Les projets du GROBEC

Une multitude d'initiatives axées sur la ressource eau

Projets réalisés en 2015

Plan directeur de l'eau (PDE) de la zone Bécancour

Suite au dépôt d’une version préliminaire du PDE du bassin versant de la rivière Bécancour et du secteur Fleuve en mars 2014, nous avons reçu en novembre dernier les commentaires de plus de 15 analystes provenant de différents ministères (MDDELCC, MAMOT, MERN, MFFP, MAPAQ, MTQ et MSP) ainsi que de la communauté autochtone de Wôlinak. L’ensemble de ces commentaires ont été analysés au sein de notre équipe et les modifications nécessaires ont été apportées à notre PDE. Le PDE modifié a ainsi été déposé le 3 février 2015 et suite à l’approbation de l’ensemble des analystes, une version finale devrait être déposée dans les prochains mois.

Vous pouvez consulter les documents préliminaires pour le Portrait, les Enjeux, les Objectifs, le Diagnostic et le Plan d'action.

Photo : GROBEC.

Journée des associations riveraines des bassins versants de la zone Bécancour

Dans le cadre du Plan d’action régional pour contrer les cyanobactéries, le GROBEC a tenu le 10 avril 2015 au Manoir du Lac William la deuxième édition de la Journée des associations riveraines des bassins versants de la zone Bécancour.

Vingt-trois participants principalement issus des associations riveraines étaient présents à la Journée, pour un total de huit lacs représentés : lac Bécancour, lac Breeches, lac de l’Est, lac à la Truite, lac William, lac Joseph, lac Miller et lac Rose.

En avant-midi, chaque association a présenté tour à tour la situation de son lac (portrait, problématiques, actions réalisées, etc.). Le Regroupement de 4 lacs (lac à la Truite, lac Joseph, lac William et lac Miller) a profité de l’occasion pour présenter son mémoire : le lac à la Truite d’Irlande en voie de disparition. Ce mémoire fait suite à la problématique d’ensablement des lacs.

Consulter le mémoire sur le lac à la Truite d'Irlande

En après-midi, les associations riveraines ont eu droit à deux conférences. La première, donnée par M. Miroslav Chum, ingénieur, portait sur la gestion et l’entretien des petits barrages. Voici quelques points abordés par le conférencier :

  • Le niveau d'eau de la majorité des lacs du territoire est régulé par une structure de retenue (barrage, seuil, etc.).
  • Ces structures sont variés en termes de taille et de capacité de retenue et ces deux critères déterminent leur classement dans l'une ou l'autre des trois catégories (barrage à forte contenance, barrage à faible contenance ou petit barrage).
  • Les propriétaires de barrages à forte contenance sont tenus par la loi de faire inspecter leur structure par un ingénieur.
  • Dans tous les cas, l'inspection visuelle du barrage demeure un outil préventif important pour s'assurer du bon état de la structure.
  • Lors de cette inspection, il faut noter la présence de résurgence à l'aval du barrage qui pourrait être un signe d'une érosion interne de la structure. Il faut également noter toute trace d'érosion autour de la structure, ce qui souvent le signe d'un sous-dimensionnement du barrage.
  • Le sous-dimensionnement est l'une des problématiques les plus fréquemment observées, d'où l'importance, lors de la conception du barrage, de prévoir un déversoir suffisamment large pour assurer la durabilité de la structure.

L’autre conférence, offerte par Mme Audrey Lachance, biologiste au Bureau d’écologie appliquée, traitait des espèces exotiques envahissantes en milieux aquatiques.

Une étude récente indique qu’il y aurait 904 espèces exotiques au Québec et de ce nombre, seulement 9,6%, soit 87 espèces sont considérées nuisibles et 50 sont suivis par le MDDELCC.

Une des options pour mieux contrôler ces espèces est l’ajout des espèces exotiques envahissantes sur la liste des nuisances publiques dans la réglementation municipale.

Voici quelques bonnes pratiques à adopter pour réduire la propagation des espèces exotiques envahissantes :

Embarcations

  • Inspecter les embarcations.
  • Retirer les plantes.
  • Vider l'eau et éviter de rejeter dans l'environnement.
  • Laver les embarcations avec une machine à pression ou laisse sécher pendant cinq jours.
  • Répéter ces étapes entre chaque lac visité.

Riverains

  • Éviter de planter des espèces exotiques envahissantes.
  • Utiliser des végétaux indigènes.
  • Éviter de propager les graines.
  • Éviter de rejeter des débris végétaux dans la nature.
  • Jeter les surplus aux ordures.
  • Éviter de rejeter les plantes aquatiques de vos jardins d'eau dans la nature.

