

Le PDE révisé avait été soumis officiellement au Ministère du Développement durable, de l’Environnement de la Lutte contre les Changements Climatiques (MDDELCC) en mars 2014. Le document a, par la suite, été analysé et commenté par différents ministères concernés par l’eau avant de recevoir l’approbation du Ministre.

La zone Bécancour (3847 km²) englobe le bassin versant de la rivière Bécancour (2597 km²) et plusieurs bassins versants regroupés sous le nom de Secteur Fleuve (1249 km²).

La réalisation du Plan directeur de l’eau de la zone Bécancour constitue un aboutissement pour le GROBEC. Le travail a permis l’identification des actions à réaliser dans la zone pour améliorer l’eau. Pour y parvenir, une série d’étapes a été nécessaire :

  • Rédiger un Portrait des informations existantes ;
  • Diagnostiquer les problèmes par secteur regroupant les sous-bassins versants ;
  • Spécifier les Enjeux et Orientations à suivre ;
  • Déterminer les Objectifs à atteindre et les Indicateurs de suivi ;
  • Élaborer un Plan d’action par fiche objectif ;
  • Consulter le public et valider le PDE auprès du milieu.

Les diverses étapes de sa réalisation ont été élaborées avec rigueur, en basant les analyses et les interprétations sur les données factuelles disponibles.

La mise en œuvre des actions du Plan directeur de l’eau nécessite l’implication de l’ensemble des acteurs de l’eau des bassins versants de la zone Bécancour, notamment les municipalités, les MRC, les intervenants agricoles et forestiers, les associations de lacs et bien d’autres.

Mais n’oublions pas que le principal acteur de l‘eau est le citoyen qui, jour après jour, tire la chasse d’eau, vidange sa fosse septique, entretient une bande végétale riveraine, évite les épandages durant la pluie et limite sa consommation d’eau. Chaque geste que le citoyen pose compte, car en plus d’être le principal bénéficiaire de la ressource eau, il en est aussi le principal protecteur.

Vous pouvez consulter les documents du PDE pour le Portrait, les Enjeux, les Objectifs, le Diagnostic et le Plan d'action.

Photo : GROBEC.

Tournoi familial de pêche sur glace Pronature Sports

Les 27 et 28 février 2016, c’est une centaine de jeunes qui ont relevé le défi de la pêche blanche lors du Tournoi familial de pêche sur glace Pronature Sports au Lac William à Saint-Ferdinand. Tous les ingrédients étaient présents pour cette activité organisée par le GROBEC, à savoir une météo clémente, des poissons au rendez-vous et des participants enthousiastes!

L’activité s’est déroulée sur deux jours aux abords du Manoir du Lac William. Les jeunes qui ont été initiés à la pêche sur glace ont vu leur patience récompensée par la prise de nombreuses perchaudes et autres brochets, le tout en compagnie de leurs parents, de formateurs et de bénévoles.

Pour l’occasion, les 50 premiers inscrits recevaient un kit de pêche d’une valeur de 40 $ et un permis de pêche valide jusqu’à 18 ans pour leur permettre de renouveler l’expérience. Nouveauté cette année, 2400 $ de prix ont été remis, dont une perceuse Rapala d’une valeur de 700 $, dans le cadre du tournoi photographique.

« Pronature Sports inc. de Plessisville tient à remercier tous les parents qui ont pris quelques minutes de leur temps pour venir avec leurs enfants et leur faire découvrir la beauté et le plaisir de la pêche blanche », a fait savoir le propriétaire M. Gilles Bellemare.

« On pouvait voir le sourire sur le visage des petits et des grands, que ce soit sur la glace ou lors de la remise des prix. Cette activité a permis de faire découvrir aux enfants et même aux adultes une activité fort intéressante en plus de faire de belles prises de poissons variés qui pouvaient ensuite être remis à l’eau pour notre future relève », ajoute M. Bellemare.