Voici d'autres documents utiles concernant les espèces exotiques envahissantes :

Enfin, il existe SENTINELLE, un outil de détection des espèces exotiques envahissantes (EEE) composé d'une application mobile et d'un système cartographique accessible sur le Web :

Consulter le site SENTINELLE : Outil de détection des espèces exotiques envahissantes

La Journée des associations riveraines des bassins versants de la zone Bécancour a pour objectif de favoriser le partage de connaissances et d’expériences entre les associations riveraines du territoire. Ce faisant, elle permet aux associations d’envisager de nouvelles solutions pour améliorer la qualité de l’eau de leur lac et des écosystèmes associés.

Cette activité est rendue possible grâce à l’appui du Ministère du Développement Durable, de l’Environnement et de la Lutte aux Changements Climatiques.

Programme de la Journée des associations riveraines des bassins versants de la zone Bécancour

Photo : Municipalité d'Irlande.

Journée de la relève à la pêche sur glace au lac William

Le GROBEC a tenu le 28 février dernier une activité d’initiation à la pêche sur glace sur le lac William à Saint-Ferdinand.

Près de 33 jeunes de 9 à 15 ans ont participé à l’activité qui fut un succès. L’activité a débuté en matinée, au Manoir du Lac William, avec une formation sur la pêche, les poissons, les écosystèmes aquatiques et les techniques de pêche hivernale. En après-midi, les jeunes pêcheurs ont pu passer de la théorie à la pratique lorsqu’ils ont pêché la perchaude et le brochet sur le lac William en compagnie de formateurs, bénévoles et parents. Pour l’occasion, le matériel et le permis de pêche étaient gracieusement offerts aux jeunes qui pourront ainsi renouveler l’expérience.

« Tous les éléments étaient réunis pour que les jeunes pêcheurs et pêcheuses développent une passion, notre passion » a mentionné Monsieur Éric Sylvain, employé du Pronature Sports de Plessisville.

« On ne connaissait pas du tout la pêche sur glace, on ne savait pas où se renseigner, les jeunes sont heureux d’être initiés à cette l’activité » a affirmé un parent. « C’est vraiment une belle initiative, c’est la première fois que l’on entend parler d’une telle activité dans la région », a renchéri un autre parent.

GROBEC remercie ses partenaires ayant permis le succès de cette activité, soit Pronature Sports inc. de Plessisville, le Manoir du Lac William, la municipalité de Saint-Ferdinand, la Fondation de la faune du Québec, l’Association de chasse et pêche de Plessisville et l’Association du lac William. Ce projet a bénéficié d’un soutien financier du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs dans le cadre du Réinvestissement dans le domaine de la faune.

Affiche de la Journée de la relève à la pêche sur glace

Photo : GROBEC.

Amélioration de la biodiversité dans les coulées agricoles du sud du lac Saint-Pierre

Depuis les 5 dernières années, sur le territoire de la MRC Nicolet Yamaska et de la MRC de Bécancour, 177 hectares de terrains agricoles non productifs ont été reboisés avec des résineux (conifères) dans les dépressions du terrain en bordure de cours d’eau, que l’on appelle communément des coulées agricoles. En fait, selon les informations préliminaires du MAPAQ, plus de 1 million de ce type d’arbres aurait été planté dans les coulées agricoles depuis 1990.

Le reboisement intensif en conifères apporte certaines problématiques d’un point de vue de la biodiversité et de la stabilité des talus des cours d’eau. C’est pourquoi l’Organisme de concertation pour l’eau des bassins versants de la rivière Nicolet (COPERNIC), en collaboration avec le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) et le Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC), a amorcé un projet visant à reboiser les coulées agricoles avec d’autres types et espèces de végétaux.

Par exemple, le reboisement des coulées agricoles par l’introduction de trois espèces possédant des systèmes racinaires différents pourrait favoriser une meilleure biodiversité et une plus grande stabilité des talus de cours d’eau.

Le projet a été officiellement lancé le 24 février dernier à Nicolet lors d’une première activité de sensibilisation et d’échange technique où différents partenaires et organismes forestiers se sont rencontrés.

Les principaux acteurs des secteurs agricoles, forestiers et municipaux ont été sensibilisés sur les effets de « l’enrésinement » des coulées agricoles, notamment sur l’érosion des berges et l’absence de végétation diversifiée permettant d’accueillir entre autres des insectes pollinisateurs bénéfiques pour les cultures. Différents modèles de plantation selon les types de coulées agricoles présents dans la région du Centre-du-Québec ont ainsi été définis.

La suite du projet prévoit la réalisation d’inventaires faunique et floristique reliés à différents types de coulées, la réalisation d’une vitrine de plantation « modèle » dans le secteur de Baie-du-Febvre, la diffusion d’un rapport contenant des recommandations et la confection de fiches techniques présentant des modèles de plantation à favoriser. L’ensemble du projet est rendu possible grâce au soutien financier du MAPAQ dans le cadre du programme Prime-Vert, volet 3.

Photo : COPERNIC.

Identification des sous-bassins agricoles prioritaires en Chaudière-Appalaches

Les organismes de bassins versants de la région de Chaudière-Appalaches ont réalisé, sous la direction du COBARIC, un projet d’identification des sous-bassins agricoles prioritaires en Chaudière-Appalaches permettant d’identifier les zones pour lesquelles la dégradation de l’eau semble provenir majoritairement du secteur agricole.

Le territoire de la Chaudière-Appalaches a d’abord été découpé en 216 unités de bassin versant (UBV) de 50 à 100 km2. Ces UBV ont par la suite été comparées entre elles selon une grille d’analyse comprenant 25 indicateurs qui permettent de quantifier la pression sur le milieu récepteur.

Parmi ces indicateurs, on retrouve les superficies cultivées, le nombre d’animaux, la structure du sol, la topographie, l’impact sur la population, la faune et la flore présentes, la densité de cours d’eau dans la zone, etc.

Cette analyse comparative des UBV a permis de faire ressortir les 30 UBV où la pression agricole est la plus importante. Le tableau suivant présente les UBV de la première à la trentième position, la première étant considérée comme celle subissant la plus forte pression.

Un portrait de la situation locale a finalement été réalisé pour chacun des 30 UBV identifiés comme étant prioritaires. Outre le portrait agricole du territoire, ce document contient d’autres informations pertinentes comme les prises d’eau souterraines ou les systèmes de traitement et de captage d’eaux municipaux.

Ces portraits peuvent être fournis par la Direction régionale de la Chaudière-Appalaches du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation à ceux qui en font la demande. Les renseignements qu’ils contiennent sur la situation de la zone seront utiles pour ceux qui souhaitent démarrer un projet individuel ou collectif qui vise l’amélioration de la qualité de l’eau.

Consulter le rapport final et le rapport final résumé

Ce projet a été réalisé avec une aide financière du Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation dans le cadre du Programme Prime-Vert, sous-volet 3.1 – Approche régionale.

« Grâce au projet chapeauté par le COBARIC, affirme Annie Goudreau, conseillère régionale en agroenvironnement au MAPAQ, la région connait mieux les secteurs où les sommes à investir et les efforts à fournir généreront les plus grands bénéfices pour la qualité de l’eau et les écosystèmes. »

Le Regroupement des organismes de bassins versants de la Chaudière-Appalaches est composé des neuf organismes de bassins versants suivants : OBV de la zone du chêne, COPERNIC, OBV du fleuve Saint-Jean, GROBEC, OBAKIR, COGESAF, CBE, COBARIC et OBV de la Côte-du-Sud. Les OBV ont pour mission de mettre en œuvre une gestion intégrée de l’eau et mettent en commun des expertises aussi variées que la biologie, la géographie, l’agronomie, la science de l’eau ou de la foresterie, et plus encore, pour le bénéfice de la région de Chaudière-Appalaches.

Photo : GROBEC.

Amélioration de la biodiversité dans les coulées agricoles

Près de 1400 arbres et arbustes ont été plantés par le GROBEC dans des coulées agricoles du bassin versant de la rivière Gentilly. La diversité de cette plantation - 19 espèces différentes - maximisera la valeur faunique des coulées. Une étude comparative évaluera l'impact de ces travaux réalisés grâce au soutient de la Fondation de la faune du Québec.

Photo : GROBEC.

Projet d’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines (PACES) en Chaudière-Appalaches

Le Projet d’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines (PACES) en Chaudière-Appalaches est maintenant complété et l'ensemble des travaux exécutés entre avril 2012 et mars 2015 ont permis de produire un portrait régional de la ressource.

Les résultats de cette vaste étude ont d’ailleurs été présentés aux partenaires du projet le 3 juin 2015 à Scott où étaient rassemblés une trentaine d’intervenants issus pour la plupart du monde municipal.

La région d'étude couvre la Chaudière-Appalaches (14 600 km2), excluant toutefois la Ville de Lévis qui a été couvert par le projet PACES de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ).