« C’était la deuxième année que le Manoir du Lac William collaborait à cette activité », affirme pour sa part le PDG et copropriétaire M. Franco Lessard. « L’équipe du Manoir est fière de souligner les efforts du GROBEC dans la mise en valeur du bassin versant de la rivière Bécancour. Le Lac William est un plan d’eau exceptionnel et mieux le faire connaître contribue en soit à mieux le protéger ».

Le GROBEC remercie tous les partenaires qui ont fait de cette activité une réussite, soit Pronature Sports inc. de Plessisville, le Manoir du Lac William, la municipalité de Saint-Ferdinand, la Fondation de la faune du Québec, l’Association de chasse et pêche de Plessisville, l’Association du lac William, SCA Princeville (Home Hardware), Performance NC et la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs.

Ce projet a été rendu possible grâce au soutien financier du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs dans le cadre du Réinvestissement dans le domaine de la faune.

Album photo du Tournoi familial de pêche sur glace Pronature Sports

Affiche du Tournoi familial de pêche sur glace Pronature Sports

Photo : GROBEC.

Journée d’information sur l’eau au Centre-du-Québec

Ce sont plus de 160 participants - la plupart provenant du monde municipal - qui ont assisté mercredi dernier à la cinquième édition de la Journée d’information sur l’eau qui se tenait à la Place 4213 de Victoriaville.

Le GROBEC, l’Organisme de concertation pour l’eau des bassins versants de la rivière Nicolet (COPERNIC), le Conseil de gouvernance de l’eau des bassins versants de la rivière Saint-François (COGESAF), l’Organisme de bassin versant de la Yamaska (OBV Yamaska) et le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) étaient les organisateurs de cette journée de conférences.

L’objectif était d’informer et d’outiller le milieu municipal sur l’application réglementaire du Q-2, r.22 (évacuation et traitement des eaux usées des résidences isolées), de la bande végétale riveraine, des entretiens dans les cours d’eau et des milieux humides.

La journée a débuté avec un état de la situation de l’eau au Centre-du-Québec offert par Mme Karine Dauphin, directrice générale de COPERNIC.

Dans le premier bloc consacré au Q-2, r.22, la mise en place du programme de vidange systématique des installations septiques dans la MRC de Drummond a été décrite par Mme Annick Verville, responsable du plan de gestion des matières résiduelles.

Mme Élyse Ménard, coordonnatrice en environnement, a suivi avec la présentation d’un outil d’aide à la décision élaboré par la Ville de Magog pour assurer une application cohérente de la règlementation applicable visant la conformité des installations septiques.

La deuxième partie concernait la bande végétale riveraine et Mme Valérie-Anne Bachand, inspectrice et chef de projet du plan directeur de l’eau, est venue nous parler de l’application de la réglementation relative aux bandes riveraines par l’entremise d’un programme d’inspection coordonné par la MRC de La Haute-Yamaska.

Pour sa part, M. Simon Lajeunesse, coordonnateur régional des cours d’eau, a exposé le règlement de contrôle intérimaire adopté par la MRC Brome-Missisquoi sur la gestion des eaux de ruissellement et du contrôle de l’érosion, une modification du schéma d’aménagement ainsi qu’une modification du règlement régional sur l’écoulement des eaux.

Dans le troisième bloc dévolu à l’entretien dans les cours d’eau, M. Carl Plante, aménagiste, et M. Léo Ouellet, responsable des cours d’eau, sont venus nous expliquer le règlement adopté récemment par la MRC de L’Érable visant l’écoulement des eaux de surface sur son territoire. Ce règlement clarifie notamment les notions de « cours d’eau » et de « fossé « et permet enfin de caractériser, classer et identifier clairement sur le terrain toute entité hydrographique.