Le PACES en Chaudière-Appalaches a fourni les connaissances requises pour favoriser une meilleure gouvernance de l'eau souterraine. Les données acquises, les cartes produites et les analyses consignées dans un rapport pourront renseigner les utilisateurs sur la qualité et la quantité d’eau souterraine, de même que sur sa vulnérabilité, sa recharge, son écoulement et plusieurs autres aspects importants de cette ressource.

Une section du rapport met en relation les préoccupations exprimées par les citoyens de la Chaudière-Appalaches avec l'état des ressources en eau souterraine établi par le présent projet. Cette section aidera les organismes régionaux à établir leurs priorités d'actions pour une gestion durable de l’eau souterraine. Ces efforts devront toutefois être soutenus par les organismes gouvernementaux et les chercheurs intéressés à la ressource.

Les personnes désireuses de consulter ce rapport peuvent le faire en consultant la version révisée ou la version vulgarisée ci-dessous. Il est également possible de se référer à l’organisme de bassin versant qui dessert votre territoire pour en savoir plus sur le PACES et ses suites.

Portrait des ressources en eau souterraine en Chaudière-Appalaches (version révisée)

Portrait des ressources en eau souterraine en Chaudière-Appalaches (version vulgarisée)

Le Projet d'acquisition de connaissances sur les eaux souterraines en Chaudière-Appalaches a été réalisé conjointement par le Centre Eau Terre Environnement de l'INRS (INRS-ETE), par l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA) et par le Regroupement des organismes de bassins versants de la Chaudière-Appalaches (OBV-CA) grâce au soutien financier du ministère du Développement durable, de l’Environnement, et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) et de la Conférence régionale des élu(e)s (CRÉ) de la Chaudière-Appalaches. Les partenaires régionaux sont, en plus de la CRÉ et des OBV, huit MRC, les Fédérations de l’UPA et le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec.

Photo : INRS.

Plan d’action régional pour contrer les cyanobactéries

Une technicienne actions lacs - madame Audrey Cadorette - et une technologue eau, sol et environnement - madame Marie Vézina Cormier - furent embauchées cet été afin de réaliser plusieurs mandats selon différents axes d’intervention pour la valorisation des plans d’eau de la zone Bécancour.

Une conférence sur les cyanobactéries et l’état actuel du lac Bécancour fut donnée à l’assemblée générale annuelle de l’Association du lac Bécancour par Madame Cadorette. Ce dernière a de plus participé à un inventaire sur l’abondance et l’évaluation de la superficie de l’habitat préférentiel du dard de sable et du fouille-roche gris dans la rivière Bécancour avec le conseil des Abénakis de Wôlinak.

Des suivis et des détections de plantes exotiques envahissantes furent réalisés dans le territoire de la zone Bécancour avec le MDDELCC via Sentinelle, son outil de détection des espèces exotiques envahissantes (EEE). Ce projet a permis d’améliorer les connaissances sur la répartition des EEE présentes dans la zone Bécancour. Trois espèces, soit la Berce du Caucase, l’Impatience glanduleuse et la Pétasite du Japon, furent découvertes et recensées.

Durant la saison 2015, plusieurs cours d’eau ont été visités afin de détecter la présence de cyanobactéries. Trois lacs (Rose, Pédalo et Bécancour) présents sur le territoire du GROBEC ont été touchés par des épisodes de cyanobactéries. Un constat visuel de la présence d’une fleur d’algues bleu-vert fut envoyé au MDDELCC suite à une visite terrain.

Photo : GROBEC.

Caractérisation des herbiers aquatiques des lacs Rose et Joseph

Une caractérisation des herbiers aquatiques du lac Rose à Sainte-Marie-de-Blandford et du lac Joseph à Saint-Pierre-Baptiste et Inverness a été réalisée afin d’évaluer la présence et la densité d’espèces exotiques envahissantes ou non, soit le Myriophylle à épi (Myriophyllum spicatum), le Potamot crépu (Potamogeton crispus), le Grand nénuphar jaune (Nuphar variegata) ainsi que d’autres espèces. Un rapport pour chaque lac fut rédigé.

Caractérisation des herbiers aquatiques du lac Rose à Sainte-Marie-de-Blandford - 2015

Caractérisation des herbiers aquatiques du lac Joseph à Saint-Pierre-Baptiste, Inverness et Saint-Ferdinand - 2015

Photo : GROBEC.