Mme Pascale Désilets, représentante régionale de l’Association des gestionnaires régionaux de cours d’eau du Québec, a quant à elle abordé les possibilités pour les gestionnaires des cours d’eau de travailler en amont des obstructions, de mettre en œuvre des projets de gestion par bassins versants, de sensibiliser les citoyens, de considérer les facteurs qui ont un impact réel sur l’intégrité des cours d’eau ou d’intégrer des principes de protection du milieu.

En dernière partie où il était question des milieux humides, Mme Andréanne Blais, chargée de projet au CRECQ a détaillé à l’aide d’exemples concrets les objectifs poursuivis et les actions ciblées par les instances municipales dans la conservation des milieux humides. M. Brian McNeil, inspecteur à la municipalité de Saint-Rosaire, a témoigné de son expérience sur le sujet.

Pour consulter les présentations des conférenciers : www.copernicinfo.qc.ca/Journee_info_eau_2016.html

Programme de la Journée d'information sur l'eau

Le comité organisateur tient à remercier J.F. Sabourin et associés inc., Les services exp. inc., Premier Tech Aqua et le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques pour leur participation financière à cet événement.

Photo : COPERNIC.

Caractérisation et aménagement d’habitats pour la perchaude dans le secteur Fleuve de la zone Bécancour

Dès la mi-avril, l’équipe du GROBEC et ses partenaires sillonnaient les cours d’eau de la rive sud du fleuve Saint-Laurent, entre le pont Laviolette et Saint-Pierre-les-Becquet. Leur but, localiser les perchaudes en période de reproduction. Ces travaux se veulent la deuxième étape du projet de caractérisation et d’aménagement d’habitats pour la perchaude initié en 2015.

Afin de couvrir ce vaste territoire d’étude, trois équipes composées d’experts d’horizons divers (pêcheurs commerciaux, communautés autochtones, MFFP, OBV, étudiants, bénévoles) étaient déployées simultanément sur le terrain. La richesse de ce partenariat a permis d’augmenter à 15 le nombre de stations échantillonnées.

À chacune des stations, un ou des engins de pêche (verveux) étaient installés et des mesures étaient régulièrement faites sur les poissons capturés qui ont par la suite tous été remis en liberté. En plus des données piscicoles, une évaluation des obstacles à la libre circulation du poisson et des mesures de niveaux d’eau ont été prises sur l’ensemble de la zone d’étude, afin d’avoir une évaluation plus fine du secteur.

Par la suite, des travaux de caractérisation et modélisation d’habitat ainsi qu’un plan d’action ont été réalisés. Les résultats de ces travaux ont été consignés dans deux rapports de projet par le GROBEC.

L’ensemble des résultats indique que bien que des superficies intéressantes d’habitats potentiels pour la reproduction de la perchaude soient présentes sur la zone d’étude (33,75 km2), le facteur limitant pour l’espèce serait plutôt un manque de connectivité, particulièrement lors de la dévalaison des alevins. En effet, la présence de nombreux obstacles à la libre circulation du poisson (24), jumelée à la diminution importante des niveaux d’eau (moyenne de 1,4 m), augmente le risque de confinement des alevins dans des cuvettes. Ce confinement résulte souvent en une hausse de la mortalité pouvant être liée à une multitude de facteurs tels que le manque de nourriture, les températures trop élevées, la prédation, le cannibalisme, etc.

Ainsi, une des priorités d’aménagement est d’augmenter le taux de survie des alevins en améliorant la connectivité entre les habitats de reproduction et les herbiers d’alimentation. Pour ce faire, plusieurs aménagements peuvent être réalisés, allant de la reconfiguration de ponceau, du retrait de bouchons végétaux ou de sédiments, à la modification des pentes et la création de seuils de retenues. Les aménagements doivent être adaptés à chacun des milieux, de façon à assurer une connectivité hydraulique sur une période suffisamment longue pour permettre la dévalaison des alevins tout en gardant un niveau d’eau suffisant, de façon à ne pas nuire aux autres fonctions du milieu humide.