Rapport d’analyse de la qualité de l’eau des ruisseaux Pinette et Bullard ainsi que la rivière Osgood

Certains cours d’eau de la zone Bécancour ont fait l’objet de suivi de qualité de l’eau. Les ruisseaux Pinette et Bullard ainsi que la rivière Osgood ont été échantillonnés durant 4 mois. L’objectif de ce projet vise est d’acquérir de nouvelles connaissances sur ces cours d’eau. L’analyse des échantillons récoltés a été faite grâce au spectromètre HACH.

Rapport d’analyse de la qualité de l’eau des ruisseaux Pinette et Bullard ainsi que la rivière Osgood - 2015

Photo : Ruisseau Bullard, GROBEC.

Présence de métaux dans l'eau de surface du bassin versant de la rivière Bécancour, secteur minier de Thetford Mines

La compilation de résultats et la création d’un rapport concernant la présence de métaux lourds dans l’eau de surface du bassin versant de la rivière Bécancour, secteur minier de Thetford Mines, fut réalisées. Ce projet est considéré comme une action d’acquisition de connaissances sur la qualité de l’eau et la teneur des polluants à proximité des haldes identifiées dans le PDE.

Présence de métaux dans l'eau de surface du bassin versant de la rivière Bécancour, secteur minier de Thetford Mines - 2015

Photo : Rivière Bécancour dans le secteur minier de Thetford Mines, GROBEC.

Aménagement et mise en valeur de la rivière Osgood

Le projet d’aménagement et de mise en valeur du bassin versant de la rivière Osgood, évalué à près de 250 000$, vient de se terminer à Saint–Jacques-de-Leeds, plus précisément entre la route 216 et le 6e rang. Réalisé par le Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC), ce projet a pour objectif d’améliorer la qualité de l’habitat de l’omble de fontaine – ou truite mouchetée – une espèce indigène d’intérêt pour la pêche sportive.

Au final, ce sont 24 aménagements, soit treize seuils, six déflecteurs simples, quatre déflecteurs doubles et un abri sous berge qui sont présents dans les rivières Osgood et Sunday, créant ainsi une alternance de rapides et de fosses.

Les seuils fournissent autant de fosses de séjour pour les ombles de fontaine tandis que les déflecteurs doubles concentrent l’écoulement de l’eau et permettent de créer des fosses de moindre profondeur.

Les déflecteurs simples permettent de freiner l’érosion et creuser une fosse stable et durable.

À l’aval de ces aménagements, des groupements de blocs rocheux sont agencés afin de maximiser l’utilisation de l’espace et fournir des abris aux ombles de fontaine. L’ensemble de ces aménagements permet de réunir toutes les conditions nécessaires au cycle de vie de l’espèce, soit des zones de frayères et d’alimentation, ainsi que des abris.

Album photo du projet d'aménagement de la rivière Osgood, Phase 4

« Je suis très heureux de voir les impacts positifs de la réalisation de la 4e phase d’aménagement de la rivière Osgood. Depuis quelques années, nous avons recommencé à nous réapproprier nos forêts, nos parcs et nos rivières. C’est un bel héritage à laisser aux prochaines générations. Je suis donc fier de m’associer à un projet porteur pour la communauté de Saint-Jacques-de-Leeds », a expliqué le député de Lotbinière-Frontenac, Laurent Lessard.

Pour M. Gilles Brochu, président du GROBEC, « ce type d’intervention correspond parfaitement à la mission de l’organisme de bassin versant, qui est de mettre en place la gestion intégrée de l’eau sur le territoire des bassins versants de la zone Bécancour. Réaliser des aménagements durables pour l’habitat et la reproduction du poisson est une action identifiée dans le Plan directeur de l’eau. Le projet du bassin de la rivière Osgood est un bel exemple de concertation et de collaboration avec nos nombreux partenaires de différents horizons, et nous espérons que d’autres projets du genre se concrétiseront prochainement ».

M. Camille David, maire de Saint-Jacques-de-Leeds, croit pour sa part que « ce projet, dont la quatrième phase de cinq vient d'être complétée, nous démontre plus que jamais l'importance de s'entraider. » Il poursuit en disant que « l'eau et ses rivières ne connaissent pas le mot frontière. Revitaliser l'un et l'autre ne fait que des gagnants: notre poisson et ses rivières, le tourisme, nos pêcheurs, nos marcheurs, nos propriétaires riverains, notre environnement, notre population en général, notre économie et, par ricochet, bien sûr, nos partenaires financiers, petits et grands, sans qui rien ne serait possible pour les petites municipalités que nous sommes. Un très gros MERCI! ».

Le présent projet est la quatrième phase d'aménagement durable et de mise en valeur pour la pêche sportive du bassin versant de la rivière Osgood. Trois phases d'aménagement antérieures ont permis la mise en valeur de la section centrale de la rivière Osgood et de certains petits tributaires dans la municipalité de Kinnear’s Mills. L'actuel projet vise l'aménagement et mise en valeur de la section aval de la rivière Osgood et de son principal tributaire qu'est la rivière Sunday au niveau de la municipalité de Saint-Jacques-de-Leeds.

La quatrième phase s'inscrit dans une démarche logique qui consiste à restaurer les cours d'eau du bassin versant de la rivière Osgood de l'amont vers l'aval. La réalisation de ce projet consolidera l'habitat pour l'omble de fontaine tout en favorisant l'accès des citoyens au patrimoine naturel de ce magnifique bassin versant qu'est la rivière Osgood.

Le GROBEC tient à remercier les partenaires ayant rendu possible cette réalisation, soit : Pêches et Océans Canada via le Programme de partenariats relatifs à la conservation des pêches récréatives, la Fondation de la faune du Québec, le Groupement agro-forestier Lotbinière-Mégantic inc., la municipalité de Saint-Jacques-de-Leeds, le ministre Laurent Lessard, la Caisse Desjardins de la Région de Thetford, Héritage faune, le Regroupement des chasseurs et pêcheurs de la MRC des Appalaches, la MRC des Appalaches, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP), le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), l’ingénieur Miroslav Chum ainsi que les producteurs agricoles suivants : Ferme laitière Paré inc., Ferme Petite Rivière et Ferme L.P. inc., Jonathan Bolduc et Normand Ouellet.

Visionner la vidéo de la conférence de presse produite par la TVCRA

Photo : GROBEC et Saint-Jacques-de-Leeds.

Amélioration de l'habitat de fraie de l’omble de fontaine au Parc régional des Grandes-Coulées

Le projet d’aménagement de l’habitat de fraie de l’omble de fontaine est complété dans le secteur de la forêt Ancienne du Parc régional des Grandes-Coulées, situé dans la paroisse de Plessisville. Réalisé par le GROBEC et le Parc régional des Grandes-Coulées, ce projet de 40 000$ a pour objectif d’améliorer la qualité de l’habitat de l’omble de fontaine – ou truite mouchetée – dans trois tributaires de la rivière Noire, dont le ruisseau Perdrix.

Au final, ce sont trente-huit aménagements, soit sept seuils en roche, treize seuils en bois, six déflecteurs simples, dix déflecteurs doubles et deux frayères qui sont ajoutés dans les trois tributaires de la rivière Noire.

Les seuils fournissent des fosses de séjour pour les ombles de fontaine tandis que les déflecteurs doubles concentrent l’écoulement de l’eau et permettent de créer des fosses de moindre profondeur.

Les déflecteurs simples permettent de freiner l’érosion et creuser une fosse stable et durable.

Enfin, l’ajout de gravier favorise la ponte des œufs. L’ensemble de ces aménagements permet de réunir toutes les conditions nécessaires au cycle de vie de l’espèce, soit des zones de frayères et d’alimentation, ainsi que des abris.

Ce projet fait suite aux résultats d'une étude qui confirment la reproduction naturelle de l’omble de fontaine dans des tributaires de la rivière Noire à la hauteur du Parc régional des Grandes-Coulées. Cependant, le substrat obstrué par l’accumulation de débris ligneux et de sédiments fins, combiné à l’homogénéisation du faciès d’écoulement qui réduit la variété des habitats, imposent des travaux correctifs afin de redonner à l’omble de fontaine un milieu propice à sa reproduction et à sa croissance.

Pour M. Gilles Brochu, président du GROBEC, « ce type d’intervention répond à plusieurs actions identifiées dans le Plan directeur de l’eau de la zone Bécancour : le nettoyage des cours d’eau pour la libre circulation du poisson, la réalisation d’aménagements durables pour l’habitat et la reproduction du poisson, ainsi que l’ajout d’accès publics à l’eau et de parcours de pêche sur la rivière Bécancour et ses tributaires. Le projet de la rivière Noire offre donc des retombées positives multiples, non seulement pour la faune, mais aussi pour les usagers du Parc ».

« Le parcours de pêche de la forêt Ancienne est un endroit d’exception dans la région. Il constitue un site par excellence pour l’initiation des jeunes aux plaisirs de la pêche et permet à des centaines d’amateurs de pêche de se livrer à leur activité favorite en toute quiétude et gratuitement. Le présent projet permettra d’assurer la pérennité du parcours en favorisant une meilleure reproduction de l’omble de fontaine, l’espèce vedette dans la rivière Noire » mentionne pour sa part Steve Garneau, coordonnateur du Parc régional des Grandes-Coulées.