Modélisation et caractérisation de l'habitat de reproduction de la perchaude dans le secteur Fleuve de la zone Bécancour (2016)

L’autre étape de ce projet était d’évaluer le potentiel d’aménagement de certains sites qui seront choisis en fonction de leur localisation et de leur qualité d’habitat. Les 17 sites d’aménagement potentiels retenus on été regroupés en huit (8) sous-secteurs, tous situés dans le secteur fleuve de la zone Bécancour.

Afin de prioriser les meilleurs sites d’aménagement, un système de pointage sur 10 a été utilisé. Pour ce faire, différentes informations ont été utilisées et regroupées en trois thèmes soit, la moyenne de perchaude par jour prélevé à proximité du site, le gain de superficie d’habitat prévu sur le site et le bilan des contraintes et avantages liés au site aménagé.

Plan d'action pour la création d'habitat de reproduction de la perchaude dans le secteur Fleuve de la zone Bécancour (2016)

D’une valeur totale de plus de 300 000 $, ce projet a été rendu possible grâce à une contribution du Programme Interactions communautaires, lié au Plan d'action Saint-Laurent 2011-2026, et mis en œuvre par les gouvernements du Canada et du Québec. Ce projet bénéficie également de l’appui des partenaires suivants : la Fondation de la Faune du Québec (FFQ), le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP), le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC), le Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), le professeur Pierre Magnan de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), le Comité de zones d’interventions prioritaires (ZIP) Les deux Rives, le Conseil des Abénakis de Wôlinak, la Fédération des pêcheurs commerciaux d’eau douce du Québec, le Syndicat de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de Bécancour, la Fédération des chasseurs et pêcheurs du Centre-du-Québec (FÉDÉCP), Héritage Faune, la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour (SPIPB), la Ville de Bécancour, la municipalité de Saint-Pierre-les-Becquets et la MRC de Bécancour.

Photo : GROBEC.

Étude et caractérisation du bassin versant du ruisseau Bullard

Le ruisseau Bullard est un sous-bassin versant (92 km2) situé dans la partie amont du bassin versant de la rivière Bécancour. Il rejoint la rivière Bécancour à proximité du seuil naturel du lac Joseph. Le cours d’eau principal a été rectifié par le passé, affectant du même coup la dynamique sédimentaire et hydrologique actuelle.

Le présent projet vise la caractérisation de l'habitat du poisson dans le bassin versant du ruisseau Bullard, et plus spécifiquement de l’omble de fontaine. Cette étude constitue un préalable à la réalisation future de projets d'aménagement et de mise en valeur pour la pêche sportive.

Les résultats des pêches électriques réalisées sur 18 stations ainsi que la caractérisation de près de 24 km de cours d’eau indiquent que le bassin versant du ruisseau Bullard présente un potentiel élevé d’habitats pour l’omble de fontaine. Cependant, certains aménagements pourraient être réalisés afin d’en optimiser la capacité de support pour l’espèce et ainsi en augmenter la productivité.

Étude et caractérisation du bassin versant du ruisseau Bullard - 2016

Photo : GROBEC.

Caractérisation des bandes riveraines et sites d'érosion du ruisseau Pinette

Le ruisseau Pinette est un des principaux tributaires du lac William à Saint-Ferdinand. Le présence d’accumulation sédimentaire à son embouchure au lac suppose des problèmes d’érosion en amont de ce tributaire. La caractérisation des bandes végétales riverains et sites d’érosion des bassins versants du secteur Lacs et l’élaboration d’un plan de gestion des apports sédimentaire du ruisseau Pinette et Fortier sont des actions du PDE. Le GROBEC a donc entrepris la caractérisation du bassin versant.

Caractérisation des bandes végétales riveraines et sites d'érosion du ruisseau Pinette - 2016

Photo : GROBEC.