Le GROBEC tient à remercier les partenaires ayant rendu possible cette réalisation, soit : Pêches et Océans Canada via le Programme de partenariats relatifs à la conservation des pêches récréatives, la Fondation de la faune du Québec, Héritage faune, la Paroisse de Plessisville, la municipalité de Notre-Dame-de-Lourdes, la MRC de L’Érable, le Parc régional des Grandes-Coulées et le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP).

Photo : GROBEC.

Caractérisation et aménagement d’habitats pour la perchaude dans le secteur Fleuve de la zone Bécancour

Le GROBEC est fier d’annoncer le déploiement d’un vaste projet de caractérisation et d’aménagement d’habitats pour la perchaude sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, entre le pont Laviolette et Saint-Pierre-les-Becquets.

Ce projet, échelonné sur trois ans (entre 2015 et 2018), vise à localiser les populations de perchaude et leurs différents habitats pour ensuite réaliser des aménagements qui amélioreront le taux de reproduction et de survie de l’espèce.

En premier lieu, le territoire à l’étude fera l’objet d’une modélisation et d’une cartographie des habitats de reproduction de la perchaude, à la fois dans les zones riveraines du fleuve et aux embouchures des tributaires. Une validation terrain permettra de prioriser les secteurs présentant des habitats à fort potentiel de reproduction de la perchaude et donc propices à des aménagements.

Ensuite, une série d'aménagements seront réalisés dans les secteurs priorisés afin d’améliorer l’habitat de la perchaude et d’augmenter le taux de survie des œufs et des alevins.

Finalement, un suivi et une évaluation des aménagements permettront de mesurer la fréquentation de la perchaude ainsi que le taux de survie de l’espèce.

Ce projet s’inscrit dans un contexte de déclin des populations de perchaude observé depuis quelques années et ayant mené en 2012 à un moratoire sur la pêche commerciale et sportive de la perchaude non seulement pour le lac Saint-Pierre, mais aussi pour la zone du à fleuve Saint-Laurent située entre le pont Laviolette et Saint-Pierre-les-Becquets. En rétablissant la population de perchaude, le projet vise aussi à récupérer les usages perdus.

D’une valeur totale de 300 000$, ce projet a été rendu possible grâce à une contribution du Programme Interactions communautaires, lié au Plan d'action Saint-Laurent 2011-2026, et mis en œuvre par les gouvernements du Canada et du Québec.

Ce projet bénéficie également de l’appui des partenaires suivants : la Fondation de la Faune du Québec (FFQ), le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP), le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) le professeur Pierre Magnan de l’Université du Québec à Trois-Rivières, le Comité de zones d’interventions prioritaires (ZIP) Les deux Rives, le Conseil des Abénakis de Wôlinak, la Fédération des pêcheurs commerciaux d’eau douce du Québec, la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour (SPIPB), la Ville de Bécancour, la municipalité de Saint-Pierre-les-Becquets et la MRC de Bécancour.

À noter que cette liste pourrait s’allonger, car plusieurs autres partenaires ont signalé leur intérêt pour ce projet rassembleur dans la région.

Photo : MFFP.

Forum régional sur l'eau en Chaudière-Appalaches

Les neuf Organismes de Bassins Versants (OBV) de la région de la Chaudière-Appalaches et le Conseil régional de l’environnement Chaudière-Appalaches (CRECA) ont tenu le 10 décembre dernier au Complexe des Seigneuries de Saint-Agapit la quatrième édition du Forum régional sur l’eau où plus de 170 participants étaient présents, la plupart provenant du milieu municipal.

Cette journée de conférences avait pour objectif d’informer et d’outiller les intervenants de l’eau sur les enjeux d’actualité auxquels ils sont confrontés dans la pratique de leur fonction.

M. Francis Donati-Daoust, directeur général de Naturive, partenaire majeur de la journée, et M. Bernard Fortier, président de l’Organisme de bassins versants de la zone du Chêne et hôte de l’évènement, ont successivement souhaité la bienvenue aux participants.

La première conférence, donnée par M. René Lefebvre et M. Jean-Marc Ballard de l’INRS, Centre Eau Terre Environnement, décrivait les résultats du projet d’acquisition des connaissances sur les eaux souterraines en Chaudière-Appalaches qui a été réalisé entre 2012 et 2015.

Nouveauté cette année, la journée se divisait ensuite en deux blocs, l’un consacré à la protection des sources d’eau potable, l’autre à la mise en valeur des milieux naturels et de la biodiversité dans l’aménagement du territoire.