Table de concertation pour l'eau de la Haute-Bécancour

Afin de répondre aux défis qui concernant l’amont du bassin versant de la rivière Bécancour, le GROBEC est à former une table de concertation locale pour l’eau spécifiquement pour la Haute-Bécancour (lac Joseph et amont).

L’objectif étant de rassembler les principaux intervenants de l’eau de ce territoire, de les informer sur les problèmes et défis ainsi que de les concerter pour la mise en oeuvre d’actions efficaces et durables.

En plus du GROBEC, les organismes porteurs sont la MRC des Appalaches, la MRC de L'Érable, la Ville de Thetford Mines et une compagnie minière (Société Asbestos). La Table est présidée par M. Rosaire Croteau, maire de Saint-Ferdinand et représentant de la MRC de L'Érable

D'autres organismes supporteurs tels que les municipalités locales, les associations riveraines, les ministères ou les députés pourront être invités à participer selon les thèmes abordés.

Une première rencontre de formation de la Table avec les principaux acteurs a eu lieu le 24 mars dernier au Manoir du lac William. Une prochaine rencontre est prévue en septembre 2016.

Diagnostic de la Haute-Bécancour par Canards Illimités Canada : www.ville.thetfordmines.qc.ca/info.php?noPage=141

Photo : GROBEC.

Projet d’aménagement et de mise en valeur du bassin versant de la rivière Osgood (Phase 5)

La cinquième phase du projet d’aménagement et de mise en valeur du bassin versant de la rivière Osgood, évalué à près de 350 000$, est maintenant complétée à Saint–Jacques-de-Leeds. Réalisé par le GROBEC, ce projet a pour objectif d’améliorer la qualité de l’habitat de l’omble de fontaine – ou truite mouchetée – une espèce indigène d’intérêt pour la pêche sportive.

Au final, ce sont 57 aménagements, soit 26 seuils, 2 déflecteurs doubles, 22 déflecteurs simples et 7 abris sous berge qui sont présents dans le ruisseau Craig et la portion centre et aval de la rivière Osgood.

Les seuils fournissent autant de fosses de séjour pour les ombles de fontaine tandis que les déflecteurs doubles concentrent l’écoulement de l’eau et permettent de créer des fosses de moindre profondeur. Les déflecteurs simples permettent de freiner l’érosion et creuser une fosse stable et durable.

À l’aval de ces aménagements, des groupements de blocs rocheux sont agencés afin de maximiser l’utilisation de l’espace et fournir des abris aux ombles de fontaine. De plus, des abris sous berges, qui servent de protection au poisson, ont été ajoutés à certains lieux clés. L’ensemble de ces aménagements permet de réunir toutes les conditions nécessaires au cycle de vie de l’espèce, soit des zones de fraie, d’alimentation ainsi que de protection.

« Encore une fois, plusieurs intervenants et partenaires ont mis leurs ressources en commun afin de compléter une 5e phase d’aménagement de la rivière Osgood. Améliorer la qualité de l’habitat du poisson, permettre l’accès à la rivière et redonner le goût à la pratique de la pêche récréative : voilà des objectifs porteurs pour la réalisation du projet et pour la communauté qui en profitera par la suite. Je suis très heureux de constater les résultats du réaménagement de la rivière Osgood. Il s’agit d’une excellente occasion de redonner à la rivière ses lettres de noblesse. À nous maintenant de profiter de cette richesse de la meilleure façon », a expliqué le député Laurent Lessard.

Pour M. Gilles Brochu, président du GROBEC, « réaliser des aménagements durables pour l'habitat et la reproduction du poisson fait partie intégrante du plan directeur de l'eau. La réalisation de cette cinquième phase d’aménagement est un bel exemple de mise en valeur des cours d’eau et des habitats fauniques au bénéfice de l’environnement et du milieu.». Pour M. Brochu, « les connaissances et l’expertise acquises au fil des années est mise à la disposition de tous les intervenants des autres plans d’eau afin de permettre une diversité des usages et assurer une cohabitation harmonieuse entre ceux-ci. »

M. Camille David, maire de Saint-Jacques-de-Leeds, précise : « je continue d’être impressionné par les nombreuses répercussions sociales et économiques que cette mise en valeur apporte au milieu non seulement local, mais également régional et bien au-delà. Une nouvelle culture prend place. Cette phase encore une fois réussie ne fait qu’ouvrir sur de nouvelles possibilités d’enrichissement pour tous. »

Le GROBEC tient à remercier les partenaires ayant rendu possible cette réalisation, soit : Pêches et Océans Canada via le Programme de partenariats relatifs à la conservation des pêches récréatives, la Fondation de la faune du Québec, le Groupement agro-forestier Lotbinière-Mégantic inc., la municipalité de Saint-Jacques-de-Leeds, la MRC des Appalaches, la Caisse Desjardins de la Région de Thetford, Héritage faune, le Regroupement des chasseurs et pêcheurs des Appalaches, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP), le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), Excavation Rick Macrae, Excavation Coulombe inc., la Jardinerie du Canton, l’ingénieur Miroslav Chum, ainsi que des propriétaires riverains.

Photo : GROBEC.

Journée d'information sur les lacs

Ce sont plus de 120 participants - la plupart provenant d’associations de lacs ou de municipalités riveraines - qui ont assisté le 16 septembre 2016 à la première édition de la Journée d’information sur les lacs qui se tenait au Manoir du lac William à Saint-Ferdinand.

Le GROBEC, l’Organisme de concertation pour l’eau des bassins versants de la rivière Nicolet (COPERNIC), le Conseil de gouvernance de l’eau des bassins versants de la rivière Saint-François (COGESAF), l’Organisme de bassin versant de la Yamaska (OBV Yamaska) et le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) étaient les organisateurs de cette journée de conférences.

L’objectif était d’informer et d’outiller les riverains sur une panoplie de sujets allant de la lutte aux espèces exotiques envahissantes comme le myriophylle en épi, au vieillissement et à la restauration des lacs, en passant par la navigation durable et la gestion des barrages-réservoirs.

Un portrait des lacs du Centre-du-Québec participant au Réseau de surveillance et les résultats des activités de suivi a d’abord été présenté par Mme Nathalie Bourbonnais du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC).

Dans la partie dévolue à la navigation, Madame Isabelle Girard du Bureau de la sécurité nautique de Transports Canada est venue nous expliquer les étapes d’une demande de restrictions concernant les embarcations nautiques.

M. Paul Isabelle a enchaîné avec la présentation de la Coalition Navigation, un groupe qui s’est donné comme mission de s’assurer que l’activité des bateaux à moteur sur les voies navigables canadiennes soit conforme et ne dépasse pas les tolérances environnementales de chaque plan d’eau.

La deuxième partie concernait les espèces exotiques envahissantes et Mme Isabelle Simard, aussi du Ministère de l’Environnement, est venue nous parler des techniques de lutte et de contrôle, notamment pour le myriophylle en épi.

Mme Lucie Borne de la Société de conservation du lac Lovering a poursuivi avec un exposé sur le projet pilote de contrôle du myriophylle en épi de son lac.

En après-midi, Me Catherine Choquette de l’Université de Sherbrooke est venue nous expliquer dans quelle mesure le régime juridique applicable aux barrages québécois permet de contraindre un propriétaire de barrage à adopter une saine gestion pour l’environnement.

La dernière portion de la journée était consacrée à l’eutrophisation et la restauration des lacs. M. Richard Carignan, professeur retraité de l’Université de Montréal, nous a expliqué que le principal problème affectant les lacs provient d’un apport excessif de phosphore issu de pratiques agricoles non durables, des technologies désuètes employées dans les stations d’épuration municipales et du surdéveloppement résidentiel des bassins versants. Bien que plusieurs technologies aient été proposées pour traiter l’eutrophisation, seulement certaines d’entre elles peuvent, dans certains cas, améliorer temporairement une situation qui, à long terme, demandera une gestion rationnelle des bassins versants.