Dans le premier bloc, M. Jacques Harvey, consultant indépendant, a fait le point sur le projet Énergie Est, notamment sur les mesures de mitigation permettant de réduire les risques de déversement et les impacts sur l’eau potable.

M. Alain Roy de la Ville de Saint-Georges, et M. Louis Audet de la Ville de Lévis, ont ensuite expliqué les mesures prises pour assurer l’approvisionnement en eau potable des citoyens à la suite du déversement d’hydrocarbures survenu à Lac-Mégantic.

Mme Christine Rivard et M. Denis Lavoie de la Commission géologique du Canada sont venus présenter les résultats d’une étude sur l’évaluation des impacts potentiels des activités d’exploration et d’exploitation des gaz de shale sur les ressources en eau souterraines à Saint-Édouard-de-Lotbinière.

En ce qui concerne le deuxième bloc, Mme Andréanne Blais du Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec a offert un survol des principales étapes pour réaliser un plan de conservation des milieux naturels, avec de nombreux exemples à l’appui.

M. Jérôme Carrier de la Ville de Lévis s’est entretenu sur la détermination du réseau hydrographique de la Ville de Lévis afin de différencier ce qui est un cours d’eau de ce qui ne l’est pas.

Enfin, M. Claude Lavoie de l’École supérieure d’aménagement du territoire et de développement régional de l’Université Laval a dressé l’état de situation des espèces exotiques envahissantes au Québec, et plus particulièrement en Chaudière-Appalaches, tout en y allant de conseils pour contrer ces invasions.

Dans la dernière partie de la journée, les participants étaient invités à se retrouver à nouveau tous ensemble pour une série de conférences portant sur le Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection. M. Étienne Perreault du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques a présenté le règlement, ces objectifs, le régime d’autorisation des prélèvements d’eau ainsi que la protection accordée aux prélèvements d’eau déjà effectués à des fins de consommation humaine.

M. Richard E. Langelier, juriste et sociologue, et Mme Chantal Savaria, hydrogéologue, ont présenté pour leur part une analyse critique du règlement, de ses limites et de ses faiblesses. Pour M. Langelier, les normes actuelles sont insuffisantes et incapables de protéger adéquatement et réellement l’intégrité des sources d’eau potable.

Monsieur Guy Lessard, président du CRECA, a ensuite clos la journée avec une synthèse des thèmes abordés.

Les présentations des conférenciers sont disponibles sur le site Internet du Regroupement des organismes de bassins versants de la Chaudière-Appalaches (ROBVCA) : obv-ca.org.

Le comité organisateur tient à remercier Naturive, la MRC de Lotbinière et Gestizone pour leur participation financière à cet événement.

Programme du Forum régional sur l'eau en Chaudière-Appalaches

Photo : OBV du Chêne.

État des bandes riveraines et de l'érosion du secteur minier et urbain de Thetford Mines

La Ville de Thetford Mines a rendu public un rapport de caractérisation de l’état des bandes végétales riveraines et de l’érosion du secteur urbain et minier. Le mandat avait été confié au GROBEC et complété en janvier 2015.

Le projet a permis d’obtenir des statistiques sur la largeur et la composition des bandes végétales riveraines. De plus, il a permis de dénombrer, caractériser et mesurer les sites d’érosion sur les berges des cours d’eau étudiés, mais aussi sur les haldes minières en marge de ces cours d’eau. Le travail d’analyse a été réalisé à partir des orthophotographies aérienne 2013 et certains sites ont fait l’objet de visites terrains pour validation.

Ainsi, près de 125 km de rives ont été analysées indiquant que plus de 10% des berges sont dénudées de bandes riveraines. Au total, il s’agit de 176 sites d’érosion en berges et de 222 sites d’érosion en haldes qui ont été identifiés, caractérisés et mesurés.

Les résultats obtenus avec la caractérisation effectuée dans le cadre de ce projet seront d’un grand support à l’élaboration d’actions et un outil à la prise de décision pour la réduction de l’érosion dans ce secteur. De plus, ces données indiquent que certaines zones du secteur minier sont en piteux état et que des activités de stabilisation et de retenue des sédiments seront nécessaires afin de limiter l’érosion et améliorer la qualité des eaux.

Caractérisation de l’état des bandes végétales riveraines et de l’érosion du secteur urbain et minier, Ville de Thetford (2015)

Photo : GROBEC.

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Le Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC) est un organisme sans but lucratif ayant pour mandat de mettre en place la gestion intégrée de l’eau sur le territoire des bassins versants de la zone Bécancour.

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