Enfin, Mme Karine Thibault, consultante en environnement, a dressé un portrait des projets pilotes qui furent appliqués sur le territoire québécois ont été abordés, dont le projet de dragage du lac Trois-Lacs. Les différents groupes d’actions pour lutter contre l’eutrophisation des plans d’eau, soient des actions hydrologiques, mécaniques, physico-chimiques et biologiques, ont également été vus.

Le comité organisateur tient à remercier la Caisse Desjardins du Carrefour des Lacs, le Manoir du lac William, la Municipalité de Saint-Ferdinand, Premier Tech Aqua, Pronature Plessisville et Victoriaville ainsi que Naturive pour leur participation financière à cet événement.

Programme de la Journée d'information sur les lacs

Vous trouverez les présentations ci-dessous. Veuillez prendre que nous n'avons pas l'autorisation de diffuser la présentation de Mme Isabelle Simard portant sur le myriophylle en épi.

Photo : COGESAF.

Amélioration de l'habitat de l'omble de fontaine dans le bassin versant de la rivière Noire

Une seconde phase du projet d’aménagement de l’habitat de l’omble de fontaine a vu le jour au Parc régional des Grandes-Coulées. Réalisé par le GROBEC, l'aménagement d’une nouvelle section et le réaménagement de certaines fosses permettent d’améliorer la qualité de l’habitat de l’omble de fontaine – ou truite mouchetée – une espèce vedette pour la pêche sportive dans le Parc.

Plus précisément, les travaux ont consisté en l'aménagement de seuils dans une section supplémentaire du ruisseau Perdrix, ainsi que le réaménagement manuel de fosses dans la rivière Noire. Ces aménagements permettront d’augmenter la diversité d’habitats des cours d’eau, en outre, par la création de fosses, qui constituent des lieux de séjour importants pour l’omble de fontaine. En effet, ces habitats fourniront toutes les conditions nécessaires au cycle de vie de l’espèce, soit des zones de frayères, d’alimentation, des abris et un couvert hivernal.

Ce projet fait suite aux résultats d'une étude qui confirment la reproduction naturelle de l’omble de fontaine dans la rivière Noire et ses tributaires. Cependant, le substrat obstrué par l’accumulation de débris ligneux et de sédiments fins, combiné à l’homogénéisation du faciès d’écoulement qui réduit la variété des habitats, imposent des travaux correctifs afin de redonner à l’omble de fontaine un milieu propice à sa reproduction et à sa croissance.

Ce projet, évalué à 20 250 $, est rendu possible grâce à l’appui des partenaires financiers et techniques suivants: Pêches et Océans Canada via le Programme de partenariats relatifs à la conservation des pêches récréatives, la Fondation de la faune du Québec, Héritage faune, la Paroisse de Plessisville, la municipalité de Notre-Dame-de-Lourdes, la MRC de L’Érable, le Parc régional des Grandes-Coulées et l’Association de chasse et pêche de Plessisville.

Photo : GROBEC.

Projet d'amélioration de la biodiversité des coulées agricoles du sud du lac Saint-Pierre

L’Organisme de concertation pour l’eau des bassins versants de la rivière Nicolet (COPERNIC) a procédé à l’inauguration d’une plantation modèle en coulée agricole à la Ferme Gerville à Baie-du-Febvre.

Plus de 20 personnes se sont déplacées pour l’occasion, dont M. Michel Gagnon, représentant du député de Nicolet-Bécancour Donald Martel.

La plantation consiste en un aménagement multiespèce et multiétage ayant pour objectif de présenter des alternatives aux plantations de résineux dans les coulées agricoles, qui ne sont pas sans conséquences pour la biodiversité et la stabilité des talus.

M. Claude Lefebvre, propriétaire de la ferme et également maire de Baie-du-Febvre, s’est dit emballé par le projet, et ce dès le départ. « Étant un producteur agricole conscient de la valeur de notre environnement, je voulais participer à un projet novateur pour valoriser la biodiversité en milieu agricole. »

Cette plantation modèle se veut une vitrine au projet d’amélioration de la biodiversité en milieu agricole initié en 2015. Elle est le fruit d’une concertation des partenaires qui s’est tenue en février 2014.

Pour Karine Dauphin, directrice générale de COPERNIC, les résultats de ce projet sont multiples : des fiches techniques réalisées en collaboration avec une quinzaine de partenaires du milieu, des protecteurs d’arbres fabriqués à moindre coût. Des inventaires dans plusieurs coulées ont de plus permis de valider l’hypothèse selon laquelle la biodiversité faunique et floristique est plus grande dans une coulées agricole en friche ou avec une végétation arborescente multiespèce.

Le 17 octobre 2016, l’équipe de projet a fait un présentation aux intervenants régionaux du milieu forestier sur les méthodes de plantation et de protection maximisant la biodiversité dans les coulées agricoles.

Ce projet est rendu possible grâce au volet 3 du programme Prime-Vert du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), et réalisé en collaboration avec le GROBEC. Trois autres coulées agricoles ont depuis été reboisées selon le même modèle avec le soutien financier de la Fondation de la Faune du Québec (FFQ).

Photo : COPERNIC.

Plan d’action régional pour contrer les cyanobactéries

Deux techniciens actions lacs - Mme Audrey Cadorette et M. Jean-Sébastien Laplante - furent embauchés cet été afin de réaliser plusieurs mandats pour la valorisation des plans d’eau de la zone Bécancour.

Dans un premier temps, l’équipe a réalisé une revue de littérature sur les milieux humides et l’habitat du poisson du lac Joseph ainsi qu’une caractérisation partielle de deux milieux humides du même lac.

Revue de littérature sur les milieux humides et l’habitat du poisson ainsi que la caractérisation de deux milieux humides du Lac Joseph (2016)

De même, l’équipe a procédé à la caractérisation des herbiers aquatiques du lac William, plus spécifiquement dans la baie du ruisseau Pinette.

Caractérisation de l’herbier aquatique de la baie du ruisseau Pinette au lac William (2016)

En vue du faucardage du myriophylle prévu cet été sur une zone test du lac Rose, l’équipe a évalué l’état de la plante exotique envahissante avant l’opération.

Évaluation du myriophylle à épi avant l'opération de faucardage au lac Rose (2016)

Rapport de la tonte du myriophylle au Lac Rose (2016)

Devant la préoccupation grandissante des riverains vis-à-vis l’accumulation de sédiments dans le lac de l’Est, l’équipe caractérisation des bandes végétales riveraines et des sites d’érosion du ruisseau Chabot, un tributaire identifié comme responsable de l’ensablement du lac.

Caractérisation des bandes végétales riveraines et sites d'érosion du ruisseau Chabot, lac de l'Est (2016)

L'Association de protection du lac à la Truite d'Irlande désirait sensibiliser les riverains du lac à l'importance du maintien ou de la création d'une bande végétale riveraine. Dans cette optique, les techniciens actions lacs ont contacté des riverains afin de leur proposer un plan d'aménagement de bande riveraine. L’équipe était également présente à la Fête d'Irlande qui se déroulait le 14 août afin de conscientiser les riverains aux problèmes auxquels leur lac fait face.

Enfin, un des techniciens a participé à un inventaire sur l’abondance et l’évaluation de la superficie de l’habitat préférentiel du dard de sable et du fouille-roche gris dans la rivière Bécancour avec le conseil des Abénakis de Wôlinak.

Photo : GROBEC.

